02/05/2016

La plus belle course à pied au monde est vaudoise.

Selon le célèbre et prestigieux classement "AAM" publié ce jour, c'est la "Montée du Nozon" qui a remporté le plus de suffrages pour la 5ème année consécutive.

Son profil exigeant mais non rédhibitoire, son parcours varié à souhait, son environnement verdoyant et féérique, son organisation bon enfant mais efficace, sa météo anti-caniculaire invariablement pluvieuse et la gentillesse proverbiale de ses courageux spectateurs ont encore séduit le jury cette année. Avec raison.

 

PS: AAM = Association Avec Moi-même 

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14/10/2015

Le sponsor de la course de l'escalade est Marlboro !

Sur l'affiche annonçant l'évènement sportif genevois règne fièrement le plus célèbre et cancérigène cow-boy de la planète. Ce 16 décembre 1978, dès 16heures, aura lieu dans la vielle ville la 1ère course de l'escalade! 

Je me souviens d'avoir participé "quand j'étais jeune" au semi-marathon de Lausanne affublé d'un dossard aux couleurs jaune et verte d'une marque pétrolière composée de deux lettres. Plus tard, cette compagnie s'est rendue encore plus illustre en sponsorisant la recoloration en noir des côtes du golfe du Mexique.

Mais à quoi pensait la génération de nos parents (je suis né en 1960) ?!

Et à quoi pense la mienne aujourd'hui quand j'apprends que la commission du personnel de "ma boîte" organise un concours avec pour 1er prix un vol en avion d'une compagnie low-cost colorée d'orange, grande pollueuse devant l'Eternel ?!

Espérons que, comme pour l'escalade, les choses changent...

Olivier Emery       

12:03 Publié dans Course-à-pieds, Développement durable, Genève, Nature | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |

13/09/2015

La Grimpette des Bedjuis

Hier matin samedi 12 septembre. 10h00. Tout juste sortie de l'ombre matinale baignant la rive gauche de la plaine du Rhône, Riddes voit s'élancer une troupe de sportifs sur le sentier montant à Isérables. Un village à part dont les vieux et pittoresques mazots jettent un regard perplexe sur la petite localité accrochée à une pente aussi sévère. Seule la présence aérienne d'un pimpant téléphérique paraît légitimer une présence humaine en ces rudes lieux montagnards.

Pour une grimpette, c'est une sacrée grimpette ! Style "course de côte" : peu de plat, descente inexistante et montée obstinée avec un joli dénivelé total de 960m. Hormis les cracks, le commun des mortels - dont je fais modestement partie - marche plus qu'il ne courre. "Très dur" lâche livide mon ami Jean-Luc qui vient de franchir la ligne d'arrivée; le mot est faible. Mais quel magnifique parcours ! Quelle ambiance délicieusement locale! Foin des grands messes sportives réunissant foules, sponsors et infrastructures sophistiquées. Quand simplicité rime avec beauté, les éventuels désagréments d'un effort intense s'évaporent comme une vapeur happée par la douce chaleur d'un soleil encore estival.

Bedjuis ? Le joli et mystérieux nom donné aux habitants d'Isérables.       

Olivier Emery

 

       

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17/08/2015

Sierre - Zinal 2015 ou l'histoire d'un défi.

31km. 2'200m de montée. 800m de descente. 50km effort. Défi relevé par plusieurs milliers de coureurs en ce dimanche 9 août 2015. Parmi ces amateurs d'aventure et de grand air montagnard, les dossards 2015 2016 2017 et 2018 dotent notre amical quatuor sportif  (Daniel, Jean-Luc, Julien et le soussigné) : nous avions tous annoncé le même temps de course escompté de 4h59; ceci explique sans doute cela.

Bien placés en première ligne du 2ème bloc de départ, nous gravissons avec vélocité la première grande montée, non sans essuyer quelques averses de pluie. Le ton est donné, l'édition 2015 sera humide mais froid et chaleur nous seront épargnés.

Ponchette. Sortis de la pénombre forestière, nous débouchons sur le bel alpage verdoyant enveloppé d'un doux et tendre rayon de soleil matinal. La Providence nous offre en prime un délicieux et merveilleux arc-en-ciel. Instant unique, beau et sacré. Les concurrents communient autour d'un gobelet de boisson, avalé un peu moins prestement que d'habitude.

Je cours dès que la pente se fait plus hospitalière. Je marche vivement quand Newton m'est trop contraire. Je grignote ainsi sans relâche secondes et minutes sur mon plan de course avant de m'offrir un luxe rare: dépasser en courant mon ami Jean-Luc (dossard 2017) victime d'un coup de mou dans un faux-plat montant assassin. Sans un regard, je lui lance un détestable "ce n'est pas un pensionnat de jeunes filles ici !" sur un ton que n'aurait pas renié un sergent grenadier de montagne. Indubitablement fouetté en son for intérieur, Jean-Luc s'accroche et, passé la montée de Nava, filera comme un chamois anniviard dans la descente sur Zinal. Alors que je m'emploie à tenir en respect mes mollets insidieusement agressés par de cruelles crampes invalidantes, j'adopte un rythme "3ème âge" et regarde avec méfiance mon poignet indiquant que le temps file et que la barre fatidique des 5 heures de course se rapproche dangereusement. Mon avance de 10 minutes à l'hôtel Weisshorn sera-t-elle suffisante ? Mon délicat mollet gauche tiendra-t-il jusqu'au bout ?

C'est avec un sourire de bonheur mêlé de soulagement que le dossard 2015 passe sous le panneau chronométrique final qui indique sagement...4h58'31''.

Olivier Emery

PS : à lire le magnifique témoignage de Nathalie Waridel sur la home page des HUG.     

 

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04/05/2015

Nozon ? Comme montée du Nozon ?

Alors que les coureurs par milliers battaient la bitume détrempé du marathon de Genève, un petit peloton s’élançait de Saint-Loup/VD pour rejoindre la bourgade jurassienne de Vaulion/VD au pied de la Dent éponyme. De nombreuses flaques et zones de gadoue entravaient la progression de sportifs amoureux de verdure, de silence et de nature. Dantesque. Crevant. Mais quel plaisir !

Oubliant le tumulte des eaux du Nozon, dépassant la cascade du Dard qui avait pris des allures de chutes du Niagara, ignorant (presque) le bijou abbatial roman de Romainmôtier, foulée après foulée, pas après pas parfois, nous portâmes nos jambes crottées et fourbues jusqu’au but...encore un peu plus heureux de l’atteindre que les années passées.

Olivier Emery  

 

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