15.05.2012

Croire aux miracles : une faiblesse d'esprit ?

Dans le Migros Magazine de hier lundi 14 mai 2012 M. Jacques Neirynck, grand scientifique et catholique pratiquant devant l'Eternel, déclare : " parler de miracle à quelqu'un d'aujourd'hui est tellement absurde qu'on pourra prendre celui qui tient ce langage pour un faible d'esprit ".

 

Alors je suis un faible d'esprit. Mais j'ai aussi une autre faiblesse : celle de confesser que je ne suis pas le seul. Pardon ? Qui sont les autres ? Oh, juste quelques personnes pas si "absurdes" que ça somme toute; jugez plutôt :

 

-       Jésus-Christ : Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru; en mon nom ils chasseront les démons, ils parleront de nouvelles langues (…) ils imposeront les mains aux malades et ceux-ci seront guéris. (Evangile de Marc 16 . 17-18)

 

-       Luc l'Evangéliste : Beaucoup de miracles et de prodiges se faisaient au milieu du peuple par les mains des apôtres (Actes 5:12)

 

-       Saul de Tarse (mieux connu sous le nom d'apôtre Paul) :   Ma prédication ne repose pas sur les discours persuasifs de la sagesse mais sur démonstration du Saint-Esprit et de puissance, afin que votre foi soit fondée non sur la sagesse humaine mais sur la puissance de Dieu (1ère lettre aux Corinthiens 2:4-5).

 

Une multitude de témoins à travers tous les siècles de l'humanité ont déclaré que le Dieu qui a créé les cieux et la terre est bien vivant.

 

Et si c'était vrai ?  

 

Olivier Emery

 

22.11.2011

Etre fier de son patron aujourd'hui : est-ce encore possible ?

Etre fier de son chef, de son président, de son champion favori ou d'un illustre membre de sa famille. Oui, peut-être, mais pourquoi ? Nos livres d'histoire exaltent - non sans indécence souvent - la mémoire de grands généraux, de rois conquérants assoiffés d'ambition ou d'autres personnages illustres admirés pour leurs succès et pouvoirs.

Quant à moi, je suis fier de mon chef. Fier de son humilité (il lave les pieds de ses disciples), de son courage paisible et ferme vis-à-vis des puissants de son époque (il refuse de répondre au gouverneur) , fier de son inaltérable capacité à ne jamais laisser le mal guider ses gestes ou ses paroles, fier de sa noble grandeur lorsqu'il renonce un jour à tous ses droits légitimes et à son pouvoir sur une colline de Judée. En lui tout est bon, doux, fort, juste et sage à la fois.

Il est simplement incomparable et sa perfection est la signature de sa suprême royauté : le Jour vient où chaque être humain le verra et pliera le genou devant lui. Son pouvoir sera alors manifesté avec éclat et évidence dans le monde entier..."mais le vrai trésor est pour ceux qui l'adore dès aujourd'hui".

Olivier Emery

28.03.2011

J'ai mis du rouge sur mon coeur

J'ai mis du rouge sur mon cœur

Pour te louer ò mon Seigneur

Et sur les ailes des archanges

Souffle le vent de ma louange

Souffle le vent de ma louange

 

J'ai mis du noir quand sur la croix

Soudain la vie t'abandonna

Et le soleil se détourna

Prenant le deuil à ton trépas

 

J'ai mis du vert dans le jardin

Quand aux prémisses d'un matin

A retentit le cri de vie

Qui terrassa notre ennemie

 

J'ai mis de l'or sur l'horizon

Quand ton regard croisa le mien

M'offrant la joie de ton chemin

La  bienvenue dans ta maison

 

 

 

 

26.01.2011

Où en est le jardin de ma vie ?

Yéchoua le Rabbi de Nazareth explique la parabole du semeur (cf. Matthieu 13:18ss) :

 

1°Ceux qui entendent parler du Royaume et ne comprennent pas sont comme le bord du chemin où tombe la semence : le Mauvais arrive et arrache ce qui a été semé dans leur cœur.

 

2° D'autres sont comme le terrain pierreux où tombe la semence : ils entendent la parole et la reçoivent aussitôt avec joie. Mais ils ne la laissent pas s'enraciner en eux, ils ne s'y attachent qu'un instant. Et alors, quand survient la détresse ou la persécution à cause de la parole de Dieu, ils renoncent bien vite à la foi.

 

3° D'autres encore reçoivent la semence parmi des plantes épineuses : ils ont entendu la parole, mais les préoccupations de ce monde et l'attrait trompeur de la richesse étouffent la parole, et elle ne produit rien.

 

Il semble bien que la 3ème catégorie se distingue des deux premières : celles-ci font état de la suppression totale de la foi, alors que celle-là dit que la Parole est toujours présente mais qu'elle ne produit pas de fruit.

 

C'est un peu comme certains chrétiens (dont je fais hélas trop souvent partie !) : ils ont la foi, participent régulièrement au culte ou à la messe, mais leur vie ne produit pas les fruits de l'Evangile : amour, bonté, patience, bienveillance douceur et joie.

 

Le "hic" : un terrain qui ne produit rien est d'une inutilité aussi triste que tragique. La "bonne nouvelle" : la semence n'est qu'étouffée; son potentiel fructifère subsiste. De bons coups de sarcloir dans les épineux que sont les soucis du monde et l'attrait de l'argent peuvent encore le transformer en jardin potager prospère. Déjà trop de temps perdu : c'est maintenant le moment de retrousser les manches ! Et de joindre les mains.

O. Emery

 

25.01.2011

Psaume 50 pour aujourd'hui encore ?

L'Ecriture nous interpelle. Cette parole de vie révélée au peuple juif a été transmise par celui-ci au monde entier; elle garde une étonnante fraîcheur et une pertinence sans faille. Par exemple les psaumes, ou devrions nous dire plutôt les "Tehilîm, mot qui dérive de la racine hll, louanger"; d'où le mot "louanges,  mot splendide, mot rempli d'un contenu émotionnel certain, bien fait pour désigner des poèmes tout orientés vers la louange de IHVH-Adonaï" (A. Chouraqui ).

 

Prenons ainsi la louange no 50 verset 14 (Traduction Parole de Vie) qui nous montre que les actes religieux ne sont pas ce que Dieu recherche, mais bien :

 

-       "Offre-moi plutôt ta reconnaissance à moi ton Dieu". La louange n'est pas une option facultative du culte, elle devrait en être le cœur.

-       "Tiens les promesses que tu m'as faites, à moi, le Très-Haut". Une parole donnée, c'est sacré. Le Créateur nous considère comme les héritiers responsables de son Royaume.         

 

Ce poème de louange est sans compromis avec le péché, il refuse la langue de bois et le "politiquement correct", et au "bon chrétien bien religieux" parfois "content de lui et hypocrite", il lance un appel salutaire aussi clair que précis (versets 16-29) et nomme les choses par leur nom sans user d'euphémismes :

 

-       " Tu récites mes commandements mais tu n'accepte pas mes reproches ". Où est ton potentiel d'humilité nécessaire à toute remise en question ?  

-       " Quand tu vois un voleur, tu te mets avec lui ". L'honnêteté absolue en tout domaine est la marque et la protection contre la moisissure mortelle de l'amour de l'argent.

-       " Tu fréquentes ceux qui commettent l'adultère ". As-tu le courage de refuser les mœurs dévoyées actuelles ?

-       " Tu ne retiens pas tes paroles méchantes". Dénigrer, mépriser et abaisser autrui attriste le Saint-Esprit et pollue ton esprit..

-       " Ta bouche fabrique des mensonges. Dieu a horreur du mensonge car il porte en germe mortifère la destruction de toute confiance partagée.

 

O. Emery

    

25.12.2010

Jérusalen capitale d'Israël

Hier soir à Rome, lors de la "messe de minuit de 22 heures", Benoit XVI a souhaité que Jérusalem devienne la capitale de deux nations, israélienne et palestinienne.

Qu'un penseur, un philosophe, un politicien, un diplomate le pense, pourquoi pas ? En revanche qu'un responsable religieux d'une dénomination chrétienne l'affirme me surprend, et voici pourquoi.

La foi chrétienne trouve son fondement et sa substance dans l'Ecriture; supprimez la Bible et la théologie chrétienne devient absolument vide ! Cette Révélation écrite si précieuse, c'est le peuple juif qui nous l'a apportée. Comme vient de le rappeler en novembre 2010 avec pertinence et courage M. Harper premier ministre du Canada : dans l'Histoire de l'humanité, "Israël apparaît comme une lumière, dans un monde émergeant d’une obscurité profonde. Contre toute attente, cette lumière n’a pas été éteinte. Elle brille confortée par les principes universels de toutes les nations civilisées : la liberté, la démocratie et la justice".

Cette Parole s'est inscrite dans la réalité géographique et historique de notre planète. D'Abraham à Jacob, de Moïse à David, d'Ur au Sinaï et du Sinaï à Jérusalem, cette Ecriture nous enseigne que l'être humain n'est pas l'esclave religieux des forces de la nature, l'adepte peureux et superstitieux du"polythéisme  chaotique". Elle nous apprend aussi qu'en 1004 av. Jésus-Christ, David, un roi juif, a  conquis Jébus petite cité cananéenne remplie de sanctuaires païens. Jébus devient alors Jérusalem, la ville de paix, la Cité de David, le lieu dépositaire de l'arche de l'alliance, signe tangible de la Présence du Dieu vivant unique et vrai.

Si, comme chrétien, j'accueille avec respect et joie le message spirituel du Livre des Juifs, je peux et dois en faire de même avec son message historique : voici plus de trois mille ans que Jérusalem, la Cité de David, est et demeure "le centre sentimental et spirituel du peuple juif tout au long de l'Histoire.(...)Ville célèbre dans le monde entier, elle tire sa gloire de la place exceptionnelle qu'elle occupe dans l'Histoire des Juifs" (Abba Eban, Mon peuple, Buchet/Chastel p. 34). Personne ne peut contester la justesse de ce propos ! Si le peuple juif ne s'était pas intéressé à Jérusalem, qui s'en préoccuperait ? Même en se bouchant les oreilles, nul ne peut nier entendre la prière persévérante et bouleversante qui, défiant les lois de l'oubli, a traversé la multitude des âges : " Si je t'oublie Jérusalem, que ma main droite m'oublie ! Si je ne pense plus à toi, si Jérusalem n'est pas tout mon bonheur, que ma langue reste collée dans ma bouche ! " (Psaume 137:5-6).

En ce temps de Noël, le chrétien est donc particulièrement heureux de reconnaitre que Jérusalem est encore et toujours la capitale exclusive d'Israël et du peuple juif, et ce notamment pour deux excellents motifs :
a) son Messie et Seigneur est juif, mieux Il est le "Roi des Juifs" (Matthieu 2:2) qui revient bientôt avec gloire et puissance à ... Jérusalem ( cf. Zacharie 14:16)
b) tous les peuples de la terre ont été, sont et seront bénis par Dieu au travers d'Israël et de ses descendants, y compris le peuple palestinien et arabe en général. Au point que - paradoxe et sagesse du Ciel - Jérusalem devient alors la ville aimée de tous les peuples par ce merveilleux processus d'adoption exprimé dans le psaume 87 : " DE JERUSALEM ON DOIT DIRE QUE TOUS LES HABITANTS DU MONDE SONT NES DANS CETTE VILLE. LE DIEU TRES HAUT LUI-MEME L'A BATIE. QUAND LE SEIGNEUR L'ETERNEL COMPTE LES PEUPLES IL ECRIT SUR SON LIVRE POUR CHACUN " NE A JERUSALEM".

O. Emery

13.12.2010

Avant Noël : le temps de l'Avent

En cette période de l'Avent tous les chrétiens du monde entier se réjouissent de fêter Noël, c'est-à-dire Yechoua ( = Jésus en hébreu ), Juif de Nazareth né à Bethlehem, Messie promis et annoncé depuis des siècles par les prophètes et l'Ecriture.

Yeschoua est un homme, un vrai. Il est aussi le fils de Dieu et l'Ecriture nous révèle que :

- Tout a été créé par lui

- Il est venu à Noël pour sauver l'humanité

- Il reviendra sur terre pour y imposer son Royaume de justice et de paix

En écho à ce qui précède, voici un poème de prière et de louange :

Tu prononças le premier mot

Quand tu créas tout l'univers

Et tu couvris de ta lumière

Ce qui prit forme et devint beau

Au cœur du temps qui naît qui passe

Sur les rivages de l'espace

Seigneur Jésus reçois les mots

De ma louange comme un cadeau

Comme un agneau sans dire un mot

Du monde entier tu pris les maux

Offrant ta vie à Golgotha

En renonçant à tous tes droits

Au cœur du temps qui naît qui passe

Sur les rivages de l'espace

Seigneur Jésus reçois les mots

De ma louange comme un cadeau

Tu as déjà le dernier mot

Toi qui sortis du noir tombeau

Et qui reviens sur cette terre

En Roi vainqueur de l'Adversaire

Au cœur du temps qui naît qui passe

Sur les rivages de l'espace

Seigneur Jésus reçois les mots

De ma louange comme un cadeau

19.11.2010

vérité ou Vérité ?

Cordiale bienvenue à chacun au culte de la Paroisse de la Rive-Droite dimanche 21 novembre 2010 à 9h45 (4, rue Pécolat en bas de la rue du Mont-Blanc)

vérité ou Vérité ?

Salut Maurice ! Comment vas-tu, passé un bon week-end ?

 

Salut François! Oui week-end génial ! Mon beau-frère fêtait son anniversaire et nous a invité à manger…. à Châteauvieux!.. chez Chevrier : menu surprise, à la table d'hôte, dans la cuisine : le paradis quoi ! Et toi ?

 

Dans le registre "paradis" c'était pas mal non plus : j'étais à un week-end de paroisse

 

Un quoi ?!  Ouhlala ça sent la naphtaline religieuse…

 

Détrompe-toi : c'était très chouette de passer un week-end avec des amis chrétiens et de partager ensemble des moments très sympas

 

Moi je me méfie un peu de la religion. Enfin si c'est ton truc tant mieux;  ce qui compte finalement c'est ce que tu ressens. Ce qui est important c'est que chacun croie à sa vérité; finalement peu importe  qu'elle se nomme Bouddha Mahomet ou Jésus n'est-ce pas ?

 

Euh…non je ne suis pas vraiment d'accord : je crois que la vérité existe et donc qu'il n'y en a qu'une, sinon le mot "vérité" ne signifie plus grand-chose; d'ailleurs elle porte un nom : "Jésus-Christ".

 

Oh là mon ami : on se calme ! Je te rappelle que nous sommes en 2010 et que le siècle des lumières est déjà passé par là il y a un bout de temps, mais il semble qu'il ne soit pas encore venu éclairer ta lanterne. Soyons sérieux : c'est prétentieux et scandaleux d'oser affirmer ce que tu dis, ça devrait être interdit d'être aussi intolérant !

 

Oh Maurice : qui est intolérant sur ce coup-là ?

 

 

J'ai la conviction que Dieu - comme la vérité - existe encore et toujours, qu'Il a tout créé et qu'il est Perfection et Amour à la fois : est-ce vraiment scandaleux d'oser le dire ?

 

Tu crois vraiment à toutes ces vielles histoires passées de mode ? Croire que Dieu existe c'est t'imposer une tyrannie qui t'empêche de vivre ta vie comme tu le veux, c'est ridicule !

 

Franchement, j'ai l'air d'un mec tyrannisé ? Crois-moi, ces "vieilles histoires" ont toujours du sens, et aujourd'hui autant que hier !

 

Bon… je suis laissé un peu emporté…en tout cas on ne peut pas dire que tu te gênes d'exprimer ce que tu penses, même si ce que tu dis est à contre-courant

 

Tu sais, répéter l'avis de la majorité des gens n'est jamais une garantie d'être dans le vrai

 

Tiens, là tu as raison ! Au temps pour moi ! Je vais y réfléchir, mais… j'ai mon train à prendre;  alors ciao! Bonne! et…on en reparle une prochaine fois …si tu n'es pas mort et ressuscité d'ici là !    

            

 

(Largement inspiré d'un texte de Christine Bourgeois 11.2010)

 

 

 

17.04.2009

Pâques. Et après ?

Ils sont fous ces chrétiens ! Ils sont convaincus que Jésus est mort un vendredi soir et revenu à la vie le dimanche matin suivant. En conséquence, ils croient "dur comme fer" qu'ils reviendront un jour à la vie alors même que leur corps aura pourri et sera redevenu poussière. Folie ? Fantasme ? Délire religieux ? "Oui" répond la raison humaine, "non" dit Dieu. Et quand Dieu parle, ses paroles ont un poids d'éternité incomparablement supérieur à tout ce qui peut exister.

Revenir à la vie implique recevoir un nouveau corps. C'est bien ce qui est arrivé à notre Seigneur : "Voyez mes mains et mes pieds, c'est bien moi; touchez-moi et voyez: un esprit n'a ni chair ni os"; et Jésus de manger- devant témoins - un rayon de miel et du poisson rôti (Luc 24 : 30ss). Un nouveau corps certes, mais qui porte et portera toujours les marques de l'amour de Dieu pour l'humanité : celles des clous dans ses mains (Jean 20 : 20ss).

Et ce nouveau corps est promis à tout ceux qui appartiennent au Messie. Il est spirituel, immortel, glorieux et parfait (1 Corinthiens 15 : 42ss). Quel privilège d'appartenir à Celui qui est la résurrection et la vie ! Notre espérance en Lui est comme l'ancre de la barque de nos existences : solidement accrochée au Rocher qui traverse les siècles. Le "A à Z" de l'univers.

Olivier Emery

19.03.2009

Le pape contesté : mais où sont les catholiques ?

Chrétien évangélique, je ne suis évidemment pas un fan du Vatican et de la papauté. "Erreur de casting", "Benoît 13 et 3" et autres amabilités pleuvent sur lui ces derniers jours suite à ses déclarations africaines concernant l'éthique sexuelle. Ce matin dans le train pour Lausanne, un jeune voyageur arrogant et péremptoire s'étranglait d'indignation et n'hésitait pas à souhaiter que le chef religieux catholique "crève rapidement"... Charmant.

Deux choses m'interpellent :

1. Mais où sont les catholiques ? N'y a-t-il aucun membre de cette religion prêt à prendre la défense de son chef spirituel ? Prêt à dire que Benoît XVI a le droit et le devoir moral d'exprimer ses convictions sur un sujet d'éthique sexuelle ? Que, d'accord ou non avec lui, ses idées conservatrices ne sont pas de ce seul fait forcément irrecevables et stupides ? Qu'oser affronter le courant mondain dominant et soutenir un avis impopulaire est plutôt courageux ? Que seuls les poissons vivants nagent à contre-courant ?

2. Le "crime" du pape consiste donc - pour faire court - à oser dire que la sexualité vécue exclusivement dans le cadre du mariage est une bonne chose, propre à éviter la propagation du sida. Une affirmation scandaleuse pour cette génération ! Qui présente deux défauts majeurs intolérables : a) elle est vraie; et personne ne peut en contester le bien-fondé, b) elle bafoue l'Idole vénérée, le dieu (presque) tout-puissant de cet âge : le Sexe sans limite. Et malheur à celui qui osera s'opposer à ce glorieux et omniprésent Baal ! Malheur à celui qui contrarie ses nombreux prophètes et adorateurs ! Malheur à l'impudent qui bafoue son Nom en osant affirmer que l'être humain doit dominer la grande Idole et non l'inverse !

 

Olivier Emery

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