06/02/2013

Campagne anti-Minder : ça sent l'arnaque.

Les millions du pouvoir économique suisse commencent à financer massivement la propagande anti-Minder. Bouchez-vous les oreilles car la grosse Berta entre en action ! De lourdes frappes d'artillerie déversent un déluge d'obus de matraquage publicitaire; c'est beau la démocratie quand même.

 

On tente ainsi de faire croire au bon peuple d'Helvétie que le contre-projet du Conseil fédéral, destiné à torpiller l'initiative Minder, est plus efficace que celle-ci. Et donc de nous affirmer sans vergogne que ce contre-projet est plus efficace que l'initiative pour lutter contre les rémunérations indécentes de dirigeants d'entreprise cupides et voraces. Ces même dirigeants qui veulent torpiller l'initiative Minder.


La boucle est bouclée, le pôle nord se situe au pôle sud.

 

Cqfd : ça sent l'arnaque. A plein nez.

 

Olivier Emery    

13:53 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |

17/01/2013

Incroyable mais vrai : Copé et l'UDC ZH deviennent (un peu) sympathiques !

Bon, je vous l'accorde, tout ceci est fort subjectif et peu rationnel car j'éprouve spontanément une certaine antipathie et une antipathie certaine pour Copé et l'UDC ZH.

 

Et pourtant ils me deviennent (un peu) sympathiques. Voici pourquoi.


Copé : il rejoint dans la rue des centaines de milliers de citoyens français qui réclament un minimum de "démocratie directe" sur un sujet de société fondamental.

Copé face à l'autoritarisme arrogant et insultant d'une gauche malsaine qui traite ses contradicteurs d'arriérés méprisables.  


UDC ZH : elle soutient l'intiative Minder contre l'avis de son ex-gourou Blocher. Elle rejoint des centaines de milliers de citoyens suisses qui réclament un minimum de "démocratie directe" dans le droit des sociétés.

UDC ZH face à des PDG cupides soutenus par une droite malsaine qui s'indigne à l'idée que l'Assemblée Générale des actionnaires, organe suprême sociétal, puissent décider de la rémunération de ses dirigeants.  


Olivier Emery

16:34 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |

07/01/2013

Vive la Laïcité : la nouvelle religion à la mode !

La laïcité "républicaine française" est la dernière religion "tendance". Pure et dure. Intolérante, elle brandit son étendard sur l'Hexagone et déborde largement sur sa marche genevoise. Sus à la moindre expression publique d'ordre spirituel ! Il faut préserver la Sainte Laïcité en tous lieux publics et en tous temps.

 

Ses prêtres sont de tous bords politiques et ne semblent guère s'embarrasser de voisinages douteux. Ainsi dans un excellent article paru le 5 janvier 2013, "Le Monde" rappelle qu'en septembre 2012 Mme le Pen réclamait "que la kippa et le hidjab soient interdits dans les rues par souci de laïcité". A quand l'interdiction d'un pendentif en forme de croix ?

 

Il conviendrait que les ardents prosélytes de cette nouvelle religion se calment, prennent un peu de recul et (re)deviennent intelligents. L'enjeu est de taille : on ne saurait bafouer les libertés individuelles et annuler la liberté de conscience et de religion. En effet ces libertés sont excessivement précieuses à nos sociétés humaines.  

 

C'est du Canada que souffle le zéphyr du bons sens et de la sagesse. Dans le même article précité, le philosophe canadien politique Charles Taylor explique qu'une saine et souhaitable laïcité de l'Etat doit s'inscrire dans le cadre du respect " de la pluralité et de l'égalité des perspectives religieuses" qui suppose une réelle "protection de la liberté de conscience et de religion". Et d'affirmer une évidence propre à détendre les excités/excitants chantres de la laïcité "française radicale"  : prendre en considération les différences provenant de minorités religieuses ne signifie pas imposer des préférences à la majorité.

 

L'enjeu est de construire une société pluraliste pacifiée, fondée sur la reconnaissance raisonnable des singularités". Voici deux exemples canadiens d'accommodement; l'un admis, l'autre refusé. Le changement des dates des examens en tenant compte des fêtes religieuses qui permet aux élèves de ne pas se trouver déchirés entre leur tradition et la réussite scolaire ? Admis. Laisser aux imams le soin de régler les litiges des familles musulmanes en cas de divorce ou de décès ? Non a tranché le gouvernement : tous les tribunaux religieux (musulmans, juifs ou catholiques) sont supprimés, c'est l'Etat qui élabore la loi civile.                

 

Cet accommodement fondamentalement bienveillant et intelligemment raisonnable est la fierté d'une vraie et saine démocratie laïque. Tant le souci de la liberté religieuse individuelle que la capacité à ne pas accepter tout et n'importe quoi y trouvent place. Par le consensus. Par le débat. Par le refus des rumeurs alarmistes et déformantes.

 

 

Olivier Emery   

14:48 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |

08/09/2012

Fumée passive : la liberté a bon dos !

"Une atteinte à la liberté" clament les opposants à l'initiative visant à protéger les employés des agressions nocives et mortifères de la fumée. Et de renchérir dans un abus de langage qui frise le gros mensonge : "non à une interdiction absolue de fumer !".

Mesdames et Messieurs les politiciens et autre lobbistes qui combattez cette saine initiative, osez considérer la réalité de votre comportement. Regardez la vérité en face, droit dans les yeux. Renoncez aux brumes fumeuses et cancérigènes des raisonnements approximatifs spécieux. Abandonnez les slogans creux et faciles. Bas les masques : vous parlez pour défendre des intérêts bassement matériels. 

Voici en vérité ce que vous réclamez sans vergogne et sans pudeur : la maladie et la mort pour des femmes et des hommes qui ne peuvent pas échapper aux centaines de produits hautement toxiques contenus dans la fumée d'une cigarette.

NON A LA LIBERTE D'EMPOISONNER ! DONC OUI A LA PROTECTION D'ETRES HUMAINS CONTRE LA FUMEE PASSIVE ! Oui à la santé et à la vie. Et tant pis pour la cupidité de quelques frabricants de tabac et autres restaurateurs peu scrupuleux.

Olivier Emery     

09:19 Publié dans Civisme, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer |

31/05/2012

Migros met la main dans un nid de frelons

Mais quelle mouche a piqué Migros ? Et ce n'est plus une mouche mais des frelons qui vont bientôt la piquer méchamment.

 

Car enfin, personne n'est dupe ! Ce n'est pas pour les beaux yeux d'un louable souci de transparence que notre grand distributeur national entend souligner la provenance de produits israélo-cisjordaniens en ses rayons. Les réactions tant positives que négatives des uns et des autres l'attestent clairement : il s'agit d'une démarche politique anti sioniste et, forcément, anti israélienne.

 

Je doute que les familles palestiniennes qui vivent des emplois générés par cette activité agricole apprécieront ce boycott déguisé et différé.

 

 

Je doute que Migros décide de "s'attaquer" à tous les (trop nombreux) produits provenant de (trop nombreuses) régions politiquement litigieuses de la planète.

 

 

Je doute que ces terres de Palestine seraient aujourd'hui fertiles si les marais infestés de malaria et les plaines désertiques rocailleuses laissées à l'abandon n'avaient pas été assainis et fertilisées par de courageux et travailleurs pionniers juifs. Et ce dès la fin du 19ème siècle, en réponse à un espoir à la fois quotidien et vieux de deux mille années.  

 

Olivier Emery

 

 

11:31 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (58) |  Imprimer |

10/01/2012

Scandale TPG : Mme Kuenzler courageuse ou arrogante ?

Ce qui interpelle dans l'attitude de Mme Kuenzler en cette affaire c'est sa persévérance à défendre mordicus les concepteurs-responsables du discutable (doux euphémisme) nouveau réseau TPG.

 

On peut y voir une attitude positive car courageuse : il en faut pour défendre ses lieutenants pris dans le constant et puissant blizzard des critiques acerbes; d'autres capitaines auraient déjà fait sauter un fusible tout en se désolidarisant du cercle des personnes responsables de l'inconfort actuel (doux euphémisme again) subi par les usagers des TPG. Après tout, la critique est facile mais...

 

On peut aussi y voir une attitude négative car arrogante ou à tout le moins entêtée : celle qui persiste à s'opposer à l'évidence de la réalité du terrain et au simple bon sens. Errare humanum est sed…

 

L'avenir qualifiera peut-être un jour l'attitude de notre Conseillère d'Etat. Encore faudra-t-il que la presse de ce Canton ose enfin critiquer sans complaisance nos gouvernants qui ne sont pas de droite.  

 

 

Olivier Emery  

 

 

11:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer |

02/09/2011

L'alliance du centre avec la droite dure : une chance pour le PEV ?

L'alliance ou mésalliance (?) conclue par l'Entente avec la "droite dure" (vous savez, cette droite qui publie dans nos rues d'agressives et inquiétantes affiches) risque bien de décevoir celles et ceux qui croient en un centre respectueux de certaines valeurs humaines et de démocratie sociale. 

Vide le centre désormais ? Complètement vide ? Non, car un "petit village" politique est toujours là : c'est le PEV (Parti évangélique) qui semble donc se retrouver aujourd'hui seul au centre (www.pev.ch) : une position idéale pour recevoir la passe décisive et la transformer en un (beau) but pour Genève et la Suisse  ?    

 Olivier Emery, candidat PEV aux prochaines élections fédérales d'octobre 2011

13:59 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer |

09/02/2011

Camus a (presque) toujours raison

Comment rester insensible à la beauté, à la limpidité, à la fluidité, à la "sainteté" de Camus ?

 

Son français est un enchantement. Chacune de ses phrases se déguste comme un exquis praliné de prose poétique. La richesse de son vocabulaire le dispute à la simplicité des mots. Toujours lumineux mais jamais éblouissant, Camus nous délivre un message d'une profonde justesse et d'une humanité rare.

 

Son propos est souvent fort, mais jamais violent;  puissant et combatif, mais jamais méprisant; tout à la fois empreint et de conviction et de respect. C'est dans cette capacité d'englober des qualités de prime abord difficilement conciliables que Camus atteint une véritable grandeur, celle que décrit un autre génie français, Pascal : " On ne montre pas sa grandeur pour être à une extrémité, mais en touchant les deux à la fois".

 

C'est d'ailleurs par cette citation que débute "Lettres à un ami allemand" (Folio Gallimard). Ces lettres publiées, clandestinement en 1943, s'adressent, en réalité, à un "ami nazi" et non à un "ami allemand". Voici quelques morceaux choisis que feraient bien de méditer celles et ceux qui seraient, aujourd'hui ou demain, tentés d'être séduits par des partis politiques trop fortement ancrés tout à droite de notre échiquier politique :

 

-       J'aime trop mon pays pour être nationaliste.

 

-       J'aurais honte aujourd'hui si je laissais croire qu'un écrivain français puisse être l'ennemi d'une seule nation.

 

-       Il y a toujours en nous quelque chose qui se laisse aller à l'instinct, au mépris de l'intelligence, au culte de l'efficacité.

 

-       Qu'est-ce que la vérité, disiez-vous ? Sans doute, mais nous savions au moins ce qu'est le mensonge : c'est justement ce que vous nous avez appris.

 

-       Le mot de patrie prend chez vous des reflets sanglants et aveugles, qui me le rende à jamais étranger, tandis que nous avons mis dans le même mot la flamme d'une intelligence où le courage est plus difficile, mais où l'homme trouve du moins tout son compte.   

 

 

 

OE                     

16:26 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |