13/05/2017

Fêtes des mères et famille d'accueil

Famille d'accueil ? Une belle aventure ! En avril 2016 nous recevons notre accréditation de "famille d'accueil relais/dépannage" et venons d'héberger pendant cinq mois notre troisième enfant d'accueil, une charmante fillette âgée d'un 1 an et 3 mois.

Une maman d'accueil cache toujours une maman biologique empêchée pour divers motifs de s'occuper de son propre enfant. Nous avons une pensée de respect et de reconnaissance pour la "vraie" maman; car sans sa courageuse détermination à donner la vie, le néant aurait triomphé. En toile de fond se dessine une double souffrance : celle d'une mère désemparée et celle d'un enfant cabossé par un début de vie difficile. Cette triste réalité peut être changée. Comme une bougie allumée dans l'obscurité, la vie de l'enfant peut être restaurée. Grâce à la Providence, le garde-manger de la famille d'accueil contient des provisions de tendresse, de créativité et de patience. Le miracle de la résilience se manifeste alors sous nos yeux émerveillés.

Quel privilège de voir les progrès quotidiens accomplis par nos petits trésors : la paix remplace la crainte, la détente succède à la crispation, la joie et la confiance conquièrent de vastes territoires intérieurs. A cette gratifiante récompense s'ajoute le bonheur de savoir que cet amour est déposé pour l'éternité dans le cœur de l'enfant, tel un précieux trésor que rien ni personne ne pourra dérober.

En ce jour de fête des mères, l'Evangile offre à toutes les mamans aimantes du monde l'inouïe et merveilleuse promesses du Roi : "ce que vous faîtes à l'un de ces petits c'est à moi que vous le faîtes".

04/05/2017

Un élan passionnel pour la grande muette

Comme c'est touchant de voir certains s'étrangler d'indignation parce qu'un employeur ne souhaite pas engager du personnel astreint à des obligations militaires! C'est que sous de fières et austères casquettes gris-vertes réside un cerveau pas toujours surdimmensionné en son hémisphère gauche mais débordant en sa droite: pas touche à mon armée adorée, prunelle de mes yeux!

Je peux comprendre cette réaction. Mais au crédit de mes 300 jours de service dans l'élite (cp pol rte 10), j'ose questionner : et si nous parlions aussi des innombrables heures, jours et semaines trop souvent gaspillés sous les drapeaux ? Des innombrables soldats victimes d'un commandement trop souvent catastrophique car peu compétent et prussien ? Du coût direct et indirect abyssal trop souvent supporté par nos entreprises pour les beaux yeux d'une armée qui, trop souvent, ne sert que ses propres intérêts au détriment de ceux du pays et de ses citoyens.

19:08 Publié dans Armée suisse, Civisme, Genève, Suisse | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer |