20/12/2012

Mes voeux de Noël à mon PDG Monsieur E.

Cher Monsieur E.

Je vous remercie de votre communication de fin d'année et des bons vœux qui l'accompagnaient. Votre message m'a réjoui et irrité.

Réjoui parce que vous mettez à l'honneur de belles valeurs chères à mes convictions chrétiennes : sens des responsabilités, loyauté, intégrité, focalisation systématique sur nos clients.

Irrité pour le même motif que précité, et voici pourquoi. D'avance je vous prie de bien vouloir pardonner la franchise de la question suivante : manqueriez-vous d'un peu de clairvoyance sur la réalité du fonctionnement de notre entreprise ?

Je prends la liberté de vous interpeller sans détours car, dans le concret de mon activité au sein d'A. SA (25 années de service en 2013), je constate souvent que la majorité des cadres de notre société se comporte trop rarement avec intégrité, loyauté et souci des intérêts du client. Leur fâcheuse priorité semble être leur intérêt personnel servi par la stratégie suivante - hélas gagnante - au sein de notre entreprise : éviter les problèmes, dissimuler ceux que l'on ne maîtrise pas et – règle d'or pour progresser dans sa carrière – ne jamais contrarier son chef afin d'être toujours apprécié de celui-ci.

Comme dit le proverbe chinois : "mieux vaut allumer une bougie que maudire l'obscurité" ; c'est le sens de mon présent message qui tente de s'inscrire dans la lumière de Noël. Nous sommes plusieurs à rêver de pouvoir travailler au sein d'une société dans laquelle la (bonne) culture d'entreprise affichée correspond à la réalité des comportements.

Un employeur qui n'aurait plus besoin de parler de bons principes de management parce que ceux-ci seraient réellement pratiqués et encouragés par la majorité de ses cadres : et si ce n'était pas qu'une utopie ?

Je vous présente, cher Monsieur E. à vous et à vos proches mes vifs vœux de bonheur et de paix pour Noël et la nouvelle année 2013.  

Olivier Emery

15:36 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer |

Commentaires

si vous le voulez, je souhaite adjoindre à vos voeux, ceux que bon nombre de licenciés pour cause de conflits éthiques que nous sommes, pourrions adresser à ces cadres qui nous ont licenciés pour atteindre leurs objectifs:

voeux à cette banque privée internationale où, pour faire place à un futur vendeur de données de cptes clients, ce cadre franco-qq chose qui n'était pas mon boss m'ordonna de gérer cette base nouvellement créée puis de signer la fin de mon contrat, avant me licencier sans autre indemnités: ce monsieur était le collègue de mon boss, un hollandais, pleutre à souhaits et connu de la place, à qui mes voeux sont adressés!

voeux à cette étude d'avocats de la place, sujette au contrôle sur le blanchiment d'argent, où cet avocat riche héritier de nord-Afrique relégua pour cause de contrôle LBA l'ensemble de ses 25 dossiers-clients au placard pour n'en laisser que 5 au contrôle, sans payer ses dettes aux notaires chargés de créer ou fermer ses stés offshore etc, riant aux éclats avec rires partagés par la réceptionniste sud-américaine qui géra le recrutement (pas de vieux, pas de +5ans d'expérience): "je vous siffle si j'ai besoin de vous!", laissant ses dettes de ses mêmes stés offshore (sous LBA mais extraites du contrôle) impayées auprès de l'étude de notaire concernée

voeux à cette autre étude d'avocats de la place, où une communauté espagnole-italienne exerça mobbing & harcèlements multiples sous ordre d'avocats grec & co et exécuté par plusieurs employés frontaliers, dont une victime se défendi au Prud'Homme, dont l'autre lui succédant ne pu rien faire, et fut à son tour victime de licenciement abusif non reconnu, avec fausses infos sur formulaires de l'employeur conduisant au chomage sans indemnité pour cet autre employé victime de licenciement immédiat abusif
etc

autres voeux à cette agence d'emplois intérimaires qui "oublia" d'enregistrer ce temporaire de nationalité suisse sur liste d'imposition à la source de par son lieu de résidence, tout en sucrant 1'000CHF/mois du salaire que le client lui avait accordé, payant un intérimaire trilingue diplômé-qualifié & expérimenté, à salaire horaire & au taux d'un frontalier sans aucune expérience: soit le salaire d'une femme de ménage africaine d'Annemasse ne parlant pas français,
où cette agence paya un employé suisse trilingue diplômé qualifié expérimenté juridique travaillant +45h/hebdo, au tarif de base d'un nettoyeur de surface selon conventions, pour 40h/hebdo.


On est plus que plusieurs à présenter nos vifs voeux, à ces cadres employeurs, dont peu sont suisses, dont tous sont jamais responsables.

Ethique, vous parliez d'éthique?

Écrit par : eloïse | 20/12/2012

Dans le domaine bancaire ou financier suisse, soit avant les accords de libre circulation des personnes et les accords d Schengen, il existait une éthique. Avant tout engagement, le banquier ou son responsable RH s'assurait du passé professionnel de tout candidat. Il demandait un extrait du casier judiciaire, un Certificat de bonne vie et moeurs, des références auprès des précédents employeurs et faisait une enquête discrète sur la personne pour tout poste sensible. Tout dérapage éventuel était réglé discrètement, le secret bancaire, si cher à la culture suisse, n'était pratiquement pas violé. Selon des archives de presse, une grande banque de la place avait été grugée dans les années nonante par un informaticien français qui avait volé et remis des bandes informatiques au plus offrant. Quel gâchis aujourd'hui. Heureusement que quelques banques ont sagement conservé leur lucidité lors d'engagement de personnel.

Écrit par : Luciditésuisse | 21/12/2012

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