21/10/2013

Mariage homo, une inquiétante dérive française bafoue la liberté de conscience

Veuillez imaginer que vous êtes croyant et maire de France. Vos valeurs personnelles vous conduisent à considérer que l'homosexualité est un péché. Depuis l'adoption de la loi autorisant le mariage pour des couples de même sexe, vous ne pouvez naturellement pas célébrer une telle union puisqu'elle est contraire à la loi de votre conscience. Donc vous vous récusez et demandez à un autre officier d'état civil de célébrer ce mariage. Tout se passe ainsi dans le respect et la paix réciproques. Eh bien non : en France un pouvoir aussi liberticide qu'agressif interprète votre cas de conscience comme un acte coupable et inacceptable de discrimination homophobe. Ainsi vient d'en décider la plus haute juridiction constitutionnelle française. Inquiétante dérive d'un mouvement athée, amoral et totalitaire ? On peut le craindre… reste à espérer que des défenseurs de la cause homosexuelle aient la lucidité, l'élégance et la classe de défendre la clause de conscience. Eux seront sans doute mieux entendus. Mais si leurs voix ne s'élèvent pas, alors leur silence sera encore plus bruyant car il pourrait avoir le son dur et grave du tambour martial et revanchard d'une minorité conquérante et dangereusement exclusive.   

 

Olivier Emery    

10:30 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer |

Commentaires

@Monsieur Emery a chacun ses idéologies pour autant qu'elles n'empiètent pas sur ma vie privée .Peut-être que ce maire applique cette phrase tandis que des évangélistes eux continuent de répudier certains de leurs membres divorcés
Rien n'est blanc ni noir surtout dans les domaines politique et religion
merci pour votre blog

Écrit par : lovsmeralda | 21/10/2013

Un maire doit appliquer les lois. Il n'a pas un pouvoir à la carte suivant son état d'esprit du moment. Votre logique fait qu'un maire raciste pourrait refuser de marier un couple mixte. L'égalité pour tous n'est pas une dérive mais un progrès. Que la religion reste dans les églises.

Écrit par : Natacha | 22/10/2013

On n'imagine pas être croyant, on l'est ou on ne l'est pas. Moi je ne le suis pas, vous oui. Et alors ? On n'imagine pas être maire de France, on l'est ou on ne l'est pas. Dans les cas on doit le respect à la différence, aux gens et aux institutions. Pour ce qui est de la fonction de maire, une "petite différence" s'impose quand même. Il s'agit d'un mandat et d'une promesse solennel émanant du peuple et de personne d'autre, surtout pas de l'Eglise. Qu'un maire s'arroge le droit de la conscience personnelle m'irrite au plus haut point. On n'est plus dans un système monarchique où l'Eglise avait un pouvoir absolu sur la conscience du peuple, mais bel et bien dans un système démocratique où personne n'entend se laisser dicter l'insoutabable. Le savez-vous ? Peut-être bien ! lors dites à votre maire qu'il fasse son boulot ou qu'il démissionne illico s'il a encore une conscience.

Écrit par : Pierre-Alain LAURENT | 22/10/2013

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