30/04/2013

Le derby du Rhône à l'eau

Faute à la pluie, le derby du Rhône est tombé à l'eau. Il faut dire que samedi dernier notre Canton aurait mérité le surnom de "pot de chambre" de la Suisse. Derby du Rhône ? C'est l'appellation journalistique choisie pour parler du match de foot entre le FC Servette et le FC Sion.

 

J'ai souvent constaté que Genevois et Valaisans s'entendent fort bien. J'apprécie l'esprit fier, libre, franc et dynamique des Valaisans; loin des douces courbes trop polies des rives lémaniques vaudoises, le Rhône est un peu notre patrie commune.

 

Nos partageons, en aval, ce complice lien fluvial avec la capitale des Gaules. Ainsi, du digne château de Stockalper à Brig jusqu'à la lumineuse et truculente cité marseillaise, nous sommes tous unis en la même condition : riverains de ce beau fleuve; citoyens de la Rhodanie. 

 

Songeurs et contemplatifs, nous observons en famille le vaste et large courant d'eau depuis le port de Viviers en Ardèche. Hé oui, c'est "notre" Rhône. Celui-là même qui passe sous nos bons ponts genevois.    

 

Olivier Emery

12:34 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |

24/04/2013

Ma vie, créancière ou débitrice ?

Cette question est fondamentale. De ma réponse dépend mon rapport aux autres et à moi-même. Mon regard aussi : tourné vers mon nombril ou vers autrui ? Quel est le champ de mon horizon ?

Dimanche dernier 21 avril 2013, avec humilité et autorité Christopher Alam interpelle l'auditoire de la paroisse de Pécolat. Et d'illustrer le propos de Paul (cf. Romains 1:14ss) par son vécu personnel.

Jeune Pakistanais, fils de général, il croise dans la rue à Lahore un Anglais qui a tout quitté pour devenir évangéliste. Il remarque sur son visage une paix et une joie inconnue et enviée. Il le questionne et l'homme lui parle de son secret : Jésus-Christ. Redevable à cet étranger.

Devenu chrétien il demande à un pasteur de le baptiser, mais il sait que celui-ci risque sa vie en le faisant. Cet homme prend ce risque; il sera quelques années plus tard assassiné par des extrémistes musulmans. Redevable à ce pasteur.

Lui-même pourchassé pour crime d'apostasie, Christopher se réfugie miraculeusement en Suède où une dame âgée décide de prier pour lui tous les jours et de lui envoyer régulièrement et fidèlement une modeste somme d'argent; modeste pour un riche mais importante pour elle au vu de ses très faibles ressources. Redevable à cette vielle dame.

Jésus a donné sa vie pour chaque être humain. Nos vies ont été rachetées au prix de la sienne. Redevables à Jésus-Christ. La vie du chrétien est à l'exemple du vécu de Jésus : elle est débitrice et non créancière. Notre vie ne nous appartient donc pas.

Un défi à relever chaque jour pour que nos actes et nos paroles brisent le fatalisme de ce dieu aveugle et sourd qu'est le destin. Car notre vocation est de lutter contre la maladie, l'injustice, la haine, le désespoir et toute sorte de mal;  au nom et avec la puissance spirituelle du Fils de Dieu : né d'une vierge, a vécu sans péché, a réalisé de nombreux miracles, mort sur une croix, revenu à la vie, monté au Ciel et toujours vivant.

En 2013 comme en tous les autres siècles, cette bonne nouvelle ne comporte pas d'option de croyance. Elle est à prendre ou à laisser. C'est tout ou rien. Car dans cette foi, certes folie pour la raison humaine, réside la merveilleuse force agissante et restauratrice de l'Evangile. L'espoir pour notre monde.

Olivier Emery                         

 

11:43 Publié dans Bible et Evangile | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |

18/04/2013

Pas de finale de coupe pour le FC Sion ! Qui pleure ? Qui ne pleure pas ?

Le burlesque triumvirat sédunois fait grise mine. Le ténébreux capitaine Gattuso, l'irascible président Constantin et le fantomatique Xième entraîneur du FC Sion ne peuvent que constater les dégâts. Bâle a globalement dominé la demi-finale hier soir, a mené 6 à 2 aux grosses occasions de buts et a gagné le match.

 

Parmi les pleureurs pétris de chagrin on compte bien évidemment presque tous les Valaisans. Leur pourcentage quasi soviétique rappelle non sans cruauté les scores des dernières votations fédérales. On compte aussi une proportion plus modérée de romands qui regrettent que la prochaine finale de coupe soit rösti-pruneaux contre pruneaux-rösti.

 

Parmi  ceux qui ne pleurent pas figurent les anti-FC Sion primaires. Je me suis laissé entendre dire qu'il y en a pas seulement à "Gnèève" mais dans toute l'Helvétie. Pourquoi ? Aucune idée; peut-être un peu de jalousie pour une région qui a su conserver une véritable identité régionale et qui est bénie du Ciel (soleil, vignoble et neiges éternelles). On ne pleure pas non plus chez ceux qui se souviennent qu'un 30 mai 2011 500 supporters sédunois se rendant à une finale de coupe à… Bâle (!) ont saccagé la gare de Neuchâtel au risque de mettre en péril l'intégrité et la vie d'innocents voyageurs.   

 

Olivier Emery

08:29 Publié dans Football | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |

16/04/2013

Nos politiciens genevois détestent donc tous la transparence ?

Stupeur à la lecture de la Julie : de l'extrême-gauche à l'extrême droite genevoise on est au mieux réservé, au pire hostile, à la publication des patrimoines des élus.

 

Pour  les représentants d'une République arborant fièrement la noble devise "POST TENEBRAS LUX", la chose est incongrue. Et pour parler français très courant : ça la fout mal !

 

Il est bien facile de se gausser des scandales politiques de nos voisins tricolores, de railler ces stupides électeurs italiens qui s'acharnent à voter pour leur truand de Silvio Berlusconi et de mépriser tous ces Etats où rien ne fonctionne sans graisser la patte de quelqu'un. Mais il est plus difficile d'admettre qu'en notre Suisse bien "propre en ordre", on cultive et préserve avec une subtile sollicitude l'opacité !

 

Est-il besoin de rappeler que les pays propres, c'est-à-dire les moins corrompus de la planète, sont  habités par la culture de la transparence ? Patrimoine, revenus et dépenses des élus sont publiés, et personne n'y trouve rien à redire ! Et personne de s'en plaindre. Et tout le monde de s'en féliciter.

 

L'opacité est détestable. Elle est le terreau favorable et indispensable à la corruption, à la fraude et à la tricherie aussi. Et toujours sur le dos de la communauté, au risque de casser le contrat social sur lequel repose notre démocratie et notre "vivre ensemble".

 

La transparence est la lumière, élément vital de la vérité et de l'intégrité. Cf. 1 Jean 1:5ss : Dieu est lumière; et si nous sommes unis à Lui, alors nous marchons aussi dans la lumière.

 

Olivier Emery

14:33 Publié dans Civisme, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer |

12/04/2013

Un avocat vantard et genevois aide des gens à frauder le fisc.

Me X, qui garde courageusement l'anonymat, admet sans vergogne accomplir cette tâche aussi malsaine que lucrative. "Là où il y a de la gêne il n'y a pas de plaisir !" comme aime à dire mon père. Faisant montre d'une formidable impudence Me X affirme tout de go que l'Etat est l'ennemi ! Et de se vanter d'avoir réalisé un habile montage de sociétés, avec opérations fictives à la clef, pour permettre à son riche et tricheur client de frauder son fisc national. Grâce à ses bons et brillants services son mandant bénéficie de profitables économies fiscales, et ce même après déduction de ses gras et confortables honoraires.  

 

Il n'est point besoin d'être socialiste pour s'émouvoir du comportement de ce cupide et peu scrupuleux individu. Cet homme de loi fait honte à sa profession. Ce monsieur fait honte à Genève, et je le plains sincèrement car il a perdu de vue que l'Argent est une valeur indigne et méprisable au regard de la reine des sciences : la Morale.

 

Il n'est pas besoin d'être socialiste pour affirmer que l'Etat n'est pas un ennemi ! Là où l'Etat est faible voire inexistant, la violence de loi de la jungle règne et une petite poignée de tyrans obèses et nantis exploite cruellement d'innombrables citoyens qui ne savent même plus ce que ce mot signifie.    

 

Me X, l'argent de votre client tricheur tout comme le vôtre est rongé de vers. Il a bel et bien une odeur. Et cette odeur est si nauséabonde qu'un jour vient où vous ne saurez plus où vous cacher pour éloigner de vos frères humains son insupportable pestilence.

 

Ceci n'est pas une malédiction, mais une sévère et bienveillante admonestation.Car vous faîtes fausse route dans la vie et il est juste de vous le signaler :

 

"Riches, pleurez et gémissez à cause des malheurs qui viendront sur vous. Vos richesses sont pourries. Votre or et votre argent sont rouillés, et leur rouille s'élèvera en témoignage contre vous." (cf. Jacques 5:1-2).

 

Il n'est jamais trop tard pour retrouver le bon cap.

 

Olivier Emery     

16:52 Publié dans Civisme | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer |

11/04/2013

Le paradis sur terre : mais oui, c'est pour demain M. Hayoun !

Je suis un fan des notes de blog de M. Hayoun. Elles sont toujours rédigées avec grand soin et talent littéraires. Chacun de ses billets est d'une invariable et érudite pertinence. Le dernier du 10 avril 2013 " Peut-on moraliser la vie politique ? Le paradoxe de l’exercice du pouvoir…"   en est un nouveau et brillant exemple.

 

Hé oui, réalisme et réalité nous invitent à admettre ce constat : l'âme humaine souffre d'une grave maladie congénitale. Si bien évoqué par le célèbre Jean Racine dans sa poésie sacrée :

 

Mon Dieu! Quelle guerre cruelle!
Je trouve deux hommes en moi.
L'un veut que, plein d'amour pour toi,
Mon coeur te soit toujours fidèle;
L'autre, à tes volontés rebelle,
Se révolte contre ta loi.

L'un, tout esprit et tout céleste,
Veut qu'au ciel sans cesse attaché,
Et des biens éternels touché,
Je compte pour rien tout le reste;
Et l'autre, par son poids funeste,
Me tient vers la terre penché.

 

Et M. Hayoun de conclure prophétiquement par ce magnifique et véridique propos :

 

Les réalités s’inverseront au point que certaines défaites honoreront ceux qui les subissent car ils ont cru en leurs idées et que certaines victoires couvriront de honte ceux qui les remportent dans des conditions douteuses.    

 

Jésus l'a aussi déjà annoncé :

 

Les derniers seront les premiers et les premiers seront les derniers (Matthieu 20:16).

 

Et, bonne nouvelle, c'est bien pour demain comme en atteste l'Ecriture des chrétiens en son avant-dernier verset :

 

Oui je viens bientôt ! Amen ! Viens Seigneur Jésus ! (Apocalypse 22:21)

 

 

Olivier Emery  

09:51 Publié dans Bible et Evangile | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |

09/04/2013

Une jeune femme très fâchée par le sermon du pasteur !

Action = réaction. Ce n'est pas tous les dimanches qu'un sermon pastoral provoque la sortie aussi prématurée que courroucée d'un participant au culte dominical. C'est pourtant ce qui est arrivé dimanche dernier 7 avril 2013 à la paroisse de Pécolat.

 

Mais qu'est ce que le pasteur Jean Blanc a bien pu dire de scandaleux ? Il a osé parler de la perdition éternelle, rappelant que de nombreux textes bibliques enseignent très clairement cette réalité.

 

Choisir entre le ciel et l'enfer… un raccourcis simpliste et obsolète ? Une imagerie naïve d'un autre temps ? Une vérité choquante et irrecevable pour les gens intelligents et instruits de cette génération du XXI ème siècle ?

 

Sauvé ou perdu…une lecture rétrograde de l'Evangile ? Une manière honteuse de vouloir convertir les gens au christianisme en leur "foutant la trouille" ?

 

Fausses pistes ! Ce n'est pas un cri de menace gratuite et méchante qui retentit régulièrement dans la parole de Dieu; c'est toujours un cri d'alarme et d'amour. Car le souci et la tendresse de Dieu est que chaque être humain soit sauvé et qu'aucun ne soit perdu (cf. Jean 3:16, 2 Pierre 3:9).

 

Le monde qui nous entoure cherche à nous formater pour nous tirer vers le bas. Jésus, lui, nous invite à lui ressembler pour nous emmener vers le haut.           

 

Olivier Emery

10:10 Publié dans Bible et Evangile | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |

05/04/2013

L'enfer des paradis fiscaux

Un paradis pour des tricheurs contribuables très fortunés et un enfer pour l'équilibre des finances publiques des collectivités publiques !

Un paradis aussi pour les prestataires de service, avocats, fiduciaires ou conseillers financiers complices de ce vol organisé qui plaident sans vergogne le caractère "légal" de leur lucrative activité. Ah mais pardon, depuis quand le vol est-il légal ? Et bien oui, en Suisse, voler un voisin n'est pas permis mais voler un pays est autorisé. Une vraie salissure sur la croix blanche de notre bannière nationale. Pas de quoi en être fier.     

Un jour pourtant ce scandale cessera parce que l'opinion publique possède une sorte de bon sens qui lui permet de discerner et réprouver la triche. Dieu merci notre boussole morale trouve encore le nord dans les agitations magnétiques soigneusement entretenues par de puissants et honteux affairistes. Vous savez, ceux qui viennent pleurnicher que le "fisc est confiscatoire" et qu'"il en va de nos places d'emploi dans le secteur financier".

La lumière ne dérange que les ténèbres (cf. Jean 3:19). Ceux qui n'ont pas engagé leur responsabilité morale dorment tellement mieux que les autres. Il n'est jamais interdit de choisir des clients propres et de refuser les autres. Optimiser l'économie fiscale des patrimoines confiés est parfaitement acceptable, mais sans jamais franchir la ligne continue de l'évasion fiscale.

Certains seront peut-être un peu moins riches, mais ils le seront sans doute plus sereinement et, peut-être, plus longtemps.  

Olivier Emery

 

16:58 Publié dans Civisme | Lien permanent | Commentaires (4) |  Imprimer |