18/10/2017

Les harceleurs sexuels prospèrent grâce au silence des lâches

"Le silence des pantoufles est plus dangereux que le bruit des bottes". Dixit le pasteur allemand Niemöller emprisonné à Sachsenhausen par les Nazis en 1937.

Ce silence criminel permet aux agresseurs sexuels de poursuivre impunément leurs méfaits destructeurs. Combien de collègues de travail, de cadres d'entreprise et de responsables RH écoutent la plainte des victimes et agissent en conséquence ? Qui est prêt à risquer sa carrière professionnelle, voire son job, en dénonçant ce fléau dégeulasse ?

6'000 pasteurs confessants allemands ont perdu leur emploi pour avoir osé s'opposer aux thèses nazies démoniaques. Mais 12'000 ont courbé l'échine et trahi les valeurs morales bibliques...

Gilbert Cesbron le rappelle, dans la vie c'est comme au téléphone : le silence coûte aussi cher que les paroles.        

Commentaires

Très juste. Et c'est d'autant plus intéressant de le rappeler que ça s'applique aussi a beaucoup d'autres domaines.

Écrit par : C.Martel | 18/10/2017

Pour juger les autres c'est fou ce qu'ils ont la langue bien pendue dirait Davel mais quand à savoir dire non associé à une paire de claque c'est une autre paire de manche et pourtant la méthode est efficace
Il y en a une autre ,le coup de pied entre les jambes de l'hommes mais encore faut il savoir réagir à temps
Et Face de boucs et twitter ne vont pas diminuer les harcèlements puisque c'est devenu tendance s'exerçant à tous les niveaux grâce au natel et ses célèbres harponnages suivis de silences pour mieux faire déprimer les gens qui croyaient encore aux contacts humains à la chaleur humaine
Mais nada le vide ,le néant et pour combler ce vide ils ont ressorti le harcèlement commercial et tout le monde ou presque connaît la suite

Écrit par : lovejoie | 19/10/2017

Tous les hommes, notamment les acteurs dans le cas de Weinstein, qui se sont tus étaient lâches. Dans la "vie ordinaire" ils serait insultant d'appliquer cet adjectif à toutes les femmes victimes d'actes similaires, ne serait-ce que parce que leur position dans la société est déjà plus fragile que celle de la plupart des hommes.
Combien ont témoigné de l'épreuve que représentait la dénonciation des faits à des policiers (pas toujours des policières, comme actuellement) dont l'attitude représentait en fait une épreuve supplémentaire, si même leur dénonciation était prise au sérieux.
Je ne mentionne qu'en passant les sociétés dans lesquelles, souvent pour des raisons liées à la religion, ces femmes sont elles-mêmes considérées comme responsables de ce qui leur est arrivé.
Les cas des victimes hommes (en l'occurrence des garçons) est tout aussi tragique, comme il est ressorti des protections accordées à certains prêtres par leur hiérarchie toute puissante.
Le titre de votre intervention, s'il dénonce très justement les coupables, ne peut donc qu'exceptionnellement être appliqué aux victimes. Je ne vous soupçonne pas de l'avoir envisagé.

Écrit par : Mère-Grand | 20/10/2017

Le harcèlement et son océan d'hypocrisie: on se contente de ramasser les cadavres pour les enfouir et de rappeler son eschatologie en la matière avant de refermer la parenthèse.

Le harcèlement sexuel ou harcèlement tout court, car le harcèlement sexuel déguise à bon compte une appétence fréquemment d'un autre ordre qui se décline dans des expressions et variations qu'on retrouvera dans le monde du travail ou/et social. Mais il faut remarquer que dans la plupart des cas de harcèlement, les auteurs ont déjà sévi ou sévissent encore et toujours déjà au sein de leur propre famille. La famille sert de protection de masque de havre de repos, ils sont souvent admirés,choyés et adulés par un fan tel une mère inconditionnelle ou une sœur manipulatrice.
On trouve parfois des associations civiles professionnelles ou politiques comme seconde ou première famille où ils vont faire et perfectionner leurs armes de séduction et d'autorité. Leur capacité de séduction peut vous faire prendre des absurdités - tirées de leur arsenal de défense - pour du génie.

Ce qui manque à la société et aux acteurs de notre nouveau "sociétal", c'est de vraiment prendre les problèmes de famille et de société au sérieux. Le denier public finance beaucoup pour poser des pansements sur des cicatrices. Il n'existe pas de denier public pour mener une recherche sérieuse sur les causes réelles. Ce ne sont pas les gens compétentes qui manquent. On préfère des incompétents, des béni-oui-oui, dociles dans un artefact de programme dit d'utilité publique. De ce fait on aggrave encore la situation en orientant des groupes de citoyens activistes vers des occupations stériles sans aucune qualité correspondante nécessaire.

Si une vraie recherche devait avoir lieu, il faudra à l'équipe de n'avoir pas peur des mots pour décrire la gestation du harcèlement jusqu'à sa naissance, à ses premières manifestations et ses premiers mots: commencement du harcèlement autonome.

On avait effleuré ici et là, pendant des décennies, le problème de coût de la santé publique que dans le domaine du travail salarié, financé par les travailleurs et leurs employeurs mais on n'a pas songé à pointer le coût, beaucoup moins saisissable parce que profondément immérgé, de l'imperformance générale en dehors de ce secteur où le harcelé ou la harcelée est un mort vivant durant toute sa vie. La négation des personnes harcelées - dont on ignore tout de ce qu'elles auraient apporté si elles vivaient des conditions normales dans leur travail ou avec un minimum de mesures protection est tout simplement du désintérêt des responsables politiques pour l'hygiène publique, du désintérêt pour l'efficacité des entreprises et du service public.

Écrit par : Beatrix | 24/10/2017

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