27/02/2014

Victimes innocentes du vote du 9 février 2014

Les étudiants suisses sont exclus du programme d’échange européen Erasmus dès la prochaine rentrée universitaire 2014.

Observons la carte géographique du vote précité : hormis Berne, tous les Cantons universitaires ont rejeté l’initiative UDC. Ils sont donc les victimes innocentes d’un vote gagné par les actuels fauteurs de trouble en notre pays.

Les étudiants forment une jeune génération victime des votes xénophobes déposés par de trop nombreux citoyens du 3ème âge. Grands-parents ! Vous avez cédé bien trop facilement aux sirènes simplistes de la peur et du repli égoïste. A Genève, vous avez trop regardé Léman bleu et son chantre populiste, trop lu le GHI et sa propagande primaire. Aujourd’hui, ce sont vos petits-enfants qui payent cash la facture. Ils ne vous remercient pas.     

Olivier Emery

 

07:53 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (9) |  Imprimer |

Commentaires

Dites le aux européens. C'est eux qui ont ciblé leurs victimes. A part ça j'ai 3 enfants aucun d'eux n'a fait Erasmus et ils vivent quand même.

Écrit par : norbertmaendly | 27/02/2014

C'est marrant, dès qu'un vote ou un argument vous dérange, les gens sont automatiquement xénophobe. Je vous invite à ouvrir votre dictionnaire avant de dire des âneries.

Écrit par : davide | 27/02/2014

Erasmus, ainsi que le programme Horizon 2020, crucial pour nos Hautes écoles et la recherche, victimes du refus helvétique de signer l'accord de libre circulation avec la Croatie. Ce que Berne n'ignorait pourtant pas.
Dès lors "LA" question se pose: pour quelle raison le CF a-t-il pris cette décision avant même d'étudier - et présenter à l'UE - des modalités d'application du référendum ?
Ce qui ne manque pas de m'interpeller, ensuite, c'est le profond déni de réalité reflété par les très nombreux commentaires de lecteurs visiblement acquis au "oui" du 9 février. Consternant.

Écrit par : J.-C. Heritier | 27/02/2014

@J.-C Tout cela a des racines très profondes et relève de notre politique intérieur! Mme Sommaruga s'est précipitée pour bizarrement donner à l'UE les moyens de nous sanctionner.....c'est fait!

C'est le gros de notre problème actuelle! Nous avions des clauses de sauvegardes actionnables jusqu'en 2009 et rien a été fait dans les temps!

Nous n'en serions tout simplement pas là si nos droits avaient été respectés comme "on nous avait vendu la libre-circulation" par nos propres dirigeants.
Ce n'est pas pour rien que tout le CF (ou presque) était sûr que l'initiative ne passerait pas!
Erreur, grave erreur! Ils se sont endormis dans leurs certitudes parce que le coup de décembre 2007 avait passé et que nos institutions n'avaient pas capotés, grâce à la sagesse de l'UDC et son respect du peuple souverain.

Écrit par : Corélande | 27/02/2014

La liste des pays non-UE qui participent au programme Erasmus et aux autres programme européens est très riche et comportent beaucoup de noms ! La décision européenne en la matière est irrespectueuse car bien précipitée : la loi d'application n'est même pas en préparation, la période de 3 ans (!) à venir maintient tous les accords actuels, sans modification. C'est une mesure de rétorsion qui démontre la valeur qu'attribue l'UE au suffrage universel. Elle démontre aussi que ce pouvoir hyper-centralisé ne tolère et ne tolérera aucune déviation au dogme, écrit par elle et 'sacralisé'.
Le monde ne s'arrête pas à l'UE, je propose que nous intensifions nos partenariats avec le reste du monde, les USA, la Chine, l'Inde, le Canada et l'Australie pour ne citer que quelques noms. Il y a là des chercheurs de haut niveau, travaillons avec eux, fiançons des participations avec ces pays et arrêtons - immédiatement comme le fait l'UE - tout financement de projets européens. Menace et rétorsion n'ont rien à faire dans des relations entre partenaires.

Écrit par : uranus2011 | 27/02/2014

Le CF a refusé de signé l'accord de libre circulation avec la Croatie séance tenante pour provoquer les européens qui n'ont pas manqué de se venger. Ainsi le CF peut culpabiliser les mauvais suisses qui ont voté OUI. On se croirait à l'école enfantine.

Écrit par : norbertmaendly | 27/02/2014

A la longue j'ai pris l'habitude de voter non selon les mots d'ordre des partis tout en choisissant, après diverses fréquentations d'un parti ou d'un autre (sans pour autant "bouffer à tous les râteliers"!) d'être apolitique. Trouvant souhaitable de voir notre pays, comme n'importe quel autre, contrôler ses migrations, "avoir encore quelque chose à dire chez soi"! d'autant plus qu'officiellement nous ne sommes pas encore tombés sous la férule despotique de l'UE, j'ai accepté l'initiative, Monsieur Olivier Emery,non avec mais "sans peur et sans repli"! sachant parfaitement qu'en cas de non contrôle ou maîtrise des migrations CROISSANTES... tôt ou tard, précisément, il y aura "peur", "repli", donc, incontournablement, violence, hostilité, hargne. Gouverner, on l'a dit (telle n'est pas mon ambition), c'est prévoir. Mais, vouloir contrôler les migrations, ne devrait en aucun cas condamner des accords tels qu'Erasmus+ et/ou Horizon 2020: il faudrait... voir à voir, Monsieur Emery, lâ oû le bât blesse en vérité!

Écrit par : Marion | 27/02/2014

Moi aussi, quand j'étais petit, avant d'avoir été à l'école des grands, je construisais des barrages dans le cours des ruisseaux de mon enfance. Je croyais alors qu'ils allaient détourner le cours de l'eau. Mais non ! Zut et flûte ! Ca ne marchait jamais ! Au bout d'un moment, le barrage cédait, ou le flux le débordait. Il s'en suivait que tout était changé : non seulement mon enfantin barrage, mais aussi la configuration des berges en aval. Je regardais alors, observateur, pensif et reconnaissant: quelle beauté, quelle nouveauté. Je n'étais pas triste de mon échec. J'avais bien travaillé. Cela me rendait fier. Vous savez le plus drôle ? J'avais complètement oublié comment c'était avant...Mais pourquoi je vous raconte tout ça, moi ?

Écrit par : Houba.houba | 27/02/2014

Je croyais que les votations se faisaient a bulletin secret.

Alors qu'est ce qui vous permet d'affirmer que l'acceptation de l'initiative est le fait de retraités dont la rente est assurée, plutôt que de jeunes n'ayant pas envie d’intégrer l’Europe du chômage à 20%, des stages 'gratuits' et des salaires a 1000€ ?

Au fait sur l'ensemble des étudiants Suisse, combien sont directement au benefice d'Erasmus, et combien d'étudiant de l'UE (ou de plus loin) fréquentent les unis Suisses a frais insignifiants et sans aucun besoin d'étatisation "erasmique" de leur situation ?

Écrit par : Eastwood | 27/02/2014

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