16/09/2017

Qui a dit que l'évangile est raisonnable ?

Aimer d'affreux assassins islamistes ? Le message et le vécu du Rabbi de Nazareth nous y invitent pourtant sans équivoque. Il est temps de tordre le cou à une fausse idée selon laquelle les préceptes du christianisme authentique sont raisonnables. Jugez plutôt : "Je vous donne un commandement nouveau: aimez vos ennemis"; et priant pour ses tortionnaires alors qu'il agonise injustement en proie à une souffrance physique et spirituelle indicible: "Père pardonne-leur".

C'est la folie de l'amour inconditionnel. C'est la folie du pardon absolu. C'est la folie de la rédemption toujours parfaitement possible tant qu'il reste un souffle de vie : l'assassin - qui va mourir dans une poignée de secondes - reçoit l'inouïe promesse "aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis".

Ce qu'Il nous explique, en vérité, c'est que nos véritables ennemis ne sont pas fait de chair humaine mais d'esprit : ce sont la Haine, l'Orgueil, le Mensonge, l'Injustice. C'est pour cela que depuis plus de 20 siècles des hommes et des femmes au sein des inévitables tourments de la vie implorent avec ferveur le Ciel : "Délivre-nous du Mal"!  

15:00 Publié dans Bible et Evangile, Politique, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (6) |  Imprimer |

Commentaires

Les 3 religions monothéistes sont des impostures!

Écrit par : dominique degoumois | 16/09/2017

Je prends note que les préceptes du christianisme authentique ne sont pas raisonnables.

Je prends également note que l'amour chrétien, c'est à la fois "la folie de l'amour inconditionnel" et "la folie du pardon absolu".

Je ne vous suivrai pas, M. Emery, sur la voie de la folie, pas plus que je ne suivrai les préceptes déraisonnables édictés il y a deux mille ans par un psychopathe qui est allé jusqu'à s'auto-proclamer Christ, quelles qu'aient pu être ses bonnes intentions.

Si Dieu a doué l'homme de raison et d'esprit critique, c'est certainement pour qu'il s'en serve.

À propos de la formule "Délivre-nous du Mal" : qui a mis le mal en l'homme, si ce n'est Dieu, qui a conçu l'homme à son image?

Mon credo, en ce 21e siècle, n'est pas celui de Jésus. Si j'avais un message à délivrer à mes contemporains, ce serait plutôt: "délivrez-vous de Dieu". Un message qui s'adresserait, entre autres, à ces extrémistes musulmans qui égorgent, violent et s'emploient à faire régner la terreur afin de se concilier les bonnes grâces de leur Dieu tout-puissant. Et à ces autres extrémistes musulmans qui prônent l'anéantissement des juifs, des chrétiens et autres renégats.

"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui les regardent sans rien faire" (Albert Einstein). Le monde sera détruit par des gens comme vous, M. Emery..

Et maintenant nous allons voir si un véritable dialogue peut s'engager sur ce blog avec le moraliste de service que vous aspirez à être.

Écrit par : Mario Jelmini | 16/09/2017

Qui a dit que l'Évangile était raisonnable? Pas moi, en tout cas. Et je vais le démontrer.

Le selon Matthieu (5:44) et le selon Luc (6:27 et 6:35) font dire à Jésus:
• "aimez vos ennemis".
En Luc 6:35, Jésus ajoute aussitôt que le Très-Haut "est bon pour les ingrats et pour les méchants", ce qui semble en effet cautionner les exactions commises par l'EI et justifier l'amour que les chrétiens devraient porter aux terroristes.

Mais que faites-vous, M. Emery, de cette injonction que Jésus, parvenu au terme de la parabole des mines, lança à ses disciples:
"Quant à ces gens qui me haïssent et n’ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici et massacrez-les en ma présence" (Luc 19:27) ?
Ce passage peut aussi être traduit de la manière suivante:
“Quant à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici et égorgez-les en ma présence” (1).
Ainsi, ce qui était vrai sous le régime de la Torah demeure valable sous l’empire de l’Évangile (évangile signifie «bonne nouvelle»): le commandement “Tu ne tueras point” (Exode 20:13 et Deutéronome 5:17) ne s’applique pas dans les relations avec l’ennemi. Dans le christianisme de Jésus, l’ennemi est constitué de tous ceux qui ne veulent pas “que je règne sur eux” (2) ou qui ne font pas “ce que je commande” (Jean 15:14) - donc de tous ceux qui “ne pensent pas comme moi”). Manifestement,aux yeux du Sauveur, supprimer ses ennemis ne constitue pas un péché. Cette conception prévaut également dans l’islam de Mahomet (pour mémoire, islam signifie «soumission à Dieu»):
◊ “S’ils [les infidèles, les hypocrites, les mécréants, les incrédules] tournent le dos [à Allah], saisissez-les; tuez-les partout où vous les trouverez” (Le Coran IV:89; autre traduction: “S’ils optent carrément pour l’apostasie, saisissez-les et tuez-les, où que vous les trouviez"; dans le même sens: Deutéronome 13:12-18 et 20:10-18. Inutile de préciser que les chrétiens sont des infidèles aux yeux des musulmans et les musulmans des infidèles aux yeux des chrétiens);
◊◊ “Où que vous les rencontriez, tuez-les [les transgresseurs, les mécréants, les incrédules, les infidèles, les effaceurs d’Allah]” (Le Coran II:191).
De toute façon, assassinés ou non, “les infidèles [comprendre: les non musulmans] (...) sont voués à servir de combustible au Feu éternel” (Le Coran III:10).

Les textes qui précèdent non seulement légitiment mais ordonnent l’extermination, par carnages et génocides interposés, de ceux qui vénèrent d’autres dieux ou qui n’en reconnaissent aucun. C’est là une des principales caractéristiques communes aux trois grandes religions monothéistes, et l’on ne saurait se montrer trop reconnaissant envers ces dispensatrices de la grâce divine pour les services qu’elles ont rendu à l’humanité et les progrès qu’elles lui ont permis d’accomplir. Louées soient-elles pour le remarquable esprit de tolérance, d’harmonie et de paix qui n’a cessé de les animer depuis les origines jusqu’à nos jours, esprit qui a trouvé son apogée dans les croisades et autres guerres somptueuses auxquelles elles se sont livrées entre elles, à l’instigation et pour le plus grand plaisir du Dieu tout-puissant. Oui, gloire aux doctrines juives, chrétiennes et musulmanes pour leur esprit de fraternité et de concorde, qui a procuré tant de bonheur à la cohorte des preux morts pour elles sur le champ d’honneur, sans oublier la béatitude de leurs veuves et de leurs orphelins, ni la jubilation des estropiés et autres rescapés, traumatisés à vie par les horreurs auxquelles ils ont eu le privilège d’être associés.

La volonté des Églises de tout mettre en oeuvre pour favoriser l’avènement du Royaume de
Dieu (3) est illustrée par cette phrase admirable prononcée en pleine guerre civile espagnole par Monseigneur Miguel de los Santos Díaz Gómara, évêque de Carthagène:
“Bénis soient les canons si, dans les brèches qu’ils ouvrent, fleurit l’Évangile” (4).
L’esprit de fraternité sous-jacent à cette noble pensée aurait-il dû valoir à son auteur d’être canonisé? Les avis sont partagés. Par contre, ils sont unanimes sur un point: il faut se réjouir que Mgr Díaz Gómara n’ait pas été excommunié, car cela eût constitué une inégalité de traitement choquante du moment que Hitler, Himmler et Mussolini - comme lui baptisés catholiques et comme lui élevés dans le respect de la papauté - n’ont jamais été excommuniés (5), même post mortem.

Sans prendre parti en faveur d’une religion ou d’une autre, on se surprend à découvrir une dose appréciable de bon sens dans cette phrase: “Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens”, que le chroniqueur cistercien Césaire de Heisterbach a placée dans la bouche du chef de la première Croisade des Albigeois, Arnaud Amaury (source: «https://fr.wikipedia.org/wiki/Siège_de_Béziers#Tuez-les_tous.2C_Dieu_reconnaîtra_les_siens »).

Comme elle est belle, la paix offerte aux hommes par le Dieu tout-puissant! Mais que dire de ses suppôts en costume d’apparat, qui ne trouvent rien de mieux à faire que d’appeler sur l’humanité les foudres de “la paix de Dieu” (Philippiens 4:7): “Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous” (Ordinaire de la Messe, liturgie de la communion)? Puisse un destin favorable nous préserver des maléfices de ce simulacre de paix.

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M. Emery, si vous refusez de publier mes commentaires et de dialoguer avec moi sur votre blog, c'est que vous ne m'aimez pas, comme cela vous est commandé. Le dilemme est le suivant: si vous m'aimez, vous publierez mes commentaires. Si vous ne les publiez pas, vous n'êtes pas digne de Jésus.

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(1) Si l’on se réfère aux généalogies (au demeurant fort divergentes) affichées dans Matthieu 1:1-17 et Luc 3:23-38, qui présentent toutes deux Jésus comme un descendant de David, on dira que le Messie avait de qui tenir puisque son royal ancêtre n’y allait pas de main morte lui non, n’hésitant pas à appeler le Dieu tout-puissant à la rescousse: “Dans ta bonté, extermine mes ennemis et anéantis tous mes opposants” (Psaumes 143:12). Ces paroles témoignent que David avait parfaitement compris ce qu’il pouvait attendre de la bonté divine.

(2) Dans la parabole des mines, où Jésus se met en scène en termes à peine voilés, il est écrit que “ses concitoyens le haïssaient” (Luc 19:14 in initio) et disaient de lui: “Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous” (Luc 19:14 in fine).

(3) Le Royaume céleste dont les Églises de tous bords s’entendent à faire miroiter la perspective ne constitue qu’une promesse, et cette promesse (qui ne sera jamais tenue) ne s’adresse qu’à ceux qui ont choisi le bon bord. Quant à ceux des autres bords, ils doivent s’attendre au pire. Ainsi, parce qu’ils croient à une divinité présentant l’aspect d’une triade (le Père, le Fils et le Saint Esprit), les chrétiens sont considérés par les musulmans comme des “impies” (Le Coran V:72), des “incrédules” (Le Coran V:73) et des “mécréants” (Le Coran V:17), et ils se voient promettre “un terrible châtiment” dans l’au-delà (Le Coran V:73). Pour leur part, les juifs accusent ceux qui prennent Jésus pour le Messie d’être des idolâtres, étant notoire qu’aucun idolâtre n’a vocation à être sauvé. À l’inverse, si l’on épouse un instant le point de vue de ces mécréants idolâtres qui appellent Jésus “notre Sauveur” (II Timothée 1:10, Tite 1:4, 2:13 et 3:6, II Pierre 1:11 et 3:18; voir aussi Actes 13:23, II Pierre 1:1 et 2:20, Jude 1:25) car ils sont persuadés que le salut ne peut venir que de Lui, on ne voit pas comment les demeurés qui nient la divinité du Fils de Dieu pourraient être sauvés. Ainsi, comme il est impossible d’être à la fois juif, chrétien et musulman à cause des contradictions que cela implique, même le plus pieux des croyants ne peut nourrir de certitude quant à son salut.

(4) Encore heureux que le droit canon permette de bénir des canons. Sinon, comment d’honorables dictateurs, bien-pensants, dévoués, propres sur eux, parviendraient-ils, dans leur bel uniforme, à faire avancer de nobles et justes causes sans que celles-ci se retournent contre eux? Oui, le pape et ses sous-papes sont bien les dignes représentants de Dieu sur Terre et, grâce à leurs bénédictions, le Royaume des cieux est en bonne voie de réalisation.

(5) De même, les prêtres pédophiles ne sont jamais frappés d’excommunication, leurs supérieurs préférant leur accorder l’absolution, plus conforme à l’esprit de commisération et de pardon prôné par leur religion. De toute façon, quel mal y a-t-il à ce que des serviteurs du bon Dieu épanchent leur trop-plein d’amour sur de jeunes enfants avides de connaissance? Ceux qui prétendent victimiser les bénéficiaires de cette générosité ne devraient pas oublier que dans toutes les religions, être martyrisé est regardé comme un honneur. Si maintenant quelques ingrats devaient persister à considérer les enfants abusés par des ecclésiastiques comme des victimes, ils seraient bien inspirés de suivre le conseil donné par Jésus: • “Si vous avez quelque chose contre quelqu'un, pardonnez- lui afin que votre Père céleste vous pardonne aussi vos fautes” (Marc 11:25). Quant aux enfants, s’ils veulent devenir de bons chrétiens, ne sont-ils pas tenus de se plier, eux aussi, aux règles en vigueur dans leur communauté, qui n’ont pas été édictées pour rien: • “Vous qui êtes jeunes, soumettez-vous aux anciens” (I Pierre 5:5); • “Obéissez à vos conducteurs et soumettez-vous à eux, car ils veillent sur votre âme” (Hébreux 13:17); • “Soumettez-vous à de telles personnes” (I Corinthiens 16:16; la Bible du Semeur traduit: “Laissez-vous conduire par de telles personnes”); • “Soumettez-vous à toutes les institutions établies parmi les hommes” (I Pierre 2:13); • “Soumettez-vous avec le plus grand respect à vos maîtres, non seulement à ceux qui font preuve de bonté et de douceur, mais aussi à ceux qui ont l’esprit pervers” (I Pierre 2:18, traduction Segond 21)? À l’évidence, Celui qui a inspiré ces deux derniers préceptes à maître Pierre ne veut pas que du bien à l’humanité. Comment les hommes font-ils pour ne pas s’en apercevoir?
Au vu de ce qui précède, il faut porter au crédit des officiers de la Gestapo - et, d’une manière générale, des soldats du Troisième Reich - qu’ils ne furent pas seulement de braves citoyens mais aussi des chrétiens exemplaires. En effet, ils ont scrupuleusement respecté les préceptes de leur religion: • “Que chacun se soumette aux autorités qui nous gouvernent car toute autorité vient de Dieu et celles qui existent ont été mises en place par Dieu. C'est pourquoi celui qui s'oppose à l'autorité résiste à l'ordre que Dieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes” (Romains 13:1-2); • “Rappelle à tous qu'ils ont à se soumettre aux gouvernants et aux autorités, qu'ils doivent leur obéir” (Tite 3:1, traduction Bible du Semeur); • “Pour l’amour du Seigneur, soumettez-vous à toutes les institutions établies parmi les hommes, que ce soit au roi en sa qualité de souverain ou aux gouverneurs” (I Pierre 2:13-14). Ce message, Pie XII - qui fut pape de 1939 à 1958 - le connaissait mieux que personne et il fut bien obligé de laisser faire les armées nazies car il était hors de question pour lui de s’opposer à l’ordre (ou au désordre, c’est selon) voulu par Dieu: tout acte de résistance de sa part l’eût irrémédiablement condamné à l’enfer. Le Tribunal de Nuremberg (octobre 1945-octobre 1946), qui était laïque, ne s’embarrassa pas de telles considérations: il fit fi des valeurs chrétiennes.
Bien entendu, toujours du point de vue religieux, les officiers et soldats britanniques, français, italiens, japonais et autres eurent un comportement aussi irréprochable que les allemands. En principe, tous devraient normalement se retrouver au paradis, où ils pourront reprendre le combat jusqu’à la fin d’une éternité qui promet d’être longue.

Écrit par : Mario Jelmini | 17/09/2017

Je vous souhaite de tout coeur (vraiment de tout coeur) de jamais devoir visionner la vidéo d'égorgement d'un des vôtre par ceux que vous aimez tant.

Comme je le disais, on comprend mieux comment certaines sectes anesthésient leurs adeptes, jusqu'à la folie.

Le christianisme n'a jamais été une secte. Alors cherchez l'erreur

Écrit par : Jean Gowrié | 18/09/2017

L'obligation faite par Jésus à ceux qui désirent le suivre de renier leur parenté en même temps que de se renier eux-mêmes n'appartient-elle pas au langage des sectes?

Ce qui ne signifie pas qu'il n'y a rien de valable dans les évangiles passablement simplification de l'Ancien Testament ou Bible hébraïque.

"Séparer le bon grain de l'ivraie" (évangiles), en l'occurrence!

Evangile essénien de Jésus escamoté par le Vatican.
Par Bordeaux-Szekely

Écrit par : Myriam Belakowski | 18/09/2017

Oui, bien sûr, on peut rire du raisonnable. Au nom d'un enthousiasme personnel, d'un système de pensée, d'une religion, de sa propre histoire et de ses propres faiblesses. Mais le raisonnable, il ne faut pas le brûler parce qu'on l'a manqué.
Méfiez-vous ! Le raisonnable, c'est lui qui aura votre peau !

Écrit par : Pia | 21/09/2017

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