02/05/2016

La plus belle course à pied au monde est vaudoise.

Selon le célèbre et prestigieux classement "AAM" publié ce jour, c'est la "Montée du Nozon" qui a remporté le plus de suffrages pour la 5ème année consécutive.

Son profil exigeant mais non rédhibitoire, son parcours varié à souhait, son environnement verdoyant et féérique, son organisation bon enfant mais efficace, sa météo anti-caniculaire invariablement pluvieuse et la gentillesse proverbiale de ses courageux spectateurs ont encore séduit le jury cette année. Avec raison.

 

PS: AAM = Association Avec Moi-même 

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11/04/2016

L'OM et Thémis

C'était le 21 septembre 2015 : "Une ambiance délétère, des jets de projectiles, des banderoles haineuses, une poupée représentant un pendu. Le Lyonnais Mathieu Valbuena, qui a porté huit ans les couleurs de Marseille, n'a pas été épargné pour son retour au Stade-vélodrome" (Le Parisien).

Le comportement du supporter est rarement un modèle d'intelligence. Pour éviter d'injurier les sportifs, nous renoncerons ici à citer Coluche : "il y a encore plus stupide que les sportifs, ce sont les supporters !" (en vérité l'humoriste a utilisé un adjectif plus court mais moins séant).

Ce  soir de septembre 2015 le public marseillais a franchi une ligne rouge. Le crétinisme a basculé dans l'odieux. Les dirigeants du club phocéen et du football français ont lâchement toléré l'inacceptable.

Résultat des courses : "l'OM n'a plus gagné à la maison depuis que mes enfants ont repris l'école en septembre dernier" gémit aujourd'hui un supporter énervé. Hier soir Eurosport titrait : "OM-Bordeaux, un 0-0 minable". A cinq journées de la fin du championnat l'OM végète dangereusement dans la zone inférieure du classement de ligue 1.    

Sans doute un effet de la justice immanente. Tant mieux! Mais c'est bien dommage pour cette si belle et attachante ville de Marseille. 

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20/02/2016

Chris McSorley déçoit en bien.

Blessé au visage. Quatre points de suture au menton. Intégrité physique de son jeune fils gravement menacée. Plainte pénale déposée. Deux agresseurs de 20 et 24 ans identifiés et appréhendés.

Connaissant le caractère sanguin (assez insupportable) du coach du GSHC, la suite de cet odieux fait divers aurait forcément dû s'écrire avec la plume de la sévérité plongée dans l'encre de la punition exemplaire.

Eh bien non. Au contraire: pardon, retrait de plainte et invitation amicale sont offertes par la victime lapidée à ses deux affreux agresseurs. Un geste de grâce qui anéantit d'un seul coup tous les démons de la vengeance et de la haine.  

C'est, sans nul doute possible, l'esprit de Jésus-Christ qui a inspiré cette noble et admirable attitude à Monsieur Mac Sorley. Un exemple évangélique ("Moi je vous dis d'aimer vos ennemis") dont ce monde trop violent a tellement besoin.

Olivier Emery   

09:02 Publié dans Bible et Evangile, Genève, vie locale, Spiritualités, Sports | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |

10/11/2015

La (très) grande classe d'un jeune joueur de football.

Le talentueux joueur international bâlois Embolo n'est plus à présenter. Sa présence dans le jeu fait la différence. Alliant puissance vivacité et adresse il force l'admiration de tous. Depuis dimanche 8 novembre dernier il a rejoint le cercle fermé des tous grands (mais trop rares) sportifs..."sportifs"!  Jugez plutôt : lors du match au sommet de SFL entre le FCB et GZ à Bâle, alors que son équipe menée presse pour égaliser, il signale à l'arbitre qui vient d'accorder (à tort) un corner à son équipe, que c'est lui qui a touché en dernier le ballon avant qu'il ne sorte des limites du terrain.

La vraie classe! Chapeau bas M. Embolo! Votre geste redonne au football et au sport en général un lustre dont il a hélas cruellement besoin. Heureux ceux qui ont le coeur pur, car ils verront Dieu (Matthieu 5).

Olivier Emery    

19:49 Publié dans Bible et Evangile, Football, Spiritualités, Sports | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |

24/07/2015

Et si Chris Froome s'appelait Christophe Fournier ?

Gageons sans risque que la France entière troquerait son regard suspicieux pour les yeux de Chimène.

Que la Grande Bretagne se désintéresserait de la grande boucle.

Et que les téléspectateurs du monde entier s'enthousiasmeraient, encore et toujours, devant les admirables...beautés naturelles et patrimoniales d'une Gaule généreusement ensoleillée!  

Olivier Emery

09:26 Publié dans France, Sports | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |

18/06/2015

Le futur SFC sent bon

La fin de saison 2014-2015 du club préféré des Genevois n’est peut-être pas aussi calamiteuse qu’elle semble l’être. Certes le club phare de notre belle région est relégué, mais cette déconvenue offre la possibilité de rebâtir l’édifice sur des bases saines. Or les fondations d’un club de football doivent, elles aussi, reposer sur le roc et non sur le sable.

En cette fin de printemps voici quelques belles fleurs odorantes qui autorisent les Genevois à voir l’avenir du SFC avec confiance : un patron solide et estimé, des bailleurs de fonds locaux et modestes, un coach qui accepte une baisse salariale pour poursuivre l’aventure grenat et le soutien bénévole d’un sympathique et fin connaisseur du football de haut niveau.

Là où recule l’influence putride de la cupidité et de l’égoïsme, l’atmosphère retrouve très vite l’agréable et frais parfum de l’espérance. Le futur Servette FC sent bon et personne ne s’en plaindra.

Olivier Emery   

 

16:09 Publié dans Genève, Genève, vie locale, Région, Sports | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |

24/11/2014

Coupe Davis 2014 ou la victoire du fair play

Le gris et (forcément) humide brouillard qui baigne le bassin genevois incite fortement le citoyen éponyme à allumer sa télé pour voir où en est le match Gasquet/Federer. 2 sets à 0 en faveur de notre Federer national qui survole alors le 3ème pour offrir le trophée mondial à son pays.

Une victoire sportive, surtout dans l'esprit. Des commentateurs français élégants et dépourvus de chauvinisme (certains journalistes de la rts peuvent en prendre de la graine), un Stan W. qui rend hommage à son prestigieux co-équipier, lequel lui rend tout naturellement la pareille. L'entourage de l'ombre est valorisé et remercié. Personne ne tire la couverture à soi. Personne ne salue la défaite de l'adversaire tricolore. Pascal Droz de la rts relève la gentillesse de l'accueil des Lillois. "Au nord, c'était les corons...".

Le petit écran - une fois n'est pas coutume - offre bien plus de lumière et de soleil que la grisaille ambiante en ce dimanche après-midi 23 novembre 2014.

Olivier Emery  

09:04 Publié dans Sports | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |

20/11/2014

De la cuisse de Zidane au dos de Federer

Juin 2002 : la planète ne parle que de la cuisse (gauche) de Zizou. Novembre 2014 : le monde est suspendu à l'état de santé dorsal de Rodgeur. Jouera jouera pas ?

Enfin de vrais problèmes à méditer, enfin de nobles préoccupations dignes du destin de l'humanité. Diantre, c'est que l'enjeu est de taille cosmique! Jugez-en vous-même.

Si notre Confédéré d'outre-rösti joue, alors la petite Suisse pourra espérer se retrouver au sommet du monde, (et ce pas seulement au classement des banques complices d'évasion fiscale). Que sonnent alors à toute volée nos rupestres cloches de vaches au son mélodieux et subtil!

Mais si RF ne joue pas, alors nos amis d'outre-jura ne pourront pas, en cas de victoire, lancer au ciel un gracieux cocorico aussi sonore que tricolore. Car à vaincre sans péril...

"Vanité des vanités, tout est vanité et poursuite du vent" (L'Ecclésiaste).

Olivier Emery 

       

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06/10/2014

La F1 est-elle un "sport" propre ?

Hier dimanche 5 octobre 2014. Pas d'image de l'accident du jeune pilote Bianchi projeté dans les marches de la mort. Un docte consultant sur i télé vient expliquer que depuis l'accident de Senna, les autorités officielles de la FIA excluent toute diffusion médiatique afin de ne pas montrer au public d'images morbides, et blablabli et blablabla. 

Ce lundi matin 6 octobre 2014. Des dépêches mentionnent que le pilote grièvement accidenté est victime d'une incroyable malchance, un accident qui n'est jamais survenu en 65 ans de F1, que l'organisateur du GP n'y est pour rien, que l'infortuné Bianchi a commis l'erreur de ne pas tenir compte des drapeaux jaunes incitant à la prudence pourtant agités à l'endroit du drame, et blablabli et blablabla.

Ce lundi soir. Une vidéo amateur d'un spectateur (visible sur le site internet de "20 minutes") montrent bien des drapeaux jaunes agités; oui mais 10 longues secondes AVANT le choc terrifiant, alors que la dépanneuse n'a pas encore quitté la zone dangereuse, les drapeaux agités sont devenus...VERTS. Oui verts.

Puis, durant un laps de temps incroyablement long, après que la voiture de Bianchi s'est pulvérisée sous l'engin de dépannage, ces odieux drapeaux verts continuent à s'agiter en de grinçantes et funestes arabesques, juste au-dessus du lieu de la tragédie. Consternant.

Je ne peux m'empêcher de penser que la pudeur télévisuelle des responsables de la F1 ne trouve pas sa source en des motifs exclusivement purs et louables. J'espère avoir tort. 

Olivier Emery

 

23:07 Publié dans Sports | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |

18/08/2014

SIERRE - ZINAL: plus qu'une course, un défi et une aventure.

Dimanche 10 août 2014. Il est à peine 4h15 du matin près de la sortie d'autoroute de Sierre. Et pourtant un ballet ininterrompu de phares de voiture pose doucement ses arabesques dociles à la recherche d'une place de parking sur le vaste terrain vague d'une formidable gravière. D'étranges silhouettes vêtues de shorts et de maillots de sport glissent alors dans la semi obscurité en quête de la désuète banderole "DEPART" de la course mythique. La rivière de ces piétons vient grossir un lac qui reflue et déborde déjà sur la route d'accès, en amont. Il fait doux et la voix d'un haut-parleur un peu lointain rassure la foule déjà sage et comme résignée devant l'effort à venir : "la météo annonce un temps sec et la pluie ne devrait pas arriver avant l'après-midi!".

Pan! Le départ est donné; presque dans l'indifférence d'une queue de peloton qui sait qu'il lui faudra patienter plusieurs minutes avant de pouvoir s'ébranler.

Quinquagénaire soucieux de chauffer ses muscles en douceur, je prends un départ ultra prudent. Erreur fatale car, bien vite, mes deux premières heures de course seront largement consacrées à contribuer, malgré moi, à la formation de (trop) nombreux bouchons. De quoi sérieusement entamer mon résultat chronométrique mais sûrement pas le bonheur de participer à cette magnifique course qu'est SIERRE-ZINAL!

Après 5h37 d'efforts je franchis la ligne d'arrivée en marchant sur les talons, les orteils dressés vers le ciel afin de neutraliser deux crampes aux mollets qui ont eu la bonne idée de n'apparaître que...35 m avant la ligne d'arrivée! Le soleil brille sur Zinal. Les gens sont invariablement sympas et avenants. 

5h37? Je n'ai pourtant pas vu le temps passer. Toujours à la recherche de l'effort optimal. Toujours donner le maximum tout en conservant l'énergie nécessaire pour finir la course. Toujours un oeil  émerveillé sur la beauté du parcours alpin. Toujours reconnaissant pour les innombrables "bravo" "c'est bien" qui bordent fidèlement le parcours de la course. Toujours heureux "de l'avoir fait" et de partager ses impressions, ses souvenirs déjà, avec d'autres compagnons sportifs devenus complices par la force des choses. 

Avec mon ami Julien, c'est déjà décidé, on revient l'année prochaine ! Avec moins de 5 heures comme objectif. Avec aussi cette impression de vivre et de goûter à une simple mais véritable aventure. Un privilège en somme que nous offre la santé. Et l'hospitalité valaisanne.

Olivier Emery

19:47 Publié dans Sports | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |

07/05/2014

Dans l’ombre rupestre du marathon de Genève

Le calendrier des courses-à-pieds est quasiment immuable. Sans crainte de se tromper, tout coureur sait par exemple que la course de l’escalade a toujours lieu le premier samedi de décembre, Morat – Fribourg le premier dimanche d’octobre et le marathon de Genève le premier dimanche de mai. Chaque premier samedi de mai offre aussi une alternative champêtre vaudoise aux coureurs qui délaissent le dur bitume au profit des sentes naturelles herbeuses ou terreuses. De Pompaples à Vaulion, voici la montée du Nozon ! Un parcours bucolique parsemé de plusieurs passages plus qu’humides qui font dire aux courageux sportifs ayant terminé leur pensum de 13km de montée : « au moins l’année prochaine ça ne pourra qu’être moins boueux.». Et l’année suivante le parcours a encore et toujours rendez-vous avec autant de gadoue que de plaisir.        

Olivier Emery

12:58 Publié dans Nature, Sports | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |

07/02/2014

Bernhard Russi, sportif exceptionnel mais pas que.

Tout le monde connait notre champion national et pourtant ses exploits remontent à près de...40 ans! Scotché devant l'écran noir et blanc d'un copain voisin qui avait l'insigne privilège de posséder une télé, je regardais le skieur dévaler la pente plus vite que le chronomètre. Les connaisseurs vantaient le style parfait de Russi. Un saut ? Ses deux skis étaient aussi parallèles que les rails du tram.

Un grand Monsieur de classe sportive mondiale. Mais pas que :"Je reste un homme comme un autre avec ses hauts et ses bas. Je ne suis pas un acteur. Le succès ne se mesure qu'à la fin de la journée, quand tu es seul face à ton miroir". 

Olivier Emery        

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17/10/2012

Bravo M. Klose et vive le foot !

Dans la grisaille des dépêches trop souvent déprimantes d'une presse de quai de gare,  un petit rayon de soleil apparut ce matin sous le titre "Sportivité saluée".

 

Le talentueux footballeur international allemand Klose a reçu hier un prix de fair play : à fin septembre dernier il a indiqué à l'arbitre avoir inscrit de la main un but lors d'un match, but finalement annulé.

 

Bravo M. Klose ! Reste à espérer que tous les amoureux de ce merveilleux sport qu'est le football, y compris les fans de son club, saluent avec enthousiasme la classe et l'élégance de ce geste empreint de noblesse et d'intégrité. Sûr que les amoureux de l'Evangile le salueront de la sorte, car ils savent que ceux qui ont soif de justice et qui ont le cœur pur sont déclarés HEUREUX ! (Cf. Matthieu 5 : 6 et 8)

 

 

Olivier Emery           

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07/05/2012

La montée du Nozon

La montée du Nozon : vous connaissez ?

Coincée dans l'agenda sportif entre les foules et bitumes des 20km de Lausanne et du marathon de Genève, voici la respiration naturelle, verte et champêtre du jura vaudois qu'il vaut vraiment la peine de découvrir.

Un peu de géographie. Le Nozon est la rivière qui coule à Romainmôtier. Comment, vous ne connaissez pas cette bourgade historique et son chef d'œuvre d'art roman ?!

Ce samedi 5 mai 2012 une petite troupe forte d'environ 320 coureurs s'élance de Saint-Loup pour rejoindre Vaulion en remontant le Nozon et ses gorges. 13,6 km de montée (500m) sur des chemins et sentiers forestiers : que du bonheur !

La nature et son calme verdoyant, les célèbres falaises de grimpe de St-Loup, le raidillon avec vue imprenable sur la jolie et spectaculaire cascade du Dard, la charmante traversée de Romainmôtier en contournant l'église dont l'ombre du clocher bénit chaque sportif, la sente herbeuse qui longe un vieux chenal de pierre généreusement rempli d'onde vive et pure, et enfin la plongée sur Vaulion où règne en maître absolu l'accent vaudois que n'aurait renié ni Gilles ni Urfer.

Un souriant sexagénaire "de la Vallée" toute proche portant un maillot d'évangéliste fait maison me confie avec autant de simplicité que de conviction : "la montée du Nozon ? C'est la plus belle des courses à pied !

Il a peut-être bien raison : oubliés les départs par blocs, les puces électroniques à rendre, les foules compactes et nerveuses piaffant trop longuement d'impatience avant le prochain départ, oubliés les bips du tapis de Datasport et le bruit d'innombrables chaussures battant le bitume, oubliée la rivalité des banderoles criardes de gros, moyens et petits sponsors…voici la montée du Nozon.

Olivier Emery

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