11/02/2016

Pauvre Monsieur Jornot. Pauvre Genève.

Las. Un sentiment de tristesse m'habite en découvrant ces affaires qui jettent un indiscutable discrédit sur le magistrat judiciaire le plus puissant de notre République. Inconduite sexuelle. Attitude autoritaire qui provoquerait un climat délétère au sein du Parquet. Opacité. Irrespect de l'esprit de la loi sur les magistrats. Mais où sont passés les Raymond Foëx et Bernard Bertossa ? Ces PG solides et fiables dont l'autorité naturelle et l'envergure morale étaient reconnues de tous et par tous ?

Las. Les péchés d'orgueil et de luxure triomphent en notre cité qui ne mérite plus le nom de son illustre et intègre Réformateur. Cette déchéance morale grandissante affecte Genève et ses habitants. Le mal n'est plus le mal. Le mot péché est banni du vocabulaire. L'immaturité devient la norme. Les tempérance, dignité, humanité, intégrité et fidélité baissent pavillon sous les coups de boutoir d'une société qui étourdit sa perte de repères et de valeurs dans la factice gaieté du tourbillon mortifère de l'alcool, des drogues, de la débauche et de l'arrogance. Sans joie. Le divertissement pascalien millésime 2016. 

Amis chrétiens, il faut vraiment prier pour Genève. Avec compassion, implorer le "patron des Genevoués" pour la guérison spirituelle et morale de ses habitants. C'est urgent et nécessaire. 

Olivier Emery

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03/07/2013

Justice et tour d'ivoire

Certains juges semblent avoir perdu le contact avec la réalité de la vie humaine sociétale. Vrai ou faux ? Hélas peut-être vrai à la lumière de deux récentes affaires judiciaires médiatisées.

1.    La plage des Eaux-Vives (WWF/Etat de Genève). Les juges ont mis trois ans pour rendre leur jugement. Ce laps de temps paraît effectivement bien long. S'il est justifié, il serait bon que le Tribunal explique à la population la raison de ce long délai. A l'inverse, il pourrait présenter des excuses et faire sanctionner le magistrat paresseux. En un mot, sortir (enfin) de sa tour d'ivoire ?

2.    Le prédateur sexuel multirécidiviste bâlois remis en liberté en 2010. Les juges concernés ont pris cette décision "malgré les fortes réticences des autorités carcérales". Arrogance d'un juge confortablement installé au sommet de sa tour d'ivoire ? Si oui, qui pourrait l'interpeller, hormis sa conscience humaine ? Qui pourrait le confronter à la réalité dévastée des victimes indirectes de sa défaillance ?  

Olivier Emery         

 

    

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