06/07/2012

GHI a tort. Espérons-le !

Dans l'actu de Décaillet parue dans le GHI du 5 juillet 2012 on y lit ceci : "Feignons de le croire. C'est sans importance. Depuis quand le vérité, en politique, serait-elle d'une quelconque pertinence". Voici une allégation qui en manque singulièrement. Plaidons d'emblée les circonstances atténuantes : la plume trop facile et donc trop prolixe de son auteur pousse celui-ci à poser sur le papier des mots certes plaisants à la forme, mais fort dangereux au fond.

 

La vérité, surtout en politique, est un bien précieux et hautement pertinent. Car c'est de la vérité que naît la confiance, et la confiance est l'élément indispensable à la démocratie. Derrière le mot facile de M. Décaillet se cache donc un populisme nocif en ce qu'il suggère que nos autorités démocratiquement élues ne sont pas dignes de confiance. Et jusqu'à preuve du contraire l'Histoire nous enseigne que le choix de société est binaire et exclusif : soit démocratique, soit autoritaire.  

 

Difficile de cerner les objectifs politiques du boss rédactionnel de GHI. Mais une chose me semble hélas assez sûre : il soutient régulièrement le MCG et/ou l'UDC, soit deux mouvements politiques qui portent en leur sein des zones d'ombre quant à leur vision et leur motivation de l'exercice du pouvoir.

 

Aujourd'hui comme hier comme demain, nous avons un besoin vital de vérité ! Et le sage Agur le savait il y a de nombreux siècles déjà lorsque la première des deux seules choses qu'il demande avec grande insistance (ne me les refuse pas avant que je meure !) est : " éloigne de moi la fausseté et la parole mensongère !" (Proverbes 30: 7-8).

 

Olivier Emery        

18:38 Publié dans Civisme | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |

Commentaires

On ne saurait mieux le dire, en effet.

Écrit par : Déblogueur | 12/07/2012

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