10/05/2013

Le Tribunal Fédéral (TF) nage dans l'eau trouble de la piscine d'Aarau.

Bien sûr, tous les islamophobes primaires et les laïcs agressifs se réjouiront du dernier ATF en la matière. Quant à ceux qui sont sainement soucieux de respecter les libertés religieuse et de conscience…ils boivent la tasse.

 

Ainsi notre Haute Cour refuse à des parents musulmans chiites le droit de dispenser leur fille ado d'un cours de natation dont les conditions heurtent leurs convictions religieuse (le maître nageur est un homme).

 

Tout est question de pesée d'intérêts. Il va de soi que le droit de savoir nager est prioritaire. Le hic c'est que cette ado sait nager. Oui, elle sait nager !  Alors, au nom de quoi lui imposer ce cours ? Dernière trouvailles de nos "bons" juges : au nom de l'intégration sociale.

 

Le TF fait fausse route et sa jurisprudence est contre-productive. Sauf défense d'intérêts majeurs, l'intégration se propose; elle ne s'impose pas. A l'évidence la dispense de ce cours ne ruinerait pas l'intégration sociale de cette jeune fille, sauf si le programme argovien prévoit que toutes les matières scolaires enseignées doivent l'être en milieu aquatique. Au lieu de se comporter en gentlemen, le TF fait montre d'un fâcheux autoritarisme culturel.

 

Respecter ses valeurs : voilà le meilleur moyen d'ouvrir autrui à apprécier les nôtres.  Une attitude prussienne crispera toujours ses victimes. Si le TF avait vraiment le vif souhait que cette écolière musulmane puisse participer à ce cours de natation, alors rien ne l'empêchait d'inviter l'autorité cantonale argovienne de confier l'enseignement de ce cours à une femme et non à un homme.

 

C'est si difficile que ça d'être aimable et compréhensif ? "Heureux les doux…" (cf. Matthieu 5:5).

 

Olivier Emery     

14:36 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (7) |  Imprimer |

07/05/2013

Devenir le village préféré des Français ? Non merci !

"L'argent n'a pas d'odeur" répond Vespasien à qui lui reproche de s'enrichir avec l'urine des "WC publics" romains. C'est faux. L'argent sent, l'argent pue.

 

Maire du village de Conques (F), M. Philippe Varsi ne veut pas de cette puanteur. Profiter de la publicité d'une célèbre émission de TV ? Gagner 200'000 visiteurs annuels supplémentaires ? Non merci ! Comme un heureux courant d'air pur repoussant l'air vicié et pestilentiel ambiant, Monsieur le Maire répond : " Ici c'est la spiritualité qui compte. On préfère accueillir moins mais mieux. Nous ne sommes pas des marchands du temple".

 

Marchands du temple ? Encore un récit de l'Evangile à découvrir ou redécouvrir (cf. Jean 2:13ss).

 

Olivier Emery          

 

13:08 Publié dans Bible et Evangile | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |

06/05/2013

CO Pinchat. 1973. 8ème S. Guy Le Comte.

1973 - 2013 : 40 ans. Voici une génération biblique que notre classe exclusivement composée de garçons voguait sur les flots de l'apprentissage du savoir. A la barre du navire : Guy Le Comte, notre capitaine et maître de classe. Nous étions sa première volée. Parmi les matelots encore présents dans ma mémoire : Cudet, Meynard, Zanone, Sprüngli, Crausaz, Jetzer, et Auer bien sûr, notre inévitable premier de classe et supporter du Bayern de Münich. (Que l'on se rassure, malgré ces deux graves handicaps, Auer était un fort bon camarade).

Guy le Comte. Historien de qualité. Il savait nous captiver par ses cours pleins de vie et d'anecdotes personnelles savoureuses. Un de ces merveilleux enseignants qui éclaire le ciel un peu trop gris de nos parcours scolaires. Un coeur d'or dissimulé sous une tendre brusquerie. Un pantalon souvent lustré, une bedaine déjà bien présente. Un regard vif malgré des verres de lunette assez épais. Une voix inimitable, une vivacité d'esprit et de propos dynamique et colorée.

Hier dimanche 5 mai,  j'ai eu le plaisir de le revoir ainsi que sa délicieuse épouse. Pas changé. Pas vieilli. Toujours alerte, original et disert.

Narrant ces sympathiques retrouvailles à mon cher papa, celui-ci me confie :

- je n'ai qu'un reproche à formuler à l'encontre de Guy Le Comte

- ah oui, lequel ?

- ne pas l'avoir eu moi-même comme professeur.

 

Olivier Emery

17:31 Publié dans Genève, vie locale | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |

04/05/2013

Exceptionnelle découverte à Confignon (GE) : une machine à maîtriser le temps !

Le Zeit pas le Wetter. Une première mondiale dans cette sympathique Commune qui semble vivre heureusement cachée derrière sa grande voisine Bernex. Plusieurs dizaines d'enfants, tous plus chous les uns que les autres, brûlent les planches de leur salle communale. Sous le regard impassible de l'horloge du clocher de l'église voisine, ils parviennent à maîtriser le mystère du temps subjectif. Sans doute un prix Nobel à la clef d'ici deux ou trois ans, question de...temps !

Le temps subjectif ? C'est le ressenti personnel de l'écoulement temporel. Des études psychologiques fixent l'âge moyen de l'existence humaine à...18 ans (!).  Hé oui, le temps est court et la Bible nous invite à le racheter car notre passage sur terre a la brièveté d'une vapeur qui naît et s'efface. Bref, plus de temps à perdre. Profitons de cette prodigieuse découverte mondiale et laissons-nous emporter dans un monde onirique mais authentique évoqué par la plume imaginative, poétique et parfois gaiement loufoque de Christine Bourgeois.

C'est ce samedi soir 4 mai 2013 à 19h30 à la salle de Confignon. Au milieu d'une troupe juvénile colorée (les costumes sont remarquables) dynamique et talentueuse, vous aurez aussi l'immense plaisir de ré-entendre cette très belle chanson de Michel Fugain :

ET POUR AIMER COMME L'ON DOIT AIMER QUAND ON AIME VRAIMENT, MEME EN CENT ANS JE N'AURAIS PAS LE TEMPS, PAS LE TEMPS. 

Olivier Emery

PS : Très bonne journée d'anniversaire de mariage à l'amour ma vie. 28 ans...

07:54 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |