13/07/2017

Procès Sperisen: de défaite en défaite jusqu'à la victoire finale

le Tribunal fédéral vient de tancer très sévèrement la justice pénale genevoise. C'est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. Bonne parce que notre haute instance fédérale corrige le tir et permet à la Justice de l'emporter. Mauvaise parce qu'un disfonctionnement entêté judiciaire cantonal a trop longtemps sévi.

Les victimes de cette faillite du Pouvoir judiciaire sont connus: la défense, l'accusation et le contribuable

La défense : M. Sperisen, sa famille, ses courageux et persévérants avocats

L'accusation : le Procureur M. Yves Bertossa qui passe - à tort sans doute - pour un méchant et mauvais magistrat

Le contribuable : c'est lui qui passera à la caisse pour indemniser les nombreuses années de détention de l'accusé innocent.

En revanche, les responsables de cette banqueroute demeurent  inconnus: ce sont les juges pénaux genevois concernés.

Prenez un Conseiller d'Etat, un parlementaire ou un pdg: il commet une grosse bourde et tout le monde le sait. Les magistrats judiciaires bénéficient, eux, de l'opacité médiatique. Est-ce bien normal ?

08:22 Publié dans Genève, Justice | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |

Commentaires

"Les magistrats judiciaires bénéficient, eux, de l'opacité médiatique. "

Dans l'affaire Sperisen, il n'est pas difficile de trouver les noms des juges qui ont prononcé le verdict en question. La TDG avait d'ailleurs couvert le procès assez en détail si mes souvenirs sont bons.

Ce qui est remarquable surtout, c'est l'accumulation de bêtise à tous les stades de cette affaire. Que Sperisen soit coupable d'atrocités, c'est l'évidence pour quiconque prend la peine de se documenter sur le Guatemala. Dans n'importe quelle juridiction, ce procès aurait dû être une promenade pour l'accusation. Mais voilà, nous sommes à Genève.

On ne sait plus où donner de la têtes, entre les crétins évangéliques qui s'imaginent défendre un héros martyr, les guignols d'ONG (ACAT, TRIAL), incapables de monter un dossier convainquant sur un cas aussi facile, et des juges genevois pantalonesques, que les justices des autres cantons n'engageraient pas pour balayer le plancher...

S'il s'agissait d'une affaire sans importance, tout cela serait au fond désopilant. Mais la conjonction de ces trois bêtises va finir par faire acquitter un salopard, et c'est quand même difficile à accepter sans sourciller.

Écrit par : L'esprit de Genève | 13/07/2017

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