10/07/2015

Qui est le méchant ? L’emprunteur grec ou le prêteur allemand ?

L’actuelle lutte « greco-berlinoise » oppose deux partenaires liés par un contrat de prêt. Il y a de nombreux siècles, des sages se tenaient déjà au chevet de ce problématique couple « débiteur/créancier ». Voici leurs opinions :

« Le méchant emprunte et ne rend pas » (Psaume 37:21) ; donc le débiteur hellène…

Oui mais : « celui qui emprunte est l’esclave de celui qui prête » (Proverbes 22 : 7) ; donc le créancier germanique est un potentiel esclavagiste…

Moralité : pour toutes dépenses de consommation/fonctionnement, il conviendrait d’exclure le prêt car ce type de contrat est inévitablement liberticide et toxique. Pour Athènes comme pour Berlin. 

Olivier Emery

 

11:57 Publié dans Bible et Evangile, Monde, Politique, Société - People | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer |

Commentaires

votre erreur est de chercher le méchant.

les gens souffrent,
pas les gouvernements.

Écrit par : genevois déshérité | 10/07/2015

Angle de vue intéressant. En principe un prêt sert à un investissement productif. Il permet de produire des biens ou des services qui enrichissent ceux qui le créent et ceux qui l'utilise.

Le prêt est un contrat de confiance. Le débiteur doit faire en sorte de mener à bien son projet, pour lui-même et pour ceux qui lui donnent les moyens de le réaliser. C'est un engagement contractuel où les deux partenaires prennent de risques.

Je partage pas l'idée que le débiteur soit esclave du débiteur. Il a choisi librement sa situation et le succès éventuel de son entreprise doit un jour le libérer de sa dette.

Par contre une dépense de fonctionnement n'est pas directement productive. C'est un prêt qui coûte plus qu'il ne rapporte. Le bénéfice éventuel est indirect, parfois au deuxième rang. On peut admettre que des service et un fonctionnement permet à une administration de créer infrastructures qui elles contribueront - indirectement toujours - à la richesse générale. Cette richesse doit amener des impôts et à ce moment, au deuxième ou troisième rang, il peut rapporter. Cela peut prendre 50 ans, de quoi endetter lourdement un Etat.

Mais ce prêt de fonctionnement coûte d'abord et pour longtemps plus qu'il ne rapporte. D'autre part le fonctionnement de l'Etat n'est pas le moteur de l'économie. Un prêt à une entreprise doit être rapidement rentable, elle ne peut tout utiliser dans ses frais de fonctionnement. Donc les frais de fonctionnement doivent être couverts par les recettes fiscale elles-même issues de l'activité économique. Un prêt de fonctionnement permet de vivre sans réelles recettes et court-circuite les entreprises. Cette forme d'économie est très lente et sa rentabilité aléatoire. On doit prêter aux entreprises plus qu'aux Etats.

Mais dans l'urgence, pour avoir encore des fonctionnaires qui font marcher l'Etat-cadre, il y a besoin de liquidités. Au risque de laisser de côté l'économie réelle. La Grèce prépare-t-elle vraiment une révolution économique pour trouver les ressources hors des prêts? A voir.

Mais encore, d'autre part la dette est en elle-même une richesse. C'est devenu un revenu.

Écrit par : hommelibre | 11/07/2015

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