03/06/2017

Quelles différences entre Donald Trump et Joseph Fournier ?

Il en existe plusieurs. L'un est un président américain l'autre est un préfet et mathématicien français. L'un semble nier en 2017 la réalité incontournable d'un brutal réchauffement climatique, l'autre expliquait en 1824 déjà que la composition de l'atmosphère influe sur la température au sol. Et en 1896 le savant suédois Svante Arrhenius était déjà capable de calculer l'augmentation de la température consécutive à celle de la concentration de CO2 : 42% de celle-ci augmente de 3° celle-la. 

Les climato-septiques/critiques sont donc moins ignorants qu'arrogants. Leur mépris criminel d'une évidence attestée depuis longtemps n'est tout simplement pas acceptable. C'est une insulte à la création, à l'humanité et par ricochet au Créateur.  

09:39 Publié dans Développement durable, Nature, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer |

15/11/2016

L'hypnose du capitalisme et guerre économique mondiale

Voici un article fort intéressant sur la guerre économique à laquelle nous participons sans même nous en rendre compte : http://lesakerfrancophone.fr/le-syndrome-dhypnose-capitaliste

 

Un peu caricatural mais , hélas, tellement lucide et réaliste. A vrai dire le capitalisme n’est pas le problème fondamental car il pourrait - et devrait - être jugulé par des lois fortes protégeant efficacement les démunis et l’environnement. Le problème de base est la cupidité et l’égoïsme ; en un mot le péché ce mal génétique dont souffre l’espèce humaine. Finalement l’auteur en convient implicitement en appelant à une indispensable prise de conscience d’ordre spirituel : « L’erreur humaine est toujours la même depuis la nuit des temps lorsque l’homme veut se faire Dieu en concentrant les pouvoirs, l’argent et la technologie ».

 

« Etre ou ne pas être », autrement dit « être ou posséder », devient l’enjeu vital de l’humanité en ce début de 21ème siècle. Le peuple suisse a la possibilité de choisir entre le risque éventuel de quelques brèves coupures de courant électrique ou la sortie la plus rapide possible d’un nucléaire insupportablement coûteux et intolérablement mortifère pour la survie de l’espèce humaine. A nous de (bien) choisir ; le regard de nos enfants et petits-enfants est posé sur nous. Pour le gain malsain d’un confort consumériste excessif, ne jouons pas avec la vie. Ne jouons pas avec leurs vies.

27/10/2016

60% des espèces animales ont disparu lors de ces 40 dernières années !

C'est France info qui me l'apprend ce matin. Je cesse brièvement de respirer alors qu'une triste pensée traverse mon esprit : j'appartiens à une génération qui sème la mort et qui détruit irréversiblement tant de merveilles de la création.

Mais ce n'est pas grave : tout va bien ! Nous continuons à voir de plus en plus de gros 4x4 en ville. Nous consommons avec frénésie. Nous prenons l'avion pour aller faire du shopping à Londres ou bronzer idiot sur une plage de Thaïlande. Et nous accordons un large pourcentage de nos suffrages à des partis de droite (PLR) ou d'extrême droite (UDC/MCG) qui ne s'intéressent que très peu, voire pas du tout, à la sauvegarde de notre environnement.

Désespérant ? Oui. Désepéré ? Non, car "le monde créé par Dieu attend avec impatience le moment où Il montrera la gloire de ses enfants. Il y a encore de l'espoir pour la création; elle aussi sera libérée des forces qui la détruisent". (Lettre de Saul de Tarse à ses amis de Rome).

    

06/06/2016

Roquenégade ou la sagesse du vigneron.

Perdu au coeur du pays cathare, peuplé d'oliviers de cyprès et de vignes, bordé d'odorantes collines sauvages, il existe un lieu hors du temps où l'oreille ne perçoit que deux bruits : celui du vent et des oiseaux. Son nom ? Roquenégade.

Son dynamique, courageux, truculent et sympathique seigneur local soigne un vignoble tout en complicité avec l'authenticité de son écrin naturel. Frédéric Juvet, neuchâtelois d'origine, y a déposé sa vie. En Corbières. Il nous parle avec amour de son noble et exigeant métier de vigneron-encaveur. Avec sagesse aussi :

" la vigne nous apprend l'humilité car 80% de la réussite d'un vin dépend de la nature et seul 20 % est le résultat de l'activité humaine; mais dans ce 20% on peut tout gâcher".

Une leçon de vie en vérité. Nos succès, nos victoires, nos résultats ne dépendent finalement que bien peu de notre seul mérite: humilité. Mais la faible part qui nous incombe est néanmoins décisive: responsabilité. A méditer...

Olivier Emery

PS : avis aux amateurs: le cabernet 2014 est une véritable réussite; pour déguster le rubis qui "réjouit le coeur de l'homme" : www.cavesa.ch (Cave genevoise dans l'incroyable sous-sol du 5, Cours des Bastions)       

      

 

20:50 Publié dans Culture, France, Nature | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |

02/05/2016

La plus belle course à pied au monde est vaudoise.

Selon le célèbre et prestigieux classement "AAM" publié ce jour, c'est la "Montée du Nozon" qui a remporté le plus de suffrages pour la 5ème année consécutive.

Son profil exigeant mais non rédhibitoire, son parcours varié à souhait, son environnement verdoyant et féérique, son organisation bon enfant mais efficace, sa météo anti-caniculaire invariablement pluvieuse et la gentillesse proverbiale de ses courageux spectateurs ont encore séduit le jury cette année. Avec raison.

 

PS: AAM = Association Avec Moi-même 

11:26 Publié dans Course-à-pieds, Nature, Sports | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |

14/10/2015

Le sponsor de la course de l'escalade est Marlboro !

Sur l'affiche annonçant l'évènement sportif genevois règne fièrement le plus célèbre et cancérigène cow-boy de la planète. Ce 16 décembre 1978, dès 16heures, aura lieu dans la vielle ville la 1ère course de l'escalade! 

Je me souviens d'avoir participé "quand j'étais jeune" au semi-marathon de Lausanne affublé d'un dossard aux couleurs jaune et verte d'une marque pétrolière composée de deux lettres. Plus tard, cette compagnie s'est rendue encore plus illustre en sponsorisant la recoloration en noir des côtes du golfe du Mexique.

Mais à quoi pensait la génération de nos parents (je suis né en 1960) ?!

Et à quoi pense la mienne aujourd'hui quand j'apprends que la commission du personnel de "ma boîte" organise un concours avec pour 1er prix un vol en avion d'une compagnie low-cost colorée d'orange, grande pollueuse devant l'Eternel ?!

Espérons que, comme pour l'escalade, les choses changent...

Olivier Emery       

12:03 Publié dans Course-à-pieds, Développement durable, Genève, Nature | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |

02/08/2014

Bienvenue au paradis alpin valaisan.

Une belle journée ensoleillée. A tout début juillet, juste avant la pluie tenace et grise qui rendra un brin moroses la suite de nos vacances estivales. Or donc ma douce moitié et le soussigné mettons le cap sur Chalais près de Sierre et son parking hospitalier gratuit attenant au téléphérique qui relie sans effort la plaine du Rhône au discret balcon de Vercorin. Moyennant une courte traversée pédestre de ce sympathique  village, derechef nous embarquons par voie tractée et aérienne pour le Crêt du Midi.

A plus de 2000m, un superbe panorama régale nos yeux. Difficile de s'en détacher, mais l'agréable perspective de rejoindre Grimentz par le flanc du beau Val d'Anniviers nous convainc d'engager l'effort pédestre. Un effort assez modeste au demeurant car le chemin est facile, confortable et en pente douce descendante.

Sur la rive opposée se dessine le parcours de la célèbre course Sierre-Zinal et ses repères incontournables : Ponchette-Chandolin-Tignousa puis le majestueux Hôtel Weisshorn qui domine la vallée comme une incongruité pourtant familière et indispensable.

Comment décrire cette marche de trois heures environ ? Flore, oiseaux, arbres, alpages verdoyants et perspectives éblouissantes sur les 4000m "d'en face" s'offrent au randonneur comblé, avec la complicité bienvenue d'un ciel bleu limpide synonyme d'un agréable et généreux soleil.

Grimentz. Incomparable. C'est Le village valaisan qu'il faut admirer. Ses chalets fleuris sans fausse note, son harmonie parfaite et pourtant naturelle. Gageons que si tous les villages du Vieux-Pays lui ressemblaient, un certain FW n'aurait jamais eu l'idée de lancer une initiative qui fait encore et toujours grincer des dents les autochtones...

Retour en car postal via St-Luc et Sierre, et la boucle est bouclée. Du bonheur de A à Z.

Olivier Emery


          



19:57 Publié dans Nature, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |

03/06/2014

Ce qui a changé en MIEUX ces 25 dernières années !

Mais oui, tout ne « fout pas le camp ». Voici, en vrac, quelques agréables progrès qui sont venus améliorer notre quotidien. Bien entendu la liste suivante, fort subjective, n’est pas exhaustive.

 

1.   L’attente aux guichets de la poste ou de la gare. Vive le distributeur de tickets numérotés avec indication du temps d’attente !

 

J’avais le chic de choisir invariablement la mauvaise queue. Et comme je déteste attendre…

 

2.   Le goudron (quasi) insonore. Quelle belle invention dont profitent de plus en plus nombreux riverains routiers !

 

3.   Les emails ou les sms. Je ne dérange pas et ne suis pas dérangé. De plus, je n’aime pas téléphoner.

 

4.   Les pistes ou bandes cyclables. Bien sûr il en faudrait encore d’avantage ; n’empêche qu’il y en a tellement plus aujourd’hui que les petites reines ne peuvent qu’actionner joyeusement leur sonnette.

 

5.   Les contrôles douaniers systématiques au passage de la frontière. Finies les queues au poste de douane. Finies les sempiternelles et lassantes interpellations soupçonneuses :«Vous n’avez rien à déclarer ? » « Ouvrez le coffre » etc…

 

6.   Les produits respectueux de l’environnement et promouvant le commerce équitable. C’est génial, on en trouve à la Migros ou à la Coop, tant dans les rayons alimentaires que non alimentaires. Et pour quelques petits sous de plus on s’offre le bonheur inestimable de contribuer au bien de la création et de nos semblables dans le besoin : quel privilège !     

 

C’est tout pour aujourd’hui. Sachons donc voir ce qui va mieux et nous en réjouir. Vive la vie !

 

Olivier Emery

07/05/2014

Dans l’ombre rupestre du marathon de Genève

Le calendrier des courses-à-pieds est quasiment immuable. Sans crainte de se tromper, tout coureur sait par exemple que la course de l’escalade a toujours lieu le premier samedi de décembre, Morat – Fribourg le premier dimanche d’octobre et le marathon de Genève le premier dimanche de mai. Chaque premier samedi de mai offre aussi une alternative champêtre vaudoise aux coureurs qui délaissent le dur bitume au profit des sentes naturelles herbeuses ou terreuses. De Pompaples à Vaulion, voici la montée du Nozon ! Un parcours bucolique parsemé de plusieurs passages plus qu’humides qui font dire aux courageux sportifs ayant terminé leur pensum de 13km de montée : « au moins l’année prochaine ça ne pourra qu’être moins boueux.». Et l’année suivante le parcours a encore et toujours rendez-vous avec autant de gadoue que de plaisir.        

Olivier Emery

12:58 Publié dans Nature, Sports | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |

29/08/2013

Des edelweiss à profusion

C’est bien connu : ce qui est rare est précieux. La plus célèbre des fleurs de montagne, l’étoile des neiges, confirme cet adage.

 

Privilège et faveur providentielle sont donc au rendez-vous lorsque cheminant depuis quelques heures dans la Combe de l’A (VS), le souffle un peu court après la dernière grimpette de l’alpage de la Vouasse au col du Basset, votre regard se pose sur un vaste espace herbeux couvert de plusieurs dizaines d’edelweiss.

 

Le blanc noble et délicat de ces « fleurs pâles des glaciers », selon l’expression de Maupassant, semble répondre au formidable glacier et au vertigineux sommet du Mont Dolent qui monte vers le Ciel comme une prière aussi verticale que passionnée.  

 

Olivier Emery     

09:04 Publié dans Nature | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |