25/01/2015

L'intégrité ne paye pas!

Vrai ou faux ? Vrai à court terme. Mais faux à long terme.

Voici quelques dizaines de siècles vivait un homme parfaitement intègre, Joseph. Rien de répréhensible chez lui. Contrairement à d'autres grands héros bibliques comme Abraham, Moïse ou David, pas le moindre faux-pas sur le parcours de son existence. 

Avant-dernier fils du patriarche Jacob, Joseph traverse 7 périodes d'épreuves. Il pleure 7 fois. Sa famille d'abord, puis son entourage professionnel lui infligent mépris, rejet, moquerie, haine, calomnie, ingratitude et oubli. Malgré tout il demeure invariablement ferme dans sa confiance en Dieu.

La superbe et sensuelle femme de son puissant patron lui propose de coucher avec elle; va-t-il céder aux sirènes du plaisir sexuel et de l'affermissement d'une brillante carrière professionnelle ? Non, il fuit - littéralement - l'inconduite immorale, la trahison et le mensonge.

Alors qu'il accède enfin aux plus hautes et prestigieuses fonctions étatiques, il demeure humble et modeste, affirmant que ce n'est pas lui mais Dieu qui est le vrai dépositaire de toute sagesse et intelligence. 

L'occasion providentielle lui est offerte de se venger de ses frères qui l'ont traité avec cruauté et vendu comme esclave : il ouvre alors ses bras et leur pardonne sans condition.     

Comme dit le proverbe : "tout est bien qui finit bien". Joseph devient pour le restant de sa vie le chef incontesté et respecté du gouvernement de la première puissance mondiale de l'époque. Son intégrité a fini par payer.

A la vérité, l'intégrité n'est pas payante en soi. Elle appartient à un autre ordre, un autre Royaume. Elle suffit en elle-même au bonheur de celui qu'elle habite. Elle puise sa source en l'Esprit de Dieu. Elle donne courage, espérance et confiance en toutes circonstances, même les plus sombres. Elle procure une paix profonde et un formidable sentiment de liberté. Elle permet de se regarder dans la glace, droit dans les yeux, avant de murmurer l'indicible privilège de se savoir aimé et estimé par le Créateur de la vie.   

Olivier Emery

PS: ce texte résume le message du Pasteur Roland Léchot prononcé ce dimanche matin lors du culte de la Rive-Droite. 

19:17 Publié dans Bible et Evangile, Civisme | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |

Commentaires

Monsieur Emery ,je retiens la dernière phrase imaginant très bien Mengele se regardant dans une glace pour s'y admirer ,sa mère avait-elle en le prénommant ainsi , pensé à ce Joseph dont le texte parle présentement ?
Sans doute pas mais les prénoms ont une charge émotionnelle dont souvent même ceux les portant ne mesurent pas l'intensité

Écrit par : lovsmeralda | 26/01/2015

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