24/04/2013

Ma vie, créancière ou débitrice ?

Cette question est fondamentale. De ma réponse dépend mon rapport aux autres et à moi-même. Mon regard aussi : tourné vers mon nombril ou vers autrui ? Quel est le champ de mon horizon ?

Dimanche dernier 21 avril 2013, avec humilité et autorité Christopher Alam interpelle l'auditoire de la paroisse de Pécolat. Et d'illustrer le propos de Paul (cf. Romains 1:14ss) par son vécu personnel.

Jeune Pakistanais, fils de général, il croise dans la rue à Lahore un Anglais qui a tout quitté pour devenir évangéliste. Il remarque sur son visage une paix et une joie inconnue et enviée. Il le questionne et l'homme lui parle de son secret : Jésus-Christ. Redevable à cet étranger.

Devenu chrétien il demande à un pasteur de le baptiser, mais il sait que celui-ci risque sa vie en le faisant. Cet homme prend ce risque; il sera quelques années plus tard assassiné par des extrémistes musulmans. Redevable à ce pasteur.

Lui-même pourchassé pour crime d'apostasie, Christopher se réfugie miraculeusement en Suède où une dame âgée décide de prier pour lui tous les jours et de lui envoyer régulièrement et fidèlement une modeste somme d'argent; modeste pour un riche mais importante pour elle au vu de ses très faibles ressources. Redevable à cette vielle dame.

Jésus a donné sa vie pour chaque être humain. Nos vies ont été rachetées au prix de la sienne. Redevables à Jésus-Christ. La vie du chrétien est à l'exemple du vécu de Jésus : elle est débitrice et non créancière. Notre vie ne nous appartient donc pas.

Un défi à relever chaque jour pour que nos actes et nos paroles brisent le fatalisme de ce dieu aveugle et sourd qu'est le destin. Car notre vocation est de lutter contre la maladie, l'injustice, la haine, le désespoir et toute sorte de mal;  au nom et avec la puissance spirituelle du Fils de Dieu : né d'une vierge, a vécu sans péché, a réalisé de nombreux miracles, mort sur une croix, revenu à la vie, monté au Ciel et toujours vivant.

En 2013 comme en tous les autres siècles, cette bonne nouvelle ne comporte pas d'option de croyance. Elle est à prendre ou à laisser. C'est tout ou rien. Car dans cette foi, certes folie pour la raison humaine, réside la merveilleuse force agissante et restauratrice de l'Evangile. L'espoir pour notre monde.

Olivier Emery                         

 

11:43 Publié dans Bible et Evangile | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |

Commentaires

Cher Monsieur Emery,homme heureux que vous êtes .Oui vous avez le temps de vous poser ce genre de questions.Certains et ils sont nombreux à avoir compris dès leur premier souffle que seuls les autres se devraient d'être importants,comme quoi la société évolue en fonction de son éducation et de ses principes et rien d'autre.Le reste n'est que blabla
Ce n'est pas une critique de ma part,non simple constatation .Je tiens à le souligner,les quiprocos sont trop souvent d'actualité sur Internet
Toute belle journée pour Vous Monsieur

Écrit par : lovsmeralda | 27/04/2013

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