19/06/2013

Faut-il avoir peur des évangéliques ?

Entre méfiance populaire et intérêt croissant des médias, les chrétiens évangéliques semblent interpeller toujours d'avantage les journalistes. Ainsi le talentueux journaliste blogueur parisien Jean-Noël Cuénod évoque-t-il, dans l'un de ses récents billets, la désaffection des lieux de culte du protestantisme libéral en miroir avec le dynamisme croissant de certains milieux évangéliques.

 

L'air de la chanson est bien connu à force d'être toujours le même. Le succès évangélique reposerait sur les douteuses recettes suivantes : l'émotionnel qui rapporte gros, la musique moderne, des célébrations en forme de show spectaculaire et bien huilé. Et au passage on souligne que les évangéliques sont d'incroyables et horribles conservateurs. Pensez-donc, ils sont opposés à l'avortement et au mariage homosexuel!

 

Tant pis pour les amateurs de polémique, les communautés évangéliques ne se défendent guère contre ces griefs parfois acerbes et méprisants. Pourquoi ? Pour une raison fondamentale assez simple somme toute : ils n'ont guère d'ambition pour le "mouvement évangélique" car leur préoccupation est heureusement et exclusivement captée pour Jésus le Messie. En cela ils sont plus calvinistes que nombre de protestants genevois car c'est Calvin qui affirmait : "il faut que Jésus gagne!". Ce qui compte, c'est le succès de Jésus et du royaume de Dieu. C'est que des vies apaisées, guéries et purifiées par l'Esprit soient changées, restaurées et pardonnées. En un mot, sauvées du péché.

 

Une variable manque dans l'équation de l'analyse humaniste à propos des évangéliques. C'est comme si une personne incapable de saisir la troisième dimension discourt doctement sur les caractéristiques d'un volume. C'est comme si un savant philosophe ou un brillant sociologue parle de la foi. C'est comme si la raison humaine entend expliquer la théologie.

 

Dimanche dernier 16 juin 2013 à Pécolat Jean Blanc a rappelé fort à propos cette phrase de l'actuel pape catholique retraité : " Si Dieu est Dieu alors il a le pouvoir sur la matière". C'est la personne vivante de Jésus-Christ, c'est l'action surnaturelle (mais oui!) du Saint-Esprit, c'est l'annonce humble mais ferme de l'exclusive bonne nouvelle du salut exposé dans la Bible qui font réellement la différence. Les évangéliques, Dieu merci, n'ont pas le monopole de cette proclamation à succès.

 

Olivier Emery      

13:43 Publié dans Bible et Evangile | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |

11/06/2013

Dimanche matin 9 juin 2013 à Pécolat. Berger et papa en recherche.

C'est l'histoire d'un berger qui, le soir venant,  rentre en la bergerie son troupeau fort de cent brebis. Il en manque une qui s'est égarée dans les collines. Il part à sa recherche et ne revient qu'une fois sa brebis retrouvée.

 

C'est l'histoire d'un père de famille qui garde dans un parc public ses enfants et ceux de ses voisins; huit en tout. Après s'être fâcheusement assoupi sur un banc, il les retrouve, les réunit et les compte : il manque son garçon de 2 ans et demie ! Immédiatement le papa se met activement à sa recherche, l'appelle à haute voix par son prénom, interpelle des passants et scrute toutes les aires du parc. En vain. L'inquiétude lui serre le ventre et comprime ses poumons. Il reprend ses appels et recherches et, enfin, l'aperçoit tout au bout d'une allée. Il court et le serre dans ses bras. Il est si joyeux qu'il offre une tournée de glaces à toute sa troupe et les emmène gaiement dans leur restaurant préféré.

 

Bengt Wedemalm, notre orateur suédois du jour, explique avec talent, passion et autorité que ces berger et papa sont à l'image de Dieu. L'évangile nous révèle que Jésus veut guérir et sauver tous ceux qui sont englués dans la dépression, les faux-semblants et la confusion. Son cœur brûle d'amour pour chaque être humain et ses bras sont inconditionnellement grand ouverts. Le vrai christianisme n'est pas religieux, il est spirituel.

 

Chrétiennes et chrétiens de Genève : voit-on Jésus en nous ? Si oui, nos églises et nos temples seront toujours plus et mieux un lieu d'accueil, un refuge pour beaucoup de femmes et d'hommes qui ont besoin d'être guéris, besoin d'être sauvés. Dès à présent et pour l'éternité.

 

Olivier Emery

 

PS : l'histoire du berger est à lire en Luc 15 : 1ss  

18:53 Publié dans Bible et Evangile | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |

07/05/2013

Devenir le village préféré des Français ? Non merci !

"L'argent n'a pas d'odeur" répond Vespasien à qui lui reproche de s'enrichir avec l'urine des "WC publics" romains. C'est faux. L'argent sent, l'argent pue.

 

Maire du village de Conques (F), M. Philippe Varsi ne veut pas de cette puanteur. Profiter de la publicité d'une célèbre émission de TV ? Gagner 200'000 visiteurs annuels supplémentaires ? Non merci ! Comme un heureux courant d'air pur repoussant l'air vicié et pestilentiel ambiant, Monsieur le Maire répond : " Ici c'est la spiritualité qui compte. On préfère accueillir moins mais mieux. Nous ne sommes pas des marchands du temple".

 

Marchands du temple ? Encore un récit de l'Evangile à découvrir ou redécouvrir (cf. Jean 2:13ss).

 

Olivier Emery          

 

13:08 Publié dans Bible et Evangile | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |

24/04/2013

Ma vie, créancière ou débitrice ?

Cette question est fondamentale. De ma réponse dépend mon rapport aux autres et à moi-même. Mon regard aussi : tourné vers mon nombril ou vers autrui ? Quel est le champ de mon horizon ?

Dimanche dernier 21 avril 2013, avec humilité et autorité Christopher Alam interpelle l'auditoire de la paroisse de Pécolat. Et d'illustrer le propos de Paul (cf. Romains 1:14ss) par son vécu personnel.

Jeune Pakistanais, fils de général, il croise dans la rue à Lahore un Anglais qui a tout quitté pour devenir évangéliste. Il remarque sur son visage une paix et une joie inconnue et enviée. Il le questionne et l'homme lui parle de son secret : Jésus-Christ. Redevable à cet étranger.

Devenu chrétien il demande à un pasteur de le baptiser, mais il sait que celui-ci risque sa vie en le faisant. Cet homme prend ce risque; il sera quelques années plus tard assassiné par des extrémistes musulmans. Redevable à ce pasteur.

Lui-même pourchassé pour crime d'apostasie, Christopher se réfugie miraculeusement en Suède où une dame âgée décide de prier pour lui tous les jours et de lui envoyer régulièrement et fidèlement une modeste somme d'argent; modeste pour un riche mais importante pour elle au vu de ses très faibles ressources. Redevable à cette vielle dame.

Jésus a donné sa vie pour chaque être humain. Nos vies ont été rachetées au prix de la sienne. Redevables à Jésus-Christ. La vie du chrétien est à l'exemple du vécu de Jésus : elle est débitrice et non créancière. Notre vie ne nous appartient donc pas.

Un défi à relever chaque jour pour que nos actes et nos paroles brisent le fatalisme de ce dieu aveugle et sourd qu'est le destin. Car notre vocation est de lutter contre la maladie, l'injustice, la haine, le désespoir et toute sorte de mal;  au nom et avec la puissance spirituelle du Fils de Dieu : né d'une vierge, a vécu sans péché, a réalisé de nombreux miracles, mort sur une croix, revenu à la vie, monté au Ciel et toujours vivant.

En 2013 comme en tous les autres siècles, cette bonne nouvelle ne comporte pas d'option de croyance. Elle est à prendre ou à laisser. C'est tout ou rien. Car dans cette foi, certes folie pour la raison humaine, réside la merveilleuse force agissante et restauratrice de l'Evangile. L'espoir pour notre monde.

Olivier Emery                         

 

11:43 Publié dans Bible et Evangile | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |

11/04/2013

Le paradis sur terre : mais oui, c'est pour demain M. Hayoun !

Je suis un fan des notes de blog de M. Hayoun. Elles sont toujours rédigées avec grand soin et talent littéraires. Chacun de ses billets est d'une invariable et érudite pertinence. Le dernier du 10 avril 2013 " Peut-on moraliser la vie politique ? Le paradoxe de l’exercice du pouvoir…"   en est un nouveau et brillant exemple.

 

Hé oui, réalisme et réalité nous invitent à admettre ce constat : l'âme humaine souffre d'une grave maladie congénitale. Si bien évoqué par le célèbre Jean Racine dans sa poésie sacrée :

 

Mon Dieu! Quelle guerre cruelle!
Je trouve deux hommes en moi.
L'un veut que, plein d'amour pour toi,
Mon coeur te soit toujours fidèle;
L'autre, à tes volontés rebelle,
Se révolte contre ta loi.

L'un, tout esprit et tout céleste,
Veut qu'au ciel sans cesse attaché,
Et des biens éternels touché,
Je compte pour rien tout le reste;
Et l'autre, par son poids funeste,
Me tient vers la terre penché.

 

Et M. Hayoun de conclure prophétiquement par ce magnifique et véridique propos :

 

Les réalités s’inverseront au point que certaines défaites honoreront ceux qui les subissent car ils ont cru en leurs idées et que certaines victoires couvriront de honte ceux qui les remportent dans des conditions douteuses.    

 

Jésus l'a aussi déjà annoncé :

 

Les derniers seront les premiers et les premiers seront les derniers (Matthieu 20:16).

 

Et, bonne nouvelle, c'est bien pour demain comme en atteste l'Ecriture des chrétiens en son avant-dernier verset :

 

Oui je viens bientôt ! Amen ! Viens Seigneur Jésus ! (Apocalypse 22:21)

 

 

Olivier Emery  

09:51 Publié dans Bible et Evangile | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |

09/04/2013

Une jeune femme très fâchée par le sermon du pasteur !

Action = réaction. Ce n'est pas tous les dimanches qu'un sermon pastoral provoque la sortie aussi prématurée que courroucée d'un participant au culte dominical. C'est pourtant ce qui est arrivé dimanche dernier 7 avril 2013 à la paroisse de Pécolat.

 

Mais qu'est ce que le pasteur Jean Blanc a bien pu dire de scandaleux ? Il a osé parler de la perdition éternelle, rappelant que de nombreux textes bibliques enseignent très clairement cette réalité.

 

Choisir entre le ciel et l'enfer… un raccourcis simpliste et obsolète ? Une imagerie naïve d'un autre temps ? Une vérité choquante et irrecevable pour les gens intelligents et instruits de cette génération du XXI ème siècle ?

 

Sauvé ou perdu…une lecture rétrograde de l'Evangile ? Une manière honteuse de vouloir convertir les gens au christianisme en leur "foutant la trouille" ?

 

Fausses pistes ! Ce n'est pas un cri de menace gratuite et méchante qui retentit régulièrement dans la parole de Dieu; c'est toujours un cri d'alarme et d'amour. Car le souci et la tendresse de Dieu est que chaque être humain soit sauvé et qu'aucun ne soit perdu (cf. Jean 3:16, 2 Pierre 3:9).

 

Le monde qui nous entoure cherche à nous formater pour nous tirer vers le bas. Jésus, lui, nous invite à lui ressembler pour nous emmener vers le haut.           

 

Olivier Emery

10:10 Publié dans Bible et Evangile | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |

11/03/2013

Autrefois et maintenant. Avant et après.

Des évènements importants rythment et marquent notre existence. Certains sont si importants qu'ils y inscrivent une sorte de frontière temporelle. Un avant. Un après. Une rupture parfois dramatiquement douloureuse, la perte d'un être cher par exemple; mais il en est aussi d'heureuses et merveilleusement capitales : une libération, une guérison, une naissance.

Avec le Dieu de l'Evangile, la vie offre toujours un "après" de lumière et d'espoir qui va même au-delà du mystérieux portail de la mort. Christophe Saez l'a remarquablement bien exposé dimanche matin dernier 10 mars 2013 lors du culte à Pécolat. Si Dieu nous connait dès avant notre naissance, il y a dans la vie de tout chrétien une heureuse bascule dans la douce et chaude lumière de Sa rencontre. Mieux, la certitude qu'Il nous connait et qu'Il nous aime comme un "papa idéal".

Un papa idéal ? Oui un Père juste et bon à la fois, qui nous procure la sécurité de sa sainteté et la tendresse de son invariable bienveillance. Un consolateur. Un "encourageur". Un coach qui voit les valeur et potentiel de notre existence connectée à sa volonté. Le cadeau de cette "nouvelle vie" est gratuitement offert à tous. Mais seuls ceux qui l'acceptent se l'approprient; la donation est un contrat bilatéral.

Olivier Emery  

 

 

 

 

16:07 Publié dans Bible et Evangile | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |

07/03/2013

Un pouvoir 100% propre. Utopie ou réalité ?

Ai-je pris le bœuf ou l'âne de quelqu'un ?

Ai-je fait du mal ou causé du tort à quelqu'un ?

Ai-je demandé un cadeau à quelqu'un pour fermer les yeux sur sa conduite ?

 

A chaque question de Samuel le peuple, unanime, répond par la négative (cf. 1 Samuel 12:3 et 4).

 

Cette pureté de cœur du célèbre prophète biblique révèle un peu ce qu'est la sainteté de Dieu. 100% propre; rien, mais vraiment rien, de corrompu.

 

Une perfection certes redoutable pour l'être humain si prompt à fauter. Si fragile et vulnérable au mal, comme un fruit qui à peine heurté par les coups de la vie, se gâte et pourrit trop facilement.

 

Toutefois la sainteté de l'Eternel est une perfection aussi belle que lumineuse. Aussi admirable que rassurante. Pleinement fiable. Qu'il est bon de se soumettre à son pouvoir. Qu'il est bon de savoir que notre Dieu est souverain, qu'il tient nos vies et le monde entier dans ses mains.

     

Et dans le ciel, jour et nuit, retentit sans cesse ce chant : "Saint saint saint est le Seigneur, le Dieu tout-puissant; celui qui est qui était et qui vient !" (Apocalypse 4:8).  

 

Olivier Emery

12:06 Publié dans Bible et Evangile | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |

05/03/2013

$ 5'000 ou le choix du prénom de son bébé ?

C'est l'histoire, hélas vraie, d'une jeune femme californienne de 26 ans qui contre $ 5'000.- abandonne à des inconnus internautes le droit de choisir le prénom de son enfant à naître. Non, l'argent n'est pas neutre.

L'amour de l'argent n'est pas un défaut, c'est un péché. La Bible dit même qu'il est la racine de toutes sortes de maux (cf. 1 Tim.6:10). Quel estime de lui-même et de ses parents cet enfant aura-t-il à l'âge de raison ? Quel acte sacrificiel démoniaque est ainsi rendu à cette puissante Idole intemporelle, cruelle et exigeante qu'est l'Argent ? Que de turpitudes, de lâchetés et d'indignités sont commises en son nom nauséabond et à sa ténébreuse gloire ?

Toutes et tous, sans exception, sommes menacés par sa fascination diabolique. Riches comme pauvres. Pauvres comme riches. Et cet attachement peut avoir de mortelles conséquences non seulement temporelles mais aussi éternelles. Vincent Bonfils l'a rappelé dimanche 3 mars 2013 à Pécolat en lisant le récit évangélique du notable en Luc 18:18ss : cet homme rejette la vie éternelle parce que son cœur est attaché à ses grandes richesses.

Au quotidien, confronté à la séduction redoutable de l'amour de l'argent, séduction magnifiée et amplifiée par le monde qui nous entoure et ses publicités harcelantes, je dois lutter pour garder mon âme propre. Et comme un appel au secours je prie le Ciel au nom de Jésus : " O Dieu sonde mon cœur et connais mes pensées, regarde si je suis sur une mauvaise voie et conduis-moi sur le chemin de la vie éternelle". Ou plus simplement " Délivre-moi du Mal !".

Olivier Emery

14:40 Publié dans Bible et Evangile | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |

25/02/2013

900 mains pour 1 piano

La construction d'un Steinway nécessite l'intervention de 450 paires de mains expertes. Et chaque piano possède un son unique.

Celles et ceux qui viennent de braver la bise glaciale en ce dimanche matin 24 février 2013 pour participer au culte au 4 rue Pécolat ne le regrettent pas une seconde.

Edwin Fillies , pasteur sud-africain, nous tient en haleine. Le verbe vif et le cœur chaud, l'orateur nous parle des Steinway et du slogan de la marque : de nombreuses mains pour de nombreux pays. Un appel missionnaire en soi.

Puis il nous conte la rencontre suivante, dans sa jeunesse,  avec mère Térésa à Calcutta. Depuis plusieurs jours Edwin, qui a pourtant connu la pauvreté et subi les tourments de l'apartheid, est bouleversé par l'indicible misère qui règne en cet endroit. Son cœur saigne continuellement de cette prière troublée:"Seigneur, où es-tu ? Es-tu vraiment présent dans cette ville ?".

Il rencontre alors la célèbre mais humble religieuse. Petite femme courbée par la vieillesse, Edwin semble être un géant à ses côtés. Comme si le Saint-Esprit lui avait révélé la prière intérieure qui le tourmentait, elle s'approche immédiatement et saisissant ses mains lui délivre la réponse:" Jeune homme, Dieu aime les plus pauvres parmi les pauvres !"

Edwin nous confie que son cœur est comme un taxi africain : il y a toujours de la place pour quelqu'un de plus. Et de conclure que le premier appel de tout chrétien est d'aimer les mal-aimés. Avant de prier enfin: " Seigneur Dieu, brise nos cœurs ce matin. "

Si j'étais athée, j'aurais vraiment envie de croire à l'Evangile.

Olivier Emery  

21:04 Publié dans Bible et Evangile | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |

04/02/2013

"Dieu est mort" a dit le philosophe. Et le philosophe est mort...

C'est peu dire que notre société vit une crise de ses valeurs morales. De plus en plus de nos contemporains rejettent Dieu et ses instructions. Dimanche matin 3 février 2013 Guillaume Saehr, pasteur des jeunes à Pécolat et psychologue de formation, s'est exprimé avec clarté et brio à ce sujet.

 

Le rejet de Dieu et de sa parole conduit notre génération à rejeter l'autorité paternelle et à ne plus se soumettre à certaines normes fondamentales. Elle veut vivre sans limites. Résultat : 90% des consultations psychiatriques de jeunes seraient liées… à l'absence d'un père. Aujourd'hui il est devenu normal d'aimer l'argent et le plaisir plus que Dieu, de désobéir à ses parents, d'être orgueilleux et irréligieux (cf. II Tim. 3:2ss).

 

Alors que faire ? Baisser les bras et se taire ? Ne pas contrarier nos contemporains, si sûrs d'eux depuis qu'ils se sont débarrassés des normes judéo-chrétiennes ? Renoncer à dire que l'homosexualité et l'homoparentalité transgressent des limites pourtant posées à l'humanité pour son bien ? Eviter d'être (injustement !) taxé d'obscurantiste ou d'homophobe ? Admettre tout et n'importe quoi au nom d'un pseudo amour chrétien aussi sucré que mensonger ?

 

On reconnait l'arbre à son fruit. L'ennui est que le fruit de l'abandon des valeurs bibliques n'apparait pas immédiatement dans sa laideur mortifère. Et même lorsque celle-ci commence à paraître, la séduction d'être dieu à la place de Dieu rend malvoyant.

 

Bonne nouvelle quand même : Dieu n'est pas mort ! Celui qui reçoit sa lumière peut, aujourd'hui encore, devenir son enfant et bénéficier ainsi de sa restauratrice paternité (cf. Jean 1:12).

 

Olivier Emery

15:50 Publié dans Bible et Evangile | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |

28/01/2013

Notre chatte "Capsule" est morte.

En sa vénérable 22ème année la doyenne de nos animaux domestiques s'est doucement éteinte, sous le banc tout contre le mur de la maison.

 

Capsule a accompagné l'enfance de nos quatre enfants et referme la page finale d'un chapitre de notre vie familiale. Elle nous confronte à notre propre finitude et nous rappelle que nous ne sommes qu'un souffle, une herbe qui naît et qui passe sur les grands espaces du temps.

 

Si le deuil engendre une légitime tristesse, celle-ci ne génère pas automatiquement le désespoir. En effet il existe une authentique consolation offerte à chacun. Thierry Bourgeois, pasteur, l'a rappelé hier dimanche matin à Pécolat : celles et ceux qui mettent leur confiance en Jésus le Messie reviendront un Jour à la vie (cf. 1 Thessaloniciens 4:13ss).

 

Un jour les chrétiens du monde

Seront rassemblés par Lui

Ils sortiront de leur tombe

Car en lui ils ont la vie

Ils formeront un royaume

La terre sera leur pays

Leur hymne sera un psaume

A la gloire du Messie

(Chant 850 JEM)

 

Olivier Emery   

14:15 Publié dans Bible et Evangile | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |

14/01/2013

Que faire le dimanche matin à Genève ?

Affranchi mais pas timbré : qui suis-je ? Pas sûr de trouver la réponse tout seul dans son coin. Hier dimanche matin 13 janvier 2013. 4 rue Pécolat. 9h45. Jean Blanc, pasteur, livre la réponse : le chrétien.

 

Affranchi parce que solidement ancré en Jésus-Christ, ancré dans sa personne et dans son acte d'amour inouï à Golgotha :"il n'y a aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ" (Romains 8:1).

 

Cette libération induit la justification qui induit l'adoption qui induit la filiation qui induit l'héritage : je suis un enfant de Dieu. Qu'il fait bon être chrétien : quel privilège, quelle dignité. Quelle responsabilité pour le présent et quelle espérance pour le futur ! 

 

Alors que faire dimanche matin prochain ? Et pourquoi ne pas aller au culte (ou à la messe) et y écouter la parole libératrice de Dieu ? Fuir l'omniprésent divertissement pascalien qui maintient à zéro ton encéphalogramme spirituel. Si fâcheusement et tristement plat.

 

Olivier Emery  

14:59 Publié dans Bible et Evangile | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer |

31/12/2012

Quelle heure est-il ? L'heure de grandir !

Dimanche matin 30 décembre 2012. Culte à Pécolat. Jean Blanc, pasteur : " : quelle heure est-il ? 11h15 ? 22h30 ? Non, c'est l'heure de grandir !" 

Au seuil de 2013 chaque chrétien est invité à éviter le recul et à renoncer au sur place. Grandir, nous le devons et le pouvons en 2013. 

Grandir dans nos paroles et actes d'amour (cf. 1 Timothée 4:15).

Grandir dans notre exigence de vérité, d'intégrité et de justice. Grandir dans notre confiance en Dieu. Grandir dans la générosité. Grandir dans notre respect d'autrui et de la création (environnement). Grandir en bonté et en courage.

Grandir au quotidien, du 1er janvier au 31 décembre 2013. Pour qu'à travers notre humble mais significative présence, brillent autour de nous la lumière et l'espérance de Jésus et du Royaume de Dieu.  

Très heureuse et grandissante année 2013 à toutes et à tous !

Olivier Emery    

09:39 Publié dans Bible et Evangile | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |

28/12/2012

Le Jugement dernier aura bien lieu : Dieu merci !

Quand un théologien protestant s'exprime sur un sujet sensible et peu à la mode tel que le Jugement dernier, le lecteur respectueux de la Bible retient son souffle et s'attend au pire. Surprise ! Votre serviteur a été "déçu en bien" par le Professeur lausannois Daniel Marguerat.

 

Morceaux choisis publiés dans le Migros Magazine du 24 décembre 2012 :

 

-       Un Dieu tout sucré tout amour, devient insignifiant et impuissant face au mal.

 

-       Dieu n'est pas un chat tout bon qui ronronne sur le radiateur.

 

-       Dieu est à la fois amour et vérité.

 

-       Dieu se prononcera un jour sur la vie de chaque individu, ce qui fait donc de moi un adulte responsable.

 

-       L'espérance du Jugement dernier est une bonne nouvelle. Dieu révèle aux hommes ce qu'ils sont, pour leur fierté comme pour leur honte.     

 

-       Face à l'injustice, à la misère et au cynisme : que faire ? Je peux avoir confiance dans le fait que Dieu aura la Dernière Parole sur ce monde.

 

-       Oublier le Jugement dernier c'est abandonner le monde aux méchants.

 

 

Olivier Emery

13:01 Publié dans Bible et Evangile | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer |

25/12/2012

Qui peut décider soi-même de naître ? Personne ! Vraiment personne ?

Noël. Dans une peite bourgade de Judée voici un peu plus de 2012 années naît un être humain que ses parents appelleront Jésus. Il est le seul dans l'histoire de l'humanité à avoir décidé de naître. Voilà pourquoi Noël est un jour unique et exceptionnel dans l'Histoire : le fils de Dieu a accepté de venir sur la terre pour y vivre, y partager notre condition humaine et montrer aux hommes qui est vraiment Dieu.

Ah mais pardon, me rétorquera-t-on  : comment la raison humaine peut-elle accepter pareille fable ? Autant croire au Père Noël !

C'est la question cruciale (c'est le mot) qui se pose à chacun : croire ou ne pas croire en Jésus-Christ ? Soumettre à son autorité sa raison et son coeur ? Ou continuer à vivre sûr de ses certitudes puisque l'Homme, devenu "grand et intelligent", n'a plus besoin de son Créateur ? La science n'a-t-elle pas enfin démontré que l'être humain est "né tout seul" suite à de fabuleux et innombrables heureux hasards évolutifs ?

Personne n'a décidé de naître; mais plusieurs ont décidé de renaître. Décidé d'accueillir une nouvelle vie au sein de leur existence. Avec de nouvelles valeurs éthiques, de nouveaux objectifs, de nouvelles espérances joyeuses, dès à présent et pour l'éternité : "Seigneur à quel autre irions-nous qu'à toi ? Tu as les paroles de la vie éternelle !" (Apôtre Pierre dixit). 

Bonne et bénie fête de Noël à chacun et spécialement à tous les René et Renée de Genève et du monde entier.


Olivier Emery      

10:05 Publié dans Bible et Evangile | Lien permanent | Commentaires (4) |  Imprimer |

22/12/2012

24 décembre 1943 : déporté au garde-à-vous devant son chef de camp nazi. Une vraie histoire (vraie) de Noël.

Paris. Printemps 1943. Réquisitionné par les Allemands pour fonctionner comme interprète, Erino Dapozzo parvient à sauver des Juifs et des résistants. Arrêté par la Gestapo il est déporté dans un camp de travail en Allemagne près d'Hambourg. Le camp est très dur. Insalubrité, famine et cruelle froidure hivernale sont au rendez-vous en cette veille de Noël 1943. Erino est convoqué par le chef de camp qui le reçoit dans sa confortable baraque, le fait mettre au garde-à-vous devant sa table et, sadique, se régale lentement d'un festin de Noël en se moquant de son infortuné prisonnier. Arrivé au dessert il débale un petit paquet de gâteaux qu'il se met à manger avec délice :

- Oh qu'ils sont bons ! Votre femme est une remarquable cuisinière, elle vous en envoie chaque mois et ils sont toujours délicieux !

Erino imagine son épouse et ses enfants privés de presque tout qui se privent encore d'avantage d'un peu de farine et de beurre pour leur époux et papa déporté; une voix diabolique lui souffle alors :

- Hais-le ! C'est la guerre, tu as le droit d'haïr cet homme infâme !

Erino prie intérieurement et Jésus lui répond : "Moi je vous dis d'aimer vos ennemis". Son abattement fait alors place à une paix joyeuse. Il dit à son bourreau qu'il l'aime et qu'il va prier pour lui. Quel renversement ! Le commandant devient furieux et sur requête de son prisonnier le renvoie dans son baraquement.        

Dix ans plus tard Erino parvient à retrouver la trace de son ex-commandant. Après la guerre, celui-ci a plusieurs fois changé d'identité et de domicile pour se cacher et éviter des représailles. Accompagné d'un ami pasteur Erino lui rend visite à l'heure du goûter après avoir acheté des petits gâteaux. Il se présente :

- "Bonjour chef de camp X ! Je suis le prisonnier no X du baraquement X ! Vous savez...celui des petits gâteaux de Noël. 

L'homme blêmit tout comme sa femme et ses deux filles :

- " Vous êtes venu pour vous venger ?"

- " Ja wohl ! Votre épouse pourrait-elle nous préparer s'il vous plaît une tasse de thé ? J'ai apporté quelques petits gâteaux"

Autour de la table familiale Erino lui parle d'une vengeance très spéciale qui a pour nom le pardon :

- " Je viens vous annoncer que je vous pardonne. Avec votre passé, vous portez un énorme poids de culpabilité. Rien ni personne ne pourra vous en libérer, sauf celui qui est venu sur terre à Noël pour cette mission. Réfléchissez-y".       

Deux ans plus tard l'ancien chef de camp devient chrétien, l'ami et le frère d'Erino.

Chers lectrices et lecteurs de la Tribune de Genève, je vous souhaite la joie et la paix profonde de Noël. Celles que procure le pardon reçu et donné. Sans exception. Sans aucune restriction.     

 Olivier Emery

P.S Le récit complet des aventures extraordinaires vécues par Erino tout au long de sa vie est sur www.dapozzo.com

09:53 Publié dans Bible et Evangile | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer |

28/11/2012

La louange francophone est malade

Le problème est qu'elle ne le sait pas. La qualité prosodique et poétique de nos chants est globalement faible parce que nos auteurs-compositeurs sont trop souvent ignorants des règles de la prosodie. Si ça se trouve, ils ne savent même pas ce qu'est la prosodie. C'est consternant et surtout bien triste. Sur le plan musical en revanche l'excellence est de mise : et c'est tant mieux ! Mais pourquoi cette négligence - parfois grave - dans la qualité du texte ? Nul doute que le Roi David composait de belles mélodies mais n'a t-il pas aussi mis un soin et une qualité toute particulières dans l'écriture de ses chants de louange ?

Avec Ramuz (in Chant des pays du Rhône) j'ai aussi fait ce rêve : " Je louerai ce qui est à louer avec des mots assemblés avec soin dans mon coeur, puis jetés sur le papier tout fumants encore de ce coeur, avec le plus de soin, le plus d'amour possible; moi aussi, comme le peintre, de mon mieux, avec de telles couleurs de mots  et tels contours de phrases, figurerai l'objet de ma vénération".  

Olivier Emery

09:59 Publié dans Bible et Evangile | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |

10/09/2012

Bon pour le moral !

La lecture de la rubrique "coup de chapeau" du magazine de la FRC vous (re)donne le moral ! Mais oui il existe encore des entreprises - donc des êtres humains - qui privilégient l'élégance à la mesquinerie et la grandeur d'âme à la petitesse. Jugez plutôt :

- TROTTET à Meyrin livre gracieusement 300 capsules suite à une malfaçon d'un lot de 150 pièces

- OPTIQUE PIGUET à Yverdon remplace gratuitement des verres alors que le délai de garantie est échu

- GRAU ELECTRICITE à Aigle rembourse l'achat d'un frigo à un locataire qui n'en a plus l'utilité suite à des transformations de son appartement par la régie.

Soyez bénis vous toutes et tous qui dans le cadre de votre travail quotidien dispensez sourire et réconfort autour de vous ! " Heureux ceux qui procurent la paix : ils seront appelés enfants de Dieu " (parole de Jésus, Matthieu 5 : 9)

Olivier Emery

09:58 Publié dans Bible et Evangile, Commerce | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |

29/08/2012

Accueil de l'ex-femme de Dutroux. Honte ou honneur au couvent ?

Honte ou honneur ? Honneur aux soeurs clarisses d'avoir accueilli l'ex-femme de Marc Dutroux.

Il ne s'agit évidemment pas de minimiser l'atrocité et la cruauté indicibles du crime commis par cette femme. En aucune manière. Mais il s'agit d'affirmer que n'importe quel être humain - aussi abject fût-il - a droit à la justice et non à la violence de la société humaine. Et, surtout, tout être humain qui regrette profondément ses mauvaises actions a la possibilité d'obtenir pardon et rédemption.

Avec le Dieu de l'évangile cette porte sur le chemin qui mène des pires ténèbres à celui de la plus pure lumière demeure toujours ouverte ! Et il en est bien ainsi. Car si cet espoir existe pour une ex-madame Dutroux, il existe aussi pour chacun d'entre nous : "le sang de Jésus-Christ nous purifie de tout péché" (La Bible 1 jean 1:7). En toutes circonstances.

Olivier Emery 

10:01 Publié dans Bible et Evangile | Lien permanent | Commentaires (4) |  Imprimer |