13/03/2013

Triste spectacle au Vatican

Jean Rochefort sur le plateau d'une TV française: " Je ne suis pas sûr que les gardes suisses reconnaîtraient Jésus s'il se présentait aujourd'hui devant la porte du Vatican ". Et le délicieux octogénaire de lancer avec une ferme douceur un appel à plus de saine et évangélique simplicité.

 

Pauvres amis cathos ! Leurs dirigeants jurent sur la Bible sous peine d'excommunication de respecter le secret du conclave, mais il faut installer de sophistiqués brouillages électroniques pour empêcher toute tricherie. Il faut retirer un système de régulation de l'humidité dans la chapelle Sixtine "de peur que des micros espions n'y soient logés". Et la mère de l'un des cardinaux redoute que son fils ne soit élu pape car il serait alors plongé dans les "intrigues vaticanes". Bonjour l'ambiance. Bonjour la confiance. Bonjour l'intégrité. Bonjour…

 

Tout cela est bien triste et même scandaleux (au sens étymologique du terme). Car une organisation religieuse qui se prétend être la seule vraie bonne détentrice du christianisme se devrait de respecter les qualités et valeurs de son prétendu fondateur, Jésus de Nazareth.

 

Il est pourtant difficile de jeter la pierre à l'église catholique romaine et à ses dirigeants actuels. Voici pourquoi : quand depuis des siècles le pouvoir, l'argent et l'ambition terrestre et/ou spirituelle a pris droit de cité, il n'est pas facile d'éradiquer de son vaste organisme les multiples métastases mortifères précitées.

 

Le sujet vous intéresse : jetez-vous alors sans tarder sur la trilogie "Un pape suisse" de Jacques Neirynck :  

    • tome 1 : Le manuscrit du Saint-Sépulcre, 1994
    • tome 2 : La révélation de l'ange, 2002
    • tome 3 : La prophétie du Vatican, 2003.

 

Un livre d'une brûlante actualité, qui se dévore comme un excellent polar.  

 

Olivier Emery

14:06 Publié dans Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |

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