23/01/2014

Voter encore sur l'avortement: un bien ou un mal ?

Soyons francs: l'enjeu véritable de cette prochaine votation n'est pas financier mais philosophique. Il s'agit d'un combat de Valeurs.

Pour ou contre la banalisation de l'avortement ?

Pour ou contre le souci de protéger une vie à naître ?

Pour ou contre le souci de protéger une femme des conséquences psychologiques négatives d'un avortement  ?

Chacun est naturellement libre de répondre à ces questions selon les Valeurs qui guident ses choix et sa conception de la vie humaine. On ne saurait pourtant reprocher aux chrétiens d'avoir leur opinion sur le sujet, même si celle-ci va à contre-courant de l'esprit de notre monde ambiant: " C'est Toi qui m'a tissé dans le sein de ma mère" (Ps. 139 :13).

A noter que ce ne sont que les êtres vivants, donc parvenus à le devenir, qui pourront s'exprimer sur ce sujet le 9 février 2014...

Olivier Emery    


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15/11/2013

Agressif et mal élevé : la marque de fabrique du MCG ?

L’estimé député sortant Jacques Jeannerat ose l’affirmer dans la Julie: « il y a une perte de respect qui s’est installée, disons-le franchement, depuis l’arrivée d’Eric Stauffer et de son équipe ».

Cette réalité devrait interpeller les citoyens correctement éduqués qui accordent leur suffrage au MCG. Peut-être y ont-ils déjà réfléchi le week-end dernier ? En soutenant leur candidat Mauro Poggia (dont on ne peut nier l’urbanité) et en biffant son discutable colistier ?

C’est agréable d’être important, c’est important d’être agréable ; un dicton populaire que ferait bien de méditer ce parti qui se veut populaire. Pour le bien de Genève et de ses habitants.       

Olivier Emery

 

09:17 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer |

04/11/2013

L’initiative 1:12 : une fausse bonne idée.

La cupidité vorace de trop nombreux dirigeants d’entreprise nous agace et nous choque. Dans un monde idéal ces managers posséderaient un minimum de dignité propre à solliciter des rémunérations décentes et adéquates. Adéquates parce que décentes, tant en valeur relative qu’absolue.

 

Mais le remède proposé par les socialistes souffre d’un grave défaut : nul ne sait à qui profiterait l’économie réalisée sur la part excessive des salaires visés. C’est bien fâcheux, car il est douteux que les bas salaires en bénéficieraient. En revanche il semble probable que les dividendes des riches actionnaires en profiteraient. Une chose est sûre: la collectivité se priverait de précieuses et juteuses rentrées fiscales actuellement perçues sur ces rémunérations sommitales.

 

C’est trop souvent comme ça avec la gauche : elle se laisse guider par des "bons sentiments" qui ne sont pas toujours marqués du sceau de l’intelligence vive.

 

Merci quand même aux jeunes socialistes d’avoir ouvert un débat nécessaire qui trouble peut-être le sommeil de gens avides de richesses. Ceux-ci feraient bien de méditer l’évangile : «Et il s’en va tout triste parce qu’il possède beaucoup de richesses (…) Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu » (Marc. 10 : 22 et 25).

 

Olivier Emery

15:23 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer |

28/10/2013

Initiative pour les familles : le PDC entre trahison et déception.

Le parti qui défend la famille s'oppose à l'initiative pour les familles. Trahison ? Hélas, on peut le dire. Une chose est sûre : incompréhension et déception sont au rendez-vous pour toutes celles et ceux qui pensent que favoriser et valoriser le travail des mères au foyer est bénéfique à la vie de famille et, par ricochet, à la société.

Dans le débat qui fait rage sur ce sujet, on parle chiffres, politique fiscale et (pseudo) victoire de la femme moderne. Pas un mot, en revanche, à propos de l'enfant et de son bien-être. Un silence assourdissant. Et si nous, citoyens du 21ème siècle, étions un peu moins arrogants ? Et si nous cessions de penser que nos parents et/ou grands-parents étaient bien stupides de penser prioritairement au bien-être de leur progéniture. Un bien-être fait de présence dévouée et sécurisante que jamais le matérialisme ne saurait combler.    

Olivier Emery

13:09 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) |  Imprimer |

19/10/2013

Mauro Poggia et les media : le désamour ?

C'est toujours la même chanson, c'est toujours le même tango. Durant de longues années le couple Poggia - Media a dansé en harmonie sur un air "gagnant-gagnant". L'avocat usait des medias pour tirer à boulets rouges sur les HUG et les assureurs, tous grands méchants devant l'Eternel ! Avec une complaisance plus que bienveillante les média romands relayaient toujours les quelques victoires judiciaires de son héros du Barreau, mais ne soufflaient mot de ses défaites.

Aujourd'hui, le vent semble tourner puisque M. Poggia accuse les média d'être dépourvues d'esprit critique et de se gaver de vers gras à la première occasion. Il ne s'en plaignait guère dans le passé... Certes une nouvelle injustice n'efface pas une précédente, mais au bilan final un équilibre semble s'établir. La presse est comme la foule : un jour ou l'autre, elle se révèle inévitablement versatile.  

Olivier Emery

12:47 Publié dans Médias, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |

17/10/2013

Mauro Poggia, l’islam et le droit tunisien

Le public découvre que le médiatisé politicien du MCG a épousé une femme fortunée tunisienne et musulmane, s’est converti à l’islam, et a eu un enfant issu de cette union.

Que se serait-il passé si M. Poggia ne s’était pas fait musulman ? Rien du tout ? Que nenni. Le droit tunisien impose au mari non musulman de le devenir, faute de quoi le mariage n’existe pas. C’est la condition nécessaire à la délivrance d’un livret de famille tunisien et, par voie de conséquence, à l’exercice des droits civils découlant du mariage. Les conséquences dommageables d’une « non conversion » du mari à l’islam s’amplifient naturellement en cas de naissance d’un enfant, lequel sera alors exclu de la nationalité tunisienne et des droits civils y relatifs. Partant, il sera privé du droit d’hériter des biens de sa mère, et  le fait que celle-ci soit pourtant tunisienne et musulmane n’y change rien. Il vaut ainsi mieux être né de père inconnu que d’un père non musulman connu et marié ! En effet, une procédure spéciale permet d’acquérir les droits tunisiens pour celui-là, mais pas pour celui-ci.

On le voit, malgré Bourguiba et ses saines avancées laïques, la Tunisie reste marquée par l’influence de règles religieuses considérées chez nous comme injustes et inégalitaires. Injustes parce qu’inégalitaires. Autre exemple : une fille n'hérite que de la moitié de ce que son frère reçoit en héritage.  

Mauro Poggia explique qu’il s’est converti à la religion musulmane par conviction religieuse personnelle. Dont acte. Mais, vu ce qui précède, il a probablement su faire d'une pierre deux coups. De plus, sa récente profession de foi devrait lui attirer le soutien massif des électeurs genevois musulmans. Ceux qui le connaissent vous le confirmeront : l’homme est indiscutablement intelligent et habile. Et indépendamment de son (actuelle) étiquette politique sulfureuse, il possède vraisemblablement les qualités requises pour devenir membre d’un gouvernement cantonal.

Olivier Emery

 

 

 

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14/10/2013

Vignette ou pas vignette ? A CHF 40.- ou CHF 100.- ou… CHF 0.- ?

Parfois, et même assez souvent, lorsqu'un sujet est proposé en votation populaire je penche immédiatement pour une réponse. Puis je lis un ou deux arguments favorables à "mon premier réflexe" qui me convainquent alors…du contraire !

 

Dernier exemple en date : "si on augmente pas la vignette autoroutière à CHF 100.-, alors il faudra hausser le coût de l'essence". Mais bien sûr, bon sang de bonsoir ! Voilà la solution économique en frais, en appareil administratif-comptable-répressif, et en tracas annuels divers pour des centaines de milliers d'automobilistes. Supprimons donc cette vignette, péage-vestige d'un autre et moyen âge, et, si le besoin financier est établi et justifié, augmentons d'un ou deux ou trois centimes le prix de l'essence. Pourquoi faire compliqué ? Pourquoi ne pas privilégier les solutions simples et efficaces ?  

 

Olivier Emery

12:18 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |

10/10/2013

Le meilleur gouvernement pour Genève : une légitimité incontournable ?

D’accord avec ceux qui trouvent arrogante la prétention de l’entente bourgeoise à ravir 5/7ème des sièges gouvernementaux. Le réflexe citoyen tente toujours de s’inspirer des rapports de forces politiques révélés par les élections parlementaires. A une exception pourtant : quand deux mouvements très agressifs et démagogiques ont admirablement prouvé à la population genevoise qu’ils n’ont ni la capacité intellectuelle et/ou ni le savoir-vivre minimum pour s’intégrer dans une équipe gouvernementale. Car notre Exécutif est contraint de réciter une partition collégiale, ce qui implique la faculté d’adopter un esprit d’équipe.    

 

Faut-il pour autant poser un « cordon sanitaire » autour des MCG et UDC, pour reprendre l’expression pertinente d’un élu…UDC (!) ? On ne peut ignorer l’incroyable habileté séductrice de Mauro Poggia qui continue à réussir le tour de force de se présenter comme un homme modéré, poli et intelligent au sein d’un mouvement aux allures inquiétantes de bande bruyante et vociférante. 1 siège devrait donc revenir au «gendre idéal» du MCG. Ce serait, au fond, une victoire plus personnelle que politique.

 

Reste donc 6 sièges. En perte de vitesse indéniable, la mouvance rouge-rose-verte ne réussira probablement pas à conquérir plus de 2 sièges, car la droite classique devrait drainer des suffrages à sa droite pour porter au pouvoir 4 de ses candidats. Les 2 élus de gauche rescapés devraient être ceux qui ont obtenus le plus de voix dans leur propre parti : Mme A. Emery-Torracinta et M. A. Hodgers.

 

La logique liée à l’exigence de légitimité précitée semble interdire au PDC d’obtenir 2/7ème des sièges alors qu’il ne pèse que 10% des suffrages législatifs. Donc nous devrions avoir : MM. P. Maudet, F. Longchamps (PR), S. Dal Busco (qui devance son colistier PDC) et Mme I. Rochat (PL).     

 

Olivier Emery     

13:34 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer |

26/09/2013

UDC GE et antisémitisme : un flou bien peu artistique

M. JF est exclu du parti libéral en 2007 pour des écrits fleurant mauvais le révisionisme. Révisionisme rime avec antisémitisme, l'absolue mauvaise foi de celui-là ne s'expliquant que par celui-ci. Puis M. JF est accueilli par l'UDC GE. Il y est admis comme candidat aux prochaines élections parlementaires genevoises. L'UDC GE ne prend pas la peine de dénoncer clairement et énergiquement le révisionisme professé par M. JF, mais elle se fend d'une esquive habile et lamentable : "Ce n'est pas parce que le PLR l'avait exclu qu'il faut l'écarter a priori".

Dès le 19ème et durant tout le 20ème siècle, les partis d'extrême-droite ont toléré et/ou favorisé l'antisémitisme. Cette molesse de l'UDC GE vis-à-vis de son candidat JF laisse songeur. La suspiscion s'installe : ce parti draguerait-il sournoisement l'électorat antisémite genevois ?

On ne plaisante pas avec cette haine démoniaque mortifère qu'est l'antisémitisme. L'électeur de droite tenté de donner son suffrage à ce parti serait bien inspiré de réfléchir avant d'accomplir prochainement son devoir civique. Et les dirigeants de l'UDC GE seraient bien inspirés de lire prochainement la mémoire d'Abraham de Marek Halter.

Olivier Emery  

22:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (7) |  Imprimer |

18/09/2013

Populisme démagogique : une réelle menace pour Genève

" VOUS EN AVEZ MARRE ? NOUS AUSSI ! ". " VOUS TROUVEZ CA NORMAL ? NOUS PAS ! ". Similitude de slogan révélatrice d'une matrice commune; le populisme démagogique fleurit sur les panneaux d'affichage de la propagande électorale genevoise. Cette religion politique a son organe de presse (le GHI) et son prophète (Pascal Decaillet).

 

Le civisme, lui, invite à la réflexion et stimule l'intelligence. Il peut être cultivé dans les terrains de la droite, de la gauche et du centre. En revanche il ne prend pas racine dans les bandes de cailloux, d'orties et de chardons des partisans agressifs et outranciers du YAKA FOKON.  

 

Aussi inévitable que malsain, le virus de la démagogie a menacé, menace et menacera toujours la santé du corps démocratique.  

 

Olivier Emery

11:37 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |

04/09/2013

Le vélo est-il de gauche ou de droite ?

Bonne question posée par PRO VELO info de septembre 2013. Comme une chaîne bien huilée enroule les pignons de la petite reine, l'éditorialiste expose la réalité des faits suivants : la mobilité "douce + active" réduit la pollution de l'air, la sédentarité et les accidents. Et de conclure que la bicyclette n'est ni de gauche ni de droite mais bonne pour la santé de tous.

 

Et pourtant, hélas, un sérieux doute subsiste. 32 candidats membres de pro vélo aux prochaines élections du Grand Conseil sont issus des milieux de gauche (Ensemble à gauche + Socialistes + Verts) contre 7 seulement de droite (Libéraux-radicaux + Démocrates-Chrétiens + Vert'libéraux).

 

Ce n'est pas le score de la gauche qui surprend mais bien celui de la droite. Par quelle malice et séduction "auto" destructrices, la bagnole s'attire-t-elle la faveur exclusive des politiciens de droite ? Il est ainsi frappant de constater que les partis de droite, et surtout d'extrême droite populiste (UDC + MCG), soutiennent massivement la voiture tout en se désintéressant de la promotion de la mobilité douce et, partant, de la santé. Pourquoi ? Au nom du ciel, pourquoi ?

 

Olivier Emery

15:26 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |

24/07/2013

Ni gauche ni droite, votez MDG !

Le Mouvement Démagogique Genevois mérite notre soutien car il est le seul parti politique qui promet "un emploi pour tous".

 

Cqfd.

 

Olivier Emery

11:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |

05/07/2013

Dénoncer un délit : un devoir libérateur

Les fonctionnaires vaudois devront dénoncer crimes et délits dont ils ont connaissance dans leur exercice professionnel. C'est une bonne nouvelle pour les administrés et pour la lutte contre la corruption et les abus de pouvoir. C'est aussi une bonne nouvelle pour les fonctionnaires concernés car ce devoir légal les soustrait à l'éventuelle pression malsaine d'une hiérarchie laxiste, voire complice, de l'activité délictueuse.

 

La transparence, la vérité et la justice ne seront jamais source de climat délétère; contrairement à l'intimidation d'une pseudo solidarité qui alimente toujours la détestable violence inhérente à toute délinquance.

 

Olivier Emery   

15:46 Publié dans Civisme, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |

25/06/2013

La Suisse est en danger !

Danger no 1 : la disparition du secret bancaire. FAUX. Le VRAI danger est ailleurs. Il réside dans l'utilisation de nos services financiers pour blanchir l'argent sale des mafias italienne et géorgienne ou pour favoriser la fraude fiscale. Cette complicité à peine voilée avec le crime organisé et la délinquance fiscale salissent la Suisse et portent en leur germe les cellules malignes de la corruption.

 

Danger no 2 : la disparition de nos libertés individuelles d'automobilistes et de consommateurs frénétiques. FAUX. Le VRAI danger est l'épuisement des ressources naturelles et les atteintes irréversibles à notre environnement naturel. Saturer notre sol de millions de voitures et notre atmosphère de centaines d'avions menace de manière intolérable notre santé et celles de nos descendants.

 

Danger no 3 : la disparition du service militaire obligatoire. FAUX. Le VRAI danger qui menace notre sécurité nationale est le terrorisme, la cybercriminalité, la corruption et l'infiltration cancérigène de nos institutions par des pouvoirs mafieux.   

 

Olivier Emery            

11:43 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) |  Imprimer |

05/06/2013

Menaces de mort au sein du MCG

Bien sûr la chose surprend. Mais, à la réflexion, pas tant que ça. Quand une formation politique fait de l'agressivité systématique son principal fer de lance, elle s'expose naturellement à attirer en son sein des personnes intellectuellement primaires et dont la courtoisie n'est pas le chromosome dominant.

On y revient toujours, n'en déplaise à certains : les qualités morales ne rendent pas forcément les individus cultivés, instruits et intelligents; en revanche elles les rendent sages et capables de se comporter en citoyens/élus bien éduqués. A quand une enquête publique mettant en exergue de telles qualités chez nos candidats politiques ?

Un politicien fiable, tenant sa parole (même si cela lui en coûte, cf. Psaume 15: 4), modéré, intègre, bienveillant, joyeux, désintéressé, attentif à autrui et respectant ses proches (conjoint, enfants, parents, voisins, etc…)…et pourquoi pas ?

La Cité et le bien public s'en porteraient sans doute fort bien ! Et la crédibilité de notre classe politique auprès des...citoyens genevois aussi. 

Olivier Emery      

 

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10/05/2013

Le Tribunal Fédéral (TF) nage dans l'eau trouble de la piscine d'Aarau.

Bien sûr, tous les islamophobes primaires et les laïcs agressifs se réjouiront du dernier ATF en la matière. Quant à ceux qui sont sainement soucieux de respecter les libertés religieuse et de conscience…ils boivent la tasse.

 

Ainsi notre Haute Cour refuse à des parents musulmans chiites le droit de dispenser leur fille ado d'un cours de natation dont les conditions heurtent leurs convictions religieuse (le maître nageur est un homme).

 

Tout est question de pesée d'intérêts. Il va de soi que le droit de savoir nager est prioritaire. Le hic c'est que cette ado sait nager. Oui, elle sait nager !  Alors, au nom de quoi lui imposer ce cours ? Dernière trouvailles de nos "bons" juges : au nom de l'intégration sociale.

 

Le TF fait fausse route et sa jurisprudence est contre-productive. Sauf défense d'intérêts majeurs, l'intégration se propose; elle ne s'impose pas. A l'évidence la dispense de ce cours ne ruinerait pas l'intégration sociale de cette jeune fille, sauf si le programme argovien prévoit que toutes les matières scolaires enseignées doivent l'être en milieu aquatique. Au lieu de se comporter en gentlemen, le TF fait montre d'un fâcheux autoritarisme culturel.

 

Respecter ses valeurs : voilà le meilleur moyen d'ouvrir autrui à apprécier les nôtres.  Une attitude prussienne crispera toujours ses victimes. Si le TF avait vraiment le vif souhait que cette écolière musulmane puisse participer à ce cours de natation, alors rien ne l'empêchait d'inviter l'autorité cantonale argovienne de confier l'enseignement de ce cours à une femme et non à un homme.

 

C'est si difficile que ça d'être aimable et compréhensif ? "Heureux les doux…" (cf. Matthieu 5:5).

 

Olivier Emery     

14:36 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (7) |  Imprimer |

16/04/2013

Nos politiciens genevois détestent donc tous la transparence ?

Stupeur à la lecture de la Julie : de l'extrême-gauche à l'extrême droite genevoise on est au mieux réservé, au pire hostile, à la publication des patrimoines des élus.

 

Pour  les représentants d'une République arborant fièrement la noble devise "POST TENEBRAS LUX", la chose est incongrue. Et pour parler français très courant : ça la fout mal !

 

Il est bien facile de se gausser des scandales politiques de nos voisins tricolores, de railler ces stupides électeurs italiens qui s'acharnent à voter pour leur truand de Silvio Berlusconi et de mépriser tous ces Etats où rien ne fonctionne sans graisser la patte de quelqu'un. Mais il est plus difficile d'admettre qu'en notre Suisse bien "propre en ordre", on cultive et préserve avec une subtile sollicitude l'opacité !

 

Est-il besoin de rappeler que les pays propres, c'est-à-dire les moins corrompus de la planète, sont  habités par la culture de la transparence ? Patrimoine, revenus et dépenses des élus sont publiés, et personne n'y trouve rien à redire ! Et personne de s'en plaindre. Et tout le monde de s'en féliciter.

 

L'opacité est détestable. Elle est le terreau favorable et indispensable à la corruption, à la fraude et à la tricherie aussi. Et toujours sur le dos de la communauté, au risque de casser le contrat social sur lequel repose notre démocratie et notre "vivre ensemble".

 

La transparence est la lumière, élément vital de la vérité et de l'intégrité. Cf. 1 Jean 1:5ss : Dieu est lumière; et si nous sommes unis à Lui, alors nous marchons aussi dans la lumière.

 

Olivier Emery

14:33 Publié dans Civisme, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer |

27/03/2013

Pascal Décaillet et Oskar Freysinger : une sympathie à peine voilée ?

Je suis sourdement et désagréablement troublé par Pascal Décaillet. Une certaine gêne mêlée d'irritation qui trouve sa source dans  un sentiment d'incapacité à "sentir" ce Monsieur. Qui est-il ? Un crypto-nationaliste d'extrême droite ? Peut-être. Mais pas sûr.

 

Comme l'insecte attiré par une lumière trop vive, je n'ai pas su éviter le dernier blog du précité. Sa plume habile et alerte, sa fulgurance de pensée et son incontestable originalité de propos sont autant d'appâts que je ne parviens pas toujours à ignorer.

 

Doctement, notre célèbre journaliste rappelle avec talent qu'il convient de ne pas confondre le IIème Reich avec le sinistre et nazi IIIème Reich. Et de s'emporter contre tous ces méchants coupables d'amalgame au préjudice de ce bon et brave Oskar Freysinger.

 

Le problème est que la bannière incriminée est un drapeau militaire allemand qui appartient à une mouvance pangermanique qui a constitué un terreau fort propice au tragique épanouissement du nazisme. D'où l'existence objective d'un amalgame entre ce drapeau et le IIIème Reich. Par résonnance. Par sympathie. La preuve ? Je parie ma chemise que pas un néo-nazi actuel ne serait fâché et outré qu'un tel drapeau soit déployé dans son local de réunion ou lors de l'un de ses rassemblements. Pas un qui ne s'écrie d'une voix (forcément) agressive et vulgaire : "rien à voir avec ce drapeau du IIème Reich ! Que l'on ôte sofort ce symbole germanique démocratique décadent d'un Reich qui fait honte au glorieux IIIème Reich !

 

C'est donc grave. C'est donc triste. C'est donc inquiétant que M. Freysinger, homme particulièrement cultivé, ose "aimer" ce drapeau, et ose s'en vanter devant les media. Sans doute pour draguer la dangereuse et honteuse mouvance des néo-nazis helvétiques.

 

Contrairement à M. Décaillet je n'éprouve donc, désormais,  plus aucune sympathie pour cet homme politique qui n'hésite pas à jouer avec l'éprouvette de la peste brune à proximité d'un bassin d'eau potable.

 

Et qu'un tel homme siège au gouvernement d'un Canton souverain de la Confédération helvétique pose un vrai problème. Encore plus préjudiciable à notre pays que s'il avait été condamné par un tribunal turc...                       

       

Olivier Emery

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22/03/2013

Vote victorieux au Conseil national contre la pédophilie. Des surprises à la clef.

Nos députés fédéraux viennent d'approuver une initiative pour que les pédophiles condamnés ne puissent plus travailler avec des enfants. Une évidence, pour trois surprises.   

Surprise no 1 : l'initiatrice de cette loi est...surprise par ce résultat favorable obtenu du monde politique. Mon Dieu : sur quelle autre planète sembleraient vivre nos politiciens ?    

Surprise no 2 : 82 oui et 79 non...incroyable : 79 député(e)s ont osé s'opposer à cette interdiction ! Vergogna.

Surprise no 3 : ce sont de nombreux parlementaires de gauche qui s'y opposaient : hélas, il existe bel et bien une gauche fâcheuse, égarée dans une dangereuse irréalité sociale. Bien pensante, dogmatique, candide et parfois un peu consternante.

Quand il s'agit de protéger nos enfants, il ne devrait pas y avoir la moindre hésitation. Ce vote politique est certes favorable, mais il est scandaleusement serré. En effet, prendre le risque de briser la vie d'un enfant, et de l'adulte qu'il deviendra, est intolérable. Prendre le risque de laisser torturer cruellement, profondément et durablement une âme innocente est absolument inacceptable. 

Tout enfant mérite une protection sans faille car il est, en quelque sorte, sacré. Ainsi, même le "doux" Jésus, le "bon" Jésus, s'énerve, s'emporte et tempête : "Si quelqu`un scandalisait un de ces petits qui croient, il vaudrait mieux pour lui qu`on lui mît au cou une grosse meule de moulin, et qu`on le jetât dans la mer ! " (cf. Marc 9:42).

Olivier Emery

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16/02/2013

Nouvelle LAT : spoliation vs enrichissement illégitime

De nombreux propriétaires de terrains à bâtir situés hors de zones actuellement construites crient au vol, à la spoliation, et au scandale. Pensez donc, avec la nouvelle LAT ils risquent de perdre des millions. C'est injuste.

Mais le scandale ne se situe-t-il pas en amont ? Pourquoi et selon quelle discutable loterie, M. X a-t-il pu bénéficier un jour d'un déclassement de son terrain, le propulsant ainsi sans effort ni travail dans le cercle envié des gens riches ? C'est injuste.

Alors, injustice pour injustice, que ces propriétaires me pardonnent : je ne verserai pour eux aucune larme si la LAT passe la rampe du vote populaire le 3 mars prochain.

Olivier Emery

PS : c'est avouer être à court d'argument que de brandir celui de l'atteinte au fédéralisme. 

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