• Genève Barcelone en avion ?

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    L'autre à jour à Vidy. Petite pause repas de midi au restaurant avec mes collègues - amis Jean-Michel et Denis. Le dernier nommé nous explique que sa fille, étudiante EPFL en science de l'environnement, va rejoindre Barcelone pour un semestre "Erasmus".

    En bon et affectueux père de famille il annonce à sa progéniture qu'il viendra volontiers  lui rendre visite un week-end. Et de s'entendre répondre: "Papa, il est exclu que tu viennes en avion !".

    Alors le paternel, surpris, de pleurnicher qu'il n'y a plus de train de nuit, qu'il ne bénéficie pas de dizaines de semaines de vacances par année et que patati patata.  "Si tu viens en avion, c'est bien simple: tu ne me verras pas !" lui rétorque sa belle enfant. 

    Cherchant un peu de réconfort auprès du soussigné, Denis peste contre cette attitude qu'il juge dogmatique et excessivement intransigeante. Las pour lui : je félicite la demoiselle et m'indigne du comportement irresponsable de mon interlocuteur; comme elle a raison !

    Ma génération et celle de nos parents, non contents d'avoir honteusement pollué sans vergogne l'environnement, continuent scandaleusement à vouloir persévérer en cette funeste voie.

    Aujourd'hui c'est bien avec jeunesse que rime sagesse.

        

     

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  • La nostalgie du secret bancaire suisse

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    10 ans. C'est l'anniversaire de l'abandon de notre merveilleux secret bancaire. On en pleurniche par ci, on s'en lamente par là. On évoque la "belle époque révolue"...

    Surprise: peu ou pas d'échos de soulagement. De perspective éthique. De souci de la "reine des sciences". De morale.

    Car, enfin, ce secret bancaire puait la bestiole crevée! Il générait une part de richesse inique et honteuse. Celle de l'argent de trafiquants de mort ou de riches tricheurs fiscaux animés d'une cupidité aussi infantile qu'égoïste.

    A cette honte historique nationale s'en ajoute deux.

    Celle de n'avoir abandonné ce vil rôle de receleur que si tardivement, et ce sous la menace de pressions extérieures.

    Celle, aujourd'hui, d'esprits chagrins dépourvus de conscience qui ont la nostalgie de cette pseudo "belle époque".    

         

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