Une mobilité douce dure à avaler ?

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Question : quelle est la différence entre un Genevois "pro-voiture UDC/MCG/PLR" et un dinosaure ? Réponse : 15 jours.

Ces combattants décatis mais encore féroces commencent à mordre la poussière à Genève. La petite reine conquiert enfin un terrain honteusement volé par un mode de locomotion particulièrement incompatible avec le milieu urbain. Un usage délétère et toxique pour la population genevoise, dévoreur d'espace, générateur de nuisances atmosphériques et sonores, source permanente de danger pour autrui.

Séduite par un consumérisme et un individualisme psychiquement maladifs, la génération de mes parents, née grosso modo dans la première moitié du siècle dernier, n'a pas réalisé l'absurdité néfaste du développement exponentiel cancérigène de l'automobile.

Ma génération, née grosso modo dans la 2ème moitié du 20ème siècle, aveuglée et engourdie par une réalité proclamée intangible n'a pas su écouter les voix sages et prophétiques et s'est trop longtemps habituée et accoutumée à l'inacceptable.

Plaise à Dieu qu'aujourd'hui à toutes les générations genevoises ouvrent enfin les yeux sur une réalité aussi simple qu'évidente : c'est l'excès d'automobiles qui génère bouchons et autres nuisances.

On ne peut pas déplacer les immeubles pour transformer nos rues en boulevards périphériques, on ne peut que favoriser et améliorer la mobilité douce et les transports publics, en leur rendant les innombrables hectares abusivement confisqués par la voiture. Les vrais défenseurs de la mobilité "tout court" sont, exclusivement, les défenseurs de la mobilité douce et durable.

Cette restitution légitime, urgente et nécessaire du bien public permettra aux Genevoises et aux Genevois de bénéficier de belles pistes cyclables, de mails piétonniers, de site propres efficaces et rapides pour les TPG. Le fruit de cette vertueuse politique sera une ville de Genève, si belle au demeurant,  pacifiée et désemcombrée.

 

Lien permanent 3 commentaires

Commentaires

  • J’approuve totalement. Le plaisir retrouvé de circuler en ville sur les pistes cyclables.

  • Et quand il pleut ou qu' il fait froid ? Ou en hiver quand il fait nuit quand vous partez et de nouveau quand vous rentrez ? Ou quand vous devez transporter vos enfants ou emmener votre vieille mère à son rendez vous ? Ou faire vos courses en sortant du boulot ? Ou quand votre ville est construite sur des collines, toute en montées et en descente ? Et quand vous êtes trop jeune ou trop vieux pour être en sécurité sur un vélo ? Le vélo doit rester un choix, alors qu' on sent pointer des désirs d' obligation chez certains.... Je fais environ 2000 km à vélo par an, mais c'est les we et pendant les vacances quand c' est un plaisir et pas une corvée !

  • Veuillez me dire, Cher Monsieur, comment on bosse, tout simplement, avec une mobilité douce, quand on est indépendant avec des clients à servir? Et je ne parle pas du livreur de pizza, mais du vitrier, de l'électricien ou du plombier. Ce qu'il y a dans leurs camionnettes ne pourra jamais être transporté par un vélo! Bien à vous!

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