08/12/2017

Jérusalem Israël et l'ânesse de Balaam

Saisies d'une magnifique unanimité les nations contestent que Jérusalem soit la capitale de l'Etat hébreux; et de rappeler que le plan de partage voté par l'ONU en 1947 refusait cette prérogative à Israël.  

C'est marrant, personne ne mentionne que cette décision internationale a été rejetée par les arabes de Palestine qui choisirent alors de déclarer la guerre afin de jeter les Juifs à la mer.

C'est marrant, personne ne mentionne les évidents et incomparables liens historiques culturels et religieux du peuple juif avec cette ville.

C'est marrant, personne ne mentionne que Jérusalem n'est même pas citée dans le coran alors qu'elle est la ville biblique par excellence.

C'est marrant, aucune autorité religieuse médiatisée issue du christianisme ne mentionne que, selon l'évangile, Jérusalem est la capitale du roi des…Juifs.

C'est marrant, il a fallu qu'une ânesse parle pour que Balaam soit empêché de maudire le peuple de Jacob. 

12:25 Publié dans Bible et Evangile, Israël, Politique | Lien permanent | Commentaires (11) |  Imprimer |

Commentaires

Merci beaucoup Monsieur Emery pour ce brillant rappel.

On se demande comment il se fait que l'islam se soit emparé de Jerusalem pour en faire la troisième de ses villes saintes. Elle a été conquise par un envahisseur mahométan, Omar. Dans le Coran, Jerusalem n'est jamais cité. La seule mention qui pourrait éventuellement faire allusion à Jerusalem est la citation de la mosquée Al Aqsa (qui fut construite après la mort de l'Envoyé d'Allah, ce qui pose un problème de crédibilité de l'origine divine du Coran et laisse à penser à une manipulation humaine)) dans un voyage imaginaire de Mahomet sur son Bouraq.

Quant à l'appropriation de Jérusalem par les chrétiens, je n'en pense pas moins. Le Christ y est mort en tant que juif et loin était son idée de créer une nouvelle secte.

Écrit par : G. Vuilliomenet | 08/12/2017

Eh bien, marrez-vous!
Nous sommes en 2017 et vous ne faites référence qu'au passé...
Quelques éléments historiques pèsent bien peu sur la balance de tout ce qui se vit actuellement à Jérusalem.
En outre, comment se fait-il que ce soit un Président étranger qui décide du sort de ce lieu?

Écrit par : Marie-France de Meuron | 08/12/2017

Merci M. Emery.
Cette piqûre de rappel semble bien nécessaire.
Marie-France, pensez-vous sincèrement que votre raisonnement soit juste : « Quelques éléments historiques pèsent bien peu sur la balance » ?
Celui qui ignore l’Histoire est condamné à en reproduire ses erreurs ».

Écrit par : Laurent Joly | 08/12/2017

Mme de Meuron
Ce sont aussi les palestiniens qui font sans arrêt référence au plan de partage et à la solution des deux états qu'ils ont refusé quand elle était actuelle, et qu'ils ont fini par prétendre accepter seulement lorsqu'il est devenu clair qu'ils n'arriveraient pas à détruire Israël. Juste en passant, au vu des suites de l'évacuation par Israël de Gaza en 2005, je ne suis pas entièrement convaincue qu'ils comptent réellement cohabiter pacifiquement avec l'Etat hébreu. Ce qui est certain, c'est que, chaque fois ou presque que les négociations avancent, ce sont les palestiniens qui trouvent un prétexte (de nouvelles exigences qu'ils savent inacceptables pour Israël, ou alors la construction de quelques maisons) pour tout arrêter.
Je vous ferai également remarquer que c'est bel et bien Israël qui décidé de faire de Jérusalem sa capitale, et ce depuis sa création en 1948. C'est là que se trouve la Knesset (parlement), le siège du gouvernement, celui de la présidence, et bien d'autres instances dirigeantes. Donald Trump a donc simplement pris acte de cette réalité, et ce sont tous les autres pays qui s'arrogent le droit d'imposer de l'extérieur le choix de la capitale à Tel Aviv.

Écrit par : alena hochmann | 08/12/2017

"vous ne faites référence qu'au passé..."
Si on ne fait pas référence à l'histoire, donc au passé", seul le rapport des forces importe. Or il est en faveur d'Israël.
"comment se fait-il que ce soit un Président étranger qui décide du sort de ce lieu?"
L'opinion du Président Trump ne peut décider de ce qui sera de Jérusalem dans l'avenir, il ne peut que donner le point de vue du gouvernement américain. Je doute fort que les Palestiniens auraient le pouvoir de décider de quoi que ce soit s'ils n'étaient pas soutenus, de leur côté, par les puissances étrangères. De plus, le chef du gouvernement israélien prendrait certainement cette décision s'il était en son pouvoir de le faire.
Ce que l'on peut affirmer avec certitude c'est que la décision du gouvernement américain contrevient à une résolution des Nations Unies.
Ce que l'on peut aussi, c'est exprimer l'opinion que c'est une décision diplomatiquement inopportune et qu'on la réprouve personnellement pour des raisons morales liées au parti que l'on a pris dans la dispute qui oppose Palestiniens et Israéliens.

Écrit par : Mère-Grand | 08/12/2017

Sahîh Muslim et Sahîh al-Bukhârî, deux recueils de hadiths considérés parmi les plus fiables, font état d’un voyage nocturne de Mahomet (cf. Le Coran XVII:1). Au cours de ce voyage [1], Mahomet aurait rencontré les prophètes Abraham, Moïse et Jésus à Jérusalem [2]; puis il serait monté dans les cieux (au nombre de sept) grâce à une échelle et les aurait visités l’un après l’autre, y rencontrant notamment Adam, Jésus, Jean-Baptiste, Aaron, Moïse et Abraham, avant d’échanger quelques mots avec Dieu en personne [3]. Ainsi, au cours de la même nuit, Mahomet aurait donc rencontré Abraham, Moïse et Jésus sur Terre et les aurait revus peu après dans les Cieux. Plausible? Je me pose la question.

[1] La tradition situe cet événement le 27 rajab de l'an 2 avant l'hégire, soit autour de l'année 620 de l'ère chrétienne.

[2] À noter que selon la Bible, Pierre, Jacques et Jean virent de leurs yeux Jésus s’entretenir avec Moïse et Élie (cf. Marc 9:1-4, Matthieu 17:1- 3 et Luc 9:29-32; épisode de la transfiguration). L’islam se devait d’enchérir s’il voulait démontrer sa supériorité sur le christianisme.

[3] Pour les détails, lire par exemple:
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Isra_et_Miraj
- http://www.islamreligion.com/fr/articles/1511/viewall/

Écrit par : Mario Jelmini | 09/12/2017

@Mère Grand, @Marie France de Meuron,
Vos deux textes sont pleins de bon sens et chapeau bas.
A ceux qui parlent de l "Histoire", c est une foutaise. L Histoire a été toujours ré-écrite au bon vouloir du plus fort et du plus hégémonique surtout ne pas nous sortir des histoires d il y a 2000 ou 3000 ans.

Écrit par : Charles 05 | 09/12/2017

Le terme "Palestine" est un mot hébreu !!

Écrit par : Corto | 09/12/2017

L'histoire est en marche et Donald Trump en fait partie. Israel a retrouvé ses terres en 1948 et ils n'ont pas attendu que les nations unis leur donne l'autorisation.Ils seraient toujours en train d'attendre . Israel fait partie de la grande histoire auquel les chrétiens sont rattachés . Si vous lisez la bible vous ne pourrez que le constater. Jérusalem est cité 771 fois dans l'ancien testament dont 142 fois dans le nouveau testament et Sion 150 fois dans l'AT et 7 fois dans le NT dans le coran 0 fois le nom de cette ville sainte. Pourquoi s'éffaroucher que ce soit la capitale du peuple juif? De plus ils sont les garants de la cohabitation juive chrétienne et musulmane. Alors que la Jordanie avant 1967 propriétaire des lieux avait brûler les synagogues. Ce n'est pas les nations unis qui font l'histoire. Ils ne font juste que réagir à l'histoire qui est en route et qu'aucun homme ne peut arrêter. On peut applaudir ou s'agacer et lutter contre en vain.

Écrit par : Michel Duccini | 09/12/2017

Ah bon,

Mère Grand écrit :

Ce que l'on peut affirmer avec certitude c'est que la décision du gouvernement américain contrevient à une résolution des Nations Unies."

Si il parle du plan de partage N°181, on ne peut pas vraiment qu'il s'agisse d'une résolution à proprement parler, et je rappel aux intervenants que peut après le plan de partage décidé en 1947 et jusqu'en 1973, les arabes ont déclarés 4 guerres à Israël, il ne me semble que ces guerres étaient inclues dans le plan de partage N°181 ???

Pour la petite histoire et pour Mère Grand, à cette époque, en 1947, c'était les juifs qui étaient affublés du terme de "palestiniens" !!

Écrit par : Corto | 10/12/2017

@ Corto
Je vous remercie de ces informations. Je ne connais pas les détails liés à l'existence et à la survie de l'Etat d'Israël et je me suis rarement risqué à donner une opinion sur le sujet tant je hais me retrouver dans les affrontements et les échanges d'insulter qu'entraîne généralement toute prise de position sur le sujet.
Pour répondre encore à vos observations, j'aurais peut-être dû écrire que cette prise de position est critiquée par la presque totalité des membres des Nations (Unies) et du Conseil de Sécurité.
Sur le fond, je ne ferai que quelques remarques en passant.
Le processus de création de l'Etat d'Israël, comme celui de la configuration de la plupart des Etats de la région peut être critiqué et traité de nombreux adjectifs négatifs. Il en est d'ailleurs de même pour bien d'autres événements historiques du même genre. Il n'en demeure pas moins qu'il a abouti à une situation de fait reconnue par presque tous le Etats du monde, et notamment par l'ONU, une situation qui risque fort de ne pas changer, même avec les graves bouleversement qu'ont entraînés les événements actuels liés au "Printemps arabe", à Daesh et aux revendications des Kurdes.
Lors de ces définitions ou répartition de territoire il y a toujours eu des groupes ethniques ou autres, qui se sont sentis floués et ont finalement dû s'accommoder de leur sort, jugé plus ou moins injuste ou immoral.
C'est manifestement le cas pour les (plus ou moins) anciens occupants des territoires incorporés dans l'Etat d'Israël ou déplacés par lui, notamment ceux qui revendiquent l'appellation de Palestiniens.
Or l'ONU n'a de pouvoir que celui que lui accordent ses membres et elle n'a aucun moyen indépendant d'imposer quoi que ce soit par la force. Ni les autres Etats, dont en premier lieu les Etats-Unis, dont certains revirement politiques sont bien connus, n'ont jamais été en mesure de donner à Israël une garantie suffisante de sécurité et de survie.
Il est évident que les guerres que vous mentionnez n'ont fait que renforcer ce pays dans la certitude qu'il était seul à pouvoir le faire et que la victoire de ses ennemis risquait fort d'aboutir à son anéantissement, ce qui est toujours le but avoué de certains. Il est d'ailleurs fort peu probable que l'interdiction de mettre à profit une victoire pour prendre possession du territoire, ou d'une partie du territoire, de son adversaire vaincu aurait été respectée.
Dans cette histoire il me semble que les "Palestiniens" (quelque histoire ou définition on accorde à ce terme) sont tout autant victimes de leurs amis que de leurs ennemis, les deux termes pouvant ainsi être mis entre guillemets. Certains vont jusqu'à penser que le problème des réfugiés palestiniens et de leurs camps a instrumentalisé et exacerbé expressément pour les Etats environnants pour que jamais les tensions régionales autour du problème de l'Etat d'Israël ne puissent s'apaiser.

Écrit par : Mère-Grand | 11/12/2017

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.