27/12/2017

Jean de la Rome protestante et François de la Rome catholique

Nombre d'esprits chagrins détestent encore aujourd'hui Jean Calvin: quelques rares cathos nostalgiques du Concile de Trente, des fêtards qui confondent plaisir et joie ou divertissement et bonheur. Et puis, enfin, les allergiques à la révélation biblique influencés à leur insu par d'obscures forces spirituelles hostiles à la lumière, la paix, la joie et l'espérance que le Créateur veut offrir à chaque être humain. Car Calvin est non seulement un esprit brillant, mais aussi un grand penseur qui a compris que la raison humaine est corrompue et que l'Ecriture est la seule source de sagesse digne de confiance ici-bas. 

C'est pourquoi Calvin reste un auteur étonnamment moderne bien différent de la caricature grincheuse dont il fait l'objet chez trop de gens peu instruits : 

"Il faut aussi que nous ayons pitié et compassion de tous, car là nous contemplons notre nature (...). Le mot prochain ne signifie pas seulement ceux qui ont accointance avec nous, mais tous hommes sans exception, vu que tout le genre humain fait un corps, duquel étant membres, il faut que nous soyons liés et unis ensemble mutuellement, car ce point doit être résolu que nous devons aider et subvenir aux plus étranges du monde, comme à notre propre chair". 

Des propos d'une brûlante et pertinente actualité que ne renierait pas le pape actuel des catholiques... sympathique évolution de l'histoire du christianisme.   

Pour en savoir plus : François Dermange, L'éthique de Calvin, Labor et fides 2017.

     

17:41 Publié dans Bible et Evangile, Genève, Solidarité, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |