27/03/2013

Pascal Décaillet et Oskar Freysinger : une sympathie à peine voilée ?

Je suis sourdement et désagréablement troublé par Pascal Décaillet. Une certaine gêne mêlée d'irritation qui trouve sa source dans  un sentiment d'incapacité à "sentir" ce Monsieur. Qui est-il ? Un crypto-nationaliste d'extrême droite ? Peut-être. Mais pas sûr.

 

Comme l'insecte attiré par une lumière trop vive, je n'ai pas su éviter le dernier blog du précité. Sa plume habile et alerte, sa fulgurance de pensée et son incontestable originalité de propos sont autant d'appâts que je ne parviens pas toujours à ignorer.

 

Doctement, notre célèbre journaliste rappelle avec talent qu'il convient de ne pas confondre le IIème Reich avec le sinistre et nazi IIIème Reich. Et de s'emporter contre tous ces méchants coupables d'amalgame au préjudice de ce bon et brave Oskar Freysinger.

 

Le problème est que la bannière incriminée est un drapeau militaire allemand qui appartient à une mouvance pangermanique qui a constitué un terreau fort propice au tragique épanouissement du nazisme. D'où l'existence objective d'un amalgame entre ce drapeau et le IIIème Reich. Par résonnance. Par sympathie. La preuve ? Je parie ma chemise que pas un néo-nazi actuel ne serait fâché et outré qu'un tel drapeau soit déployé dans son local de réunion ou lors de l'un de ses rassemblements. Pas un qui ne s'écrie d'une voix (forcément) agressive et vulgaire : "rien à voir avec ce drapeau du IIème Reich ! Que l'on ôte sofort ce symbole germanique démocratique décadent d'un Reich qui fait honte au glorieux IIIème Reich !

 

C'est donc grave. C'est donc triste. C'est donc inquiétant que M. Freysinger, homme particulièrement cultivé, ose "aimer" ce drapeau, et ose s'en vanter devant les media. Sans doute pour draguer la dangereuse et honteuse mouvance des néo-nazis helvétiques.

 

Contrairement à M. Décaillet je n'éprouve donc, désormais,  plus aucune sympathie pour cet homme politique qui n'hésite pas à jouer avec l'éprouvette de la peste brune à proximité d'un bassin d'eau potable.

 

Et qu'un tel homme siège au gouvernement d'un Canton souverain de la Confédération helvétique pose un vrai problème. Encore plus préjudiciable à notre pays que s'il avait été condamné par un tribunal turc...                       

       

Olivier Emery

11:26 Publié dans Civisme, Politique | Lien permanent | Commentaires (18) |  Imprimer |

23/03/2013

Passe-moi les jumelles : beauté, poésie et sagesse.

Vive la télé vendredi soir à 20h15 sur rts 1 ! Un vrai moment de bonheur. Bravo et merci à ses créateurs-artistes.

Beauté des images. De toutes les images. Grâce à une caméra qui voit toujours juste, de près comme de loin.

Poésie des sujets et des commentaires. Ni trop, ni trop peu. Des mots simples, mais soigneusement choisis, en parfaite adéquation avec le sujet filmé.

Sagesse du propos des "acteurs". Un exemple ? Le directeur du jardin botanique de Genève explique qu'il est très important qu'un botaniste occupe sa fonction : "cela permet de bien répondre aux besoins du jardin et de son public, plutôt qu'à ceux de l'administration; question de priorité." 

Béni soit le jour où les directeurs et cadres d'entreprise/service seront enfin tous nommés selon le critère prioritaire de la compétence ! Un jour de bénédiction pour de nombreux clients/administrés. Et une très bonne nouvelle pour de trop nombreux collaborateurs/fonctionnaires victimes au quotidien de chefs incompétents.

Olivier Emery          

15:30 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |

22/03/2013

Vote victorieux au Conseil national contre la pédophilie. Des surprises à la clef.

Nos députés fédéraux viennent d'approuver une initiative pour que les pédophiles condamnés ne puissent plus travailler avec des enfants. Une évidence, pour trois surprises.   

Surprise no 1 : l'initiatrice de cette loi est...surprise par ce résultat favorable obtenu du monde politique. Mon Dieu : sur quelle autre planète sembleraient vivre nos politiciens ?    

Surprise no 2 : 82 oui et 79 non...incroyable : 79 député(e)s ont osé s'opposer à cette interdiction ! Vergogna.

Surprise no 3 : ce sont de nombreux parlementaires de gauche qui s'y opposaient : hélas, il existe bel et bien une gauche fâcheuse, égarée dans une dangereuse irréalité sociale. Bien pensante, dogmatique, candide et parfois un peu consternante.

Quand il s'agit de protéger nos enfants, il ne devrait pas y avoir la moindre hésitation. Ce vote politique est certes favorable, mais il est scandaleusement serré. En effet, prendre le risque de briser la vie d'un enfant, et de l'adulte qu'il deviendra, est intolérable. Prendre le risque de laisser torturer cruellement, profondément et durablement une âme innocente est absolument inacceptable. 

Tout enfant mérite une protection sans faille car il est, en quelque sorte, sacré. Ainsi, même le "doux" Jésus, le "bon" Jésus, s'énerve, s'emporte et tempête : "Si quelqu`un scandalisait un de ces petits qui croient, il vaudrait mieux pour lui qu`on lui mît au cou une grosse meule de moulin, et qu`on le jetât dans la mer ! " (cf. Marc 9:42).

Olivier Emery

04:47 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (8) |  Imprimer |

20/03/2013

Le pape François serait un conservateur : un bien ou un mal ?

Tout  dépend de la nature de la valeur concernée. François défend la Création et la famille; il est opposé à l'avortement et au mariage homosexuel. Pourquoi l'en blâmer ? On ne peut tout de même pas demander à un pape d'adopter les convictions des athées et/ou autres agnostiques qui rejettent les valeurs judéo-chrétiennes !

 

Vouloir conserver la valeur du respect de la vie rencontrera toujours l'approbation des chrétiens authentiques. Et il n'est pas besoin d'être docteur en biologie pour savoir que a) supprimer un enfant à naître revient à supprimer une vie, et que b) l'union sexuelle des deux êtres humains du même sexe est potentiellement mortifère pour l'espèce humaine. Que cela plaise ou non, ces réalités sont incontournables.   

 

En revanche il serait fâcheux que François soit un pape qui entende, notamment, conserver le dogme (non biblique) du célibat des prêtres, les compromissions malsaines avec le pouvoir de l'Argent et l'omerta sur les crimes survenus au sein de son église.

 

L'avenir nous dira si ce (sympathique) nouveau pape aura eu la capacité d'être conservateur à bon escient. Et progressiste à bon escient.   

 

Olivier Emery

15:41 Publié dans Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (5) |  Imprimer |

18/03/2013

Patriotisme et nationalisme; bonnet blanc, blanc bonnet ?

Nous sommes en l'an de grâce 2013 et nos chers voisins tricolores continuent d'entonner la marseillaise. Pensent-il vraiment aux atroces paroles de leur chant national : "Aux armes citoyens, formez vos bataillons, marchons marchons d'un cœur vaillant, qu'un sang impur abreuve nos sillons !" Vraiment charmant en vérité. Un sympathique appel sanguinaire en faveur d'une généreuse tuerie.

 

Aucun politicien ne semble vouloir supprimer ces intolérables paroles. Il serait sans doute impopulaire de toucher à un tel symbole historico-patriotique. Nous y voilà. Depuis moins de deux siècles, le nationalisme est devenu une Valeur autorisant les pires comportements. Ses xénophobie et violence intrinsèques se sont alors drapées et cachées sous le manteau prétendument respectable du patriotisme.

 

Dieu merci pas de marseillaise en notre douce Helvétie ! Un chant pieux et "bien sous tous rapports" s'élève de nos verts pâturages à la rencontre des rayons du soleil posés sur nos monts. Vraiment ? Oui, rien à redire pour les trois premières strophes. Mais la 4ème laisse plus que songeur par ses accents idolâtres: "Sur l'autel de la patrie, mets tes biens, ton coeur, ta vie !". Excusez du peu.

 

"Tu adoreras le Seigneur ton Dieu et tu le serviras lui seul" rétorque Jésus à Satan (cf. Matthieu 4:10). Et l'auteur de l'épitre aux Hébreux d'ajouter : " Nous n'avons pas ici-bas de cité permanente mais nous cherchons celle qui est à venir" (Hébreux 13:14).

 

Olivier Emery

13:51 Publié dans Civisme | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer |

14/03/2013

François 1er : le roi ou le pape ?

En pays francophones il faudra désormais distinguer entre le roi de France qui a battu les Suisses à Marignan en 1515 et le pape argentin élu à Rome un 13 mars 2013. Comme pour les trams, un "François" peut en cacher un autre; voire un troisième, Saint-François in casu.

 

François d'Assise est probablement l'un des saints catholiques le plus apprécié des chrétiens, qu'ils soient catholiques romains ou non. Normal, puisqu'il a vécu dans la saine pauvreté évangélique et, à l'instar de Jésus, dans l'humilité et la douceur.

 

Rêvons un peu.

 

François (le nouveau pape argentin), inspiré par l'exemple de son illustre homonyme (François d'Assise) annonce publiquement après-demain qu'il:

·        quitte le faste ostentatoire de la basilique Saint-Pierre pour  s'installer dans une simple église épiscopale romaine

·         dissout et liquide la Banque du Vatican

·         renonce à toutes ses prérogatives de puissance étatique temporelle

·         mandate une commission d'experts pour faire toute la lumière sur le décès de Jean-Paul 1er et sur tous les crimes pédophiles commis au sein de son église

·         interdit toute commercialisation et pratique superstitieuse liées à des objets prétendus sacrés

·         décide d'abandonner toute doctrine non biblique pour ne conserver que l'exigeante simplicité de l'Ecriture

 

Un vrai et réussi printemps catholique romain. Et le véritable royaume de Dieu sur terre s'en trouverait agrandit.   

 

Olivier Emery

 

10:42 Publié dans Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer |

13/03/2013

Triste spectacle au Vatican

Jean Rochefort sur le plateau d'une TV française: " Je ne suis pas sûr que les gardes suisses reconnaîtraient Jésus s'il se présentait aujourd'hui devant la porte du Vatican ". Et le délicieux octogénaire de lancer avec une ferme douceur un appel à plus de saine et évangélique simplicité.

 

Pauvres amis cathos ! Leurs dirigeants jurent sur la Bible sous peine d'excommunication de respecter le secret du conclave, mais il faut installer de sophistiqués brouillages électroniques pour empêcher toute tricherie. Il faut retirer un système de régulation de l'humidité dans la chapelle Sixtine "de peur que des micros espions n'y soient logés". Et la mère de l'un des cardinaux redoute que son fils ne soit élu pape car il serait alors plongé dans les "intrigues vaticanes". Bonjour l'ambiance. Bonjour la confiance. Bonjour l'intégrité. Bonjour…

 

Tout cela est bien triste et même scandaleux (au sens étymologique du terme). Car une organisation religieuse qui se prétend être la seule vraie bonne détentrice du christianisme se devrait de respecter les qualités et valeurs de son prétendu fondateur, Jésus de Nazareth.

 

Il est pourtant difficile de jeter la pierre à l'église catholique romaine et à ses dirigeants actuels. Voici pourquoi : quand depuis des siècles le pouvoir, l'argent et l'ambition terrestre et/ou spirituelle a pris droit de cité, il n'est pas facile d'éradiquer de son vaste organisme les multiples métastases mortifères précitées.

 

Le sujet vous intéresse : jetez-vous alors sans tarder sur la trilogie "Un pape suisse" de Jacques Neirynck :  

    • tome 1 : Le manuscrit du Saint-Sépulcre, 1994
    • tome 2 : La révélation de l'ange, 2002
    • tome 3 : La prophétie du Vatican, 2003.

 

Un livre d'une brûlante actualité, qui se dévore comme un excellent polar.  

 

Olivier Emery

14:06 Publié dans Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |

12/03/2013

Mais que ferait-on sans le FC Sion ?

Avec Jean-Luc, Mario et Julien nous avons l'habitude d'aller courir durant notre pause de midi. Le cadre enchanteur de Vidy reçoit ainsi l'humble et persévérante offrande de nos véloces foulées. Et l'on cause entre nous bien sûr ! Pourquoi la gente féminine aurait-elle le monopole de cette noble activité sociale ? Et l'on s'envoie des piques bien sûr ! Pourquoi la gente féminine…

 

Pour bien taquiner il faut un bon sujet et une bonne victime. Or Julien est valaisan et supporter inconditionnel du FC Sion (double pléonasme). Une vraie et inépuisable mine d'or, le FC Sion ! Ah sa valse échevelée d'entraîneurs digne de figurer dans le Guiness book ! Ah son président olympien aussi attachant que grotesque ! Ah son Gattuso aussi ambitieux que ténébreux ! Ah ses résultats sportifs invariablement mitigés (sauf – pour – la – Coupe - suisse – merci - je sais – pas – besoin – de – nous – le – rabâcher - à - tous - les – corners - de – terrain - de - foot) !

 

Julien est décidemment bien brave de tolérer (presque) sans broncher nos impertinents bavardages. Grâce à lui et au club de son cœur, notre heure de jogging dilate autant notre rate que nos vigoureux mollets.

 

Et quand le FC Sion ne joue pas ? Pas de problèmes, on disserte sur la Lex Waeber ou la nouvelle LAT !

 

Olivier Emery      

15:36 Publié dans Football | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |

11/03/2013

Autrefois et maintenant. Avant et après.

Des évènements importants rythment et marquent notre existence. Certains sont si importants qu'ils y inscrivent une sorte de frontière temporelle. Un avant. Un après. Une rupture parfois dramatiquement douloureuse, la perte d'un être cher par exemple; mais il en est aussi d'heureuses et merveilleusement capitales : une libération, une guérison, une naissance.

Avec le Dieu de l'Evangile, la vie offre toujours un "après" de lumière et d'espoir qui va même au-delà du mystérieux portail de la mort. Christophe Saez l'a remarquablement bien exposé dimanche matin dernier 10 mars 2013 lors du culte à Pécolat. Si Dieu nous connait dès avant notre naissance, il y a dans la vie de tout chrétien une heureuse bascule dans la douce et chaude lumière de Sa rencontre. Mieux, la certitude qu'Il nous connait et qu'Il nous aime comme un "papa idéal".

Un papa idéal ? Oui un Père juste et bon à la fois, qui nous procure la sécurité de sa sainteté et la tendresse de son invariable bienveillance. Un consolateur. Un "encourageur". Un coach qui voit les valeur et potentiel de notre existence connectée à sa volonté. Le cadeau de cette "nouvelle vie" est gratuitement offert à tous. Mais seuls ceux qui l'acceptent se l'approprient; la donation est un contrat bilatéral.

Olivier Emery  

 

 

 

 

16:07 Publié dans Bible et Evangile | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |

07/03/2013

Un pouvoir 100% propre. Utopie ou réalité ?

Ai-je pris le bœuf ou l'âne de quelqu'un ?

Ai-je fait du mal ou causé du tort à quelqu'un ?

Ai-je demandé un cadeau à quelqu'un pour fermer les yeux sur sa conduite ?

 

A chaque question de Samuel le peuple, unanime, répond par la négative (cf. 1 Samuel 12:3 et 4).

 

Cette pureté de cœur du célèbre prophète biblique révèle un peu ce qu'est la sainteté de Dieu. 100% propre; rien, mais vraiment rien, de corrompu.

 

Une perfection certes redoutable pour l'être humain si prompt à fauter. Si fragile et vulnérable au mal, comme un fruit qui à peine heurté par les coups de la vie, se gâte et pourrit trop facilement.

 

Toutefois la sainteté de l'Eternel est une perfection aussi belle que lumineuse. Aussi admirable que rassurante. Pleinement fiable. Qu'il est bon de se soumettre à son pouvoir. Qu'il est bon de savoir que notre Dieu est souverain, qu'il tient nos vies et le monde entier dans ses mains.

     

Et dans le ciel, jour et nuit, retentit sans cesse ce chant : "Saint saint saint est le Seigneur, le Dieu tout-puissant; celui qui est qui était et qui vient !" (Apocalypse 4:8).  

 

Olivier Emery

12:06 Publié dans Bible et Evangile | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |

05/03/2013

$ 5'000 ou le choix du prénom de son bébé ?

C'est l'histoire, hélas vraie, d'une jeune femme californienne de 26 ans qui contre $ 5'000.- abandonne à des inconnus internautes le droit de choisir le prénom de son enfant à naître. Non, l'argent n'est pas neutre.

L'amour de l'argent n'est pas un défaut, c'est un péché. La Bible dit même qu'il est la racine de toutes sortes de maux (cf. 1 Tim.6:10). Quel estime de lui-même et de ses parents cet enfant aura-t-il à l'âge de raison ? Quel acte sacrificiel démoniaque est ainsi rendu à cette puissante Idole intemporelle, cruelle et exigeante qu'est l'Argent ? Que de turpitudes, de lâchetés et d'indignités sont commises en son nom nauséabond et à sa ténébreuse gloire ?

Toutes et tous, sans exception, sommes menacés par sa fascination diabolique. Riches comme pauvres. Pauvres comme riches. Et cet attachement peut avoir de mortelles conséquences non seulement temporelles mais aussi éternelles. Vincent Bonfils l'a rappelé dimanche 3 mars 2013 à Pécolat en lisant le récit évangélique du notable en Luc 18:18ss : cet homme rejette la vie éternelle parce que son cœur est attaché à ses grandes richesses.

Au quotidien, confronté à la séduction redoutable de l'amour de l'argent, séduction magnifiée et amplifiée par le monde qui nous entoure et ses publicités harcelantes, je dois lutter pour garder mon âme propre. Et comme un appel au secours je prie le Ciel au nom de Jésus : " O Dieu sonde mon cœur et connais mes pensées, regarde si je suis sur une mauvaise voie et conduis-moi sur le chemin de la vie éternelle". Ou plus simplement " Délivre-moi du Mal !".

Olivier Emery

14:40 Publié dans Bible et Evangile | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |