16/02/2015

Et voilà que Jésus crache par terre...

Pas très propre en ordre tout ça. Et guère hygiénique. C'est ce qu'il y a de fascinant dans les anciens Ecrits relatant les exploits de nos ancêtres et héros spirituels: un souci de n'en avoir aucun (sauf pour l'authenticité), une petite part persistante de mystère, un équilibre entre le rationnel occidental et la symbolique théâtrale orientale.  

Jésus mélange alors sa salive avec la poussière terreuse du sol. Il en fait un peu de boue qu'il pose sur les yeux de l'aveugle. Il lui ordonne d'aller se laver à la grande fontaine publique de la ville. Il y va et revient complétement guéri.

En marge de ce merveilleux récit surgit la question du pourquoi de la maladie ou du handicap qui affligent trop d'êtres humains. A cette époque on avait l'intelligence de ne pas en accuser Dieu mais, en revanche, on instruisait à charge de la victime : est-ce lui ou ses parents qui ont fauté pour qu'il récolte en punition la cécité dès sa naissance ? Certes il est des situations où la maladie trouve directement sa cause dans l'irrespect des préceptes divins. Mais pas automatiquement. Pas toujours. Du "warum" (pour quelle cause ?) Jésus passe au "wozu" (pour quel but ?). Sacré Jésus ! Il n'a pas son pareil pour inventer une nouvelle perspective qui libère des shémas mécaniques. Quel art du contre-pied chez lui; si le football avait été inventé 19 siècles plus tôt le Rabbi de Nazareth aurait sans doute été un fameux tireur de penalty. 

Aujourd'hui, si tu te sens comme cet aveugle, inutile mendiant laissé au bord de la route et livré à l'obscurité des lendemains sans lendemain, alors invite-le à te barbouiller. Il te surprendra alors par sa parole, sa lumière et sa guérison.

Olivier Emery

PS: Relire ce texte médité par Thierry Bourgeois hier dimanche matin 15 février 2015 à la rue Pécolat ? C'est possible : évangile de Jean, chapitre 9.      

    

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