31/05/2012

Migros met la main dans un nid de frelons

Mais quelle mouche a piqué Migros ? Et ce n'est plus une mouche mais des frelons qui vont bientôt la piquer méchamment.

 

Car enfin, personne n'est dupe ! Ce n'est pas pour les beaux yeux d'un louable souci de transparence que notre grand distributeur national entend souligner la provenance de produits israélo-cisjordaniens en ses rayons. Les réactions tant positives que négatives des uns et des autres l'attestent clairement : il s'agit d'une démarche politique anti sioniste et, forcément, anti israélienne.

 

Je doute que les familles palestiniennes qui vivent des emplois générés par cette activité agricole apprécieront ce boycott déguisé et différé.

 

 

Je doute que Migros décide de "s'attaquer" à tous les (trop nombreux) produits provenant de (trop nombreuses) régions politiquement litigieuses de la planète.

 

 

Je doute que ces terres de Palestine seraient aujourd'hui fertiles si les marais infestés de malaria et les plaines désertiques rocailleuses laissées à l'abandon n'avaient pas été assainis et fertilisées par de courageux et travailleurs pionniers juifs. Et ce dès la fin du 19ème siècle, en réponse à un espoir à la fois quotidien et vieux de deux mille années.  

 

Olivier Emery

 

 

11:31 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (58) |  Imprimer |

10/01/2012

Scandale TPG : Mme Kuenzler courageuse ou arrogante ?

Ce qui interpelle dans l'attitude de Mme Kuenzler en cette affaire c'est sa persévérance à défendre mordicus les concepteurs-responsables du discutable (doux euphémisme) nouveau réseau TPG.

 

On peut y voir une attitude positive car courageuse : il en faut pour défendre ses lieutenants pris dans le constant et puissant blizzard des critiques acerbes; d'autres capitaines auraient déjà fait sauter un fusible tout en se désolidarisant du cercle des personnes responsables de l'inconfort actuel (doux euphémisme again) subi par les usagers des TPG. Après tout, la critique est facile mais...

 

On peut aussi y voir une attitude négative car arrogante ou à tout le moins entêtée : celle qui persiste à s'opposer à l'évidence de la réalité du terrain et au simple bon sens. Errare humanum est sed…

 

L'avenir qualifiera peut-être un jour l'attitude de notre Conseillère d'Etat. Encore faudra-t-il que la presse de ce Canton ose enfin critiquer sans complaisance nos gouvernants qui ne sont pas de droite.  

 

 

Olivier Emery  

 

 

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02/09/2011

L'alliance du centre avec la droite dure : une chance pour le PEV ?

L'alliance ou mésalliance (?) conclue par l'Entente avec la "droite dure" (vous savez, cette droite qui publie dans nos rues d'agressives et inquiétantes affiches) risque bien de décevoir celles et ceux qui croient en un centre respectueux de certaines valeurs humaines et de démocratie sociale. 

Vide le centre désormais ? Complètement vide ? Non, car un "petit village" politique est toujours là : c'est le PEV (Parti évangélique) qui semble donc se retrouver aujourd'hui seul au centre (www.pev.ch) : une position idéale pour recevoir la passe décisive et la transformer en un (beau) but pour Genève et la Suisse  ?    

 Olivier Emery, candidat PEV aux prochaines élections fédérales d'octobre 2011

13:59 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer |

09/02/2011

Camus a (presque) toujours raison

Comment rester insensible à la beauté, à la limpidité, à la fluidité, à la "sainteté" de Camus ?

 

Son français est un enchantement. Chacune de ses phrases se déguste comme un exquis praliné de prose poétique. La richesse de son vocabulaire le dispute à la simplicité des mots. Toujours lumineux mais jamais éblouissant, Camus nous délivre un message d'une profonde justesse et d'une humanité rare.

 

Son propos est souvent fort, mais jamais violent;  puissant et combatif, mais jamais méprisant; tout à la fois empreint et de conviction et de respect. C'est dans cette capacité d'englober des qualités de prime abord difficilement conciliables que Camus atteint une véritable grandeur, celle que décrit un autre génie français, Pascal : " On ne montre pas sa grandeur pour être à une extrémité, mais en touchant les deux à la fois".

 

C'est d'ailleurs par cette citation que débute "Lettres à un ami allemand" (Folio Gallimard). Ces lettres publiées, clandestinement en 1943, s'adressent, en réalité, à un "ami nazi" et non à un "ami allemand". Voici quelques morceaux choisis que feraient bien de méditer celles et ceux qui seraient, aujourd'hui ou demain, tentés d'être séduits par des partis politiques trop fortement ancrés tout à droite de notre échiquier politique :

 

-       J'aime trop mon pays pour être nationaliste.

 

-       J'aurais honte aujourd'hui si je laissais croire qu'un écrivain français puisse être l'ennemi d'une seule nation.

 

-       Il y a toujours en nous quelque chose qui se laisse aller à l'instinct, au mépris de l'intelligence, au culte de l'efficacité.

 

-       Qu'est-ce que la vérité, disiez-vous ? Sans doute, mais nous savions au moins ce qu'est le mensonge : c'est justement ce que vous nous avez appris.

 

-       Le mot de patrie prend chez vous des reflets sanglants et aveugles, qui me le rende à jamais étranger, tandis que nous avons mis dans le même mot la flamme d'une intelligence où le courage est plus difficile, mais où l'homme trouve du moins tout son compte.   

 

 

 

OE                     

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