18/08/2014

SIERRE - ZINAL: plus qu'une course, un défi et une aventure.

Dimanche 10 août 2014. Il est à peine 4h15 du matin près de la sortie d'autoroute de Sierre. Et pourtant un ballet ininterrompu de phares de voiture pose doucement ses arabesques dociles à la recherche d'une place de parking sur le vaste terrain vague d'une formidable gravière. D'étranges silhouettes vêtues de shorts et de maillots de sport glissent alors dans la semi obscurité en quête de la désuète banderole "DEPART" de la course mythique. La rivière de ces piétons vient grossir un lac qui reflue et déborde déjà sur la route d'accès, en amont. Il fait doux et la voix d'un haut-parleur un peu lointain rassure la foule déjà sage et comme résignée devant l'effort à venir : "la météo annonce un temps sec et la pluie ne devrait pas arriver avant l'après-midi!".

Pan! Le départ est donné; presque dans l'indifférence d'une queue de peloton qui sait qu'il lui faudra patienter plusieurs minutes avant de pouvoir s'ébranler.

Quinquagénaire soucieux de chauffer ses muscles en douceur, je prends un départ ultra prudent. Erreur fatale car, bien vite, mes deux premières heures de course seront largement consacrées à contribuer, malgré moi, à la formation de (trop) nombreux bouchons. De quoi sérieusement entamer mon résultat chronométrique mais sûrement pas le bonheur de participer à cette magnifique course qu'est SIERRE-ZINAL!

Après 5h37 d'efforts je franchis la ligne d'arrivée en marchant sur les talons, les orteils dressés vers le ciel afin de neutraliser deux crampes aux mollets qui ont eu la bonne idée de n'apparaître que...35 m avant la ligne d'arrivée! Le soleil brille sur Zinal. Les gens sont invariablement sympas et avenants. 

5h37? Je n'ai pourtant pas vu le temps passer. Toujours à la recherche de l'effort optimal. Toujours donner le maximum tout en conservant l'énergie nécessaire pour finir la course. Toujours un oeil  émerveillé sur la beauté du parcours alpin. Toujours reconnaissant pour les innombrables "bravo" "c'est bien" qui bordent fidèlement le parcours de la course. Toujours heureux "de l'avoir fait" et de partager ses impressions, ses souvenirs déjà, avec d'autres compagnons sportifs devenus complices par la force des choses. 

Avec mon ami Julien, c'est déjà décidé, on revient l'année prochaine ! Avec moins de 5 heures comme objectif. Avec aussi cette impression de vivre et de goûter à une simple mais véritable aventure. Un privilège en somme que nous offre la santé. Et l'hospitalité valaisanne.

Olivier Emery

19:47 Publié dans Sports | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |

Commentaires

Merveilleux souvenirs qui me reviennent grâce à votre texte... Bravo et merci !

Écrit par : A. Piller | 18/08/2014

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