04/02/2017

Un virus mortel qui affecte l'humanité

Les optimisations fiscales de tout poil, l'affaire Cahuzac, les confortables rémunérations de proches de M. Fillon, les mandats d'intermédiaire financier de Me Bonnant, le football leaks de Beckam, les parachutes dorés et salaires indécents de pdg, les forêts tropicales dévastées, etc... Ces honteux scandales n'existeraient pas sans le virus mortel de la cupidité. 

Un léger malaise me saisit pourtant lorsque j'entends les cris indignés de la populace unanime à condamner vertement ces lamentables agissements. En effet, chacun de nous est-il vraiment exempt de cet amour de l'argent ? Est-il parfaitement guéri de ce germe d'infection qui souille de son pus l'intégrité intérieure ? Est-il totalement préservé des flots incessants d'une propagande qui vante le mérite de vendre son âme à l'idole toute puissante de la convoitise ?  

Il existe pourtant un exemple historique édifiant. Celui de l'être humain le plus célèbre de tous les temps. Il naît dans un abri à bétail car ses parents d'origine fort modeste ne peuvent se payer une chambre d'hôtel. Puis il passe sa prime enfance dans le dénuement d'un camp de réfugiés, à une époque où les ONG et autres organisations internationales humanitaires n'existent même pas. Adulte, il vit de l'aumône de quelques femmes au coeur charitable. La caisse de son association à but non lucratif est exclusivement destinée à aider les nécessiteux. Il n'a pas le sou pour posséder un chez soi ou pour payer l'impôt obligatoire. Juste avant son décès il ne laisse qu'un seul vêtement. Seule l'intervention providentielle d'un improbable bienfaiteur lui permet d'être enseveli décemment.

Impossible de servir deux Maîtres, il faut choisir entre aimer Dieu ou aimer l'Argent. C'est binaire.

Commentaires

La richesse matérielle et le pouvoir détruisent leurs "bénéficiaires" car ils créent une dépendance qui amene a ne plus rien voir d`autre de la vie et donc en fait a gacher sa vie. Les deux antidotes possibles sont, dans l`ordre d`efficacité: l`amour (en donner et en recevoir) ou, a défaut, la sagesse. La sagesse, il faut souvent toute une vie pour en acquérir un morceau utilisable mais l`amour, tout le monde peut y avoir acces, a condition de le vouloir. C`est cela, me semble-t-il, que Jésus a essayé de faire comprendre et que, dans les siecles passés, tant de pretres ont essayé de faire oublier.

Écrit par : jean jarogh | 04/02/2017

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