26/01/2011

Où en est le jardin de ma vie ?

Yéchoua le Rabbi de Nazareth explique la parabole du semeur (cf. Matthieu 13:18ss) :

 

1°Ceux qui entendent parler du Royaume et ne comprennent pas sont comme le bord du chemin où tombe la semence : le Mauvais arrive et arrache ce qui a été semé dans leur cœur.

 

2° D'autres sont comme le terrain pierreux où tombe la semence : ils entendent la parole et la reçoivent aussitôt avec joie. Mais ils ne la laissent pas s'enraciner en eux, ils ne s'y attachent qu'un instant. Et alors, quand survient la détresse ou la persécution à cause de la parole de Dieu, ils renoncent bien vite à la foi.

 

3° D'autres encore reçoivent la semence parmi des plantes épineuses : ils ont entendu la parole, mais les préoccupations de ce monde et l'attrait trompeur de la richesse étouffent la parole, et elle ne produit rien.

 

Il semble bien que la 3ème catégorie se distingue des deux premières : celles-ci font état de la suppression totale de la foi, alors que celle-là dit que la Parole est toujours présente mais qu'elle ne produit pas de fruit.

 

C'est un peu comme certains chrétiens (dont je fais hélas trop souvent partie !) : ils ont la foi, participent régulièrement au culte ou à la messe, mais leur vie ne produit pas les fruits de l'Evangile : amour, bonté, patience, bienveillance douceur et joie.

 

Le "hic" : un terrain qui ne produit rien est d'une inutilité aussi triste que tragique. La "bonne nouvelle" : la semence n'est qu'étouffée; son potentiel fructifère subsiste. De bons coups de sarcloir dans les épineux que sont les soucis du monde et l'attrait de l'argent peuvent encore le transformer en jardin potager prospère. Déjà trop de temps perdu : c'est maintenant le moment de retrousser les manches ! Et de joindre les mains.

O. Emery

 

14:20 Publié dans Bible et Evangile | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer |

Commentaires

Olivier, ce genre de dévotion s'applique uniquement, envers vos semblables et vous même, il s'agit de déterminer ce que vous considérer comme semblables !

Lorsque des textes Rabbiniques font allusions à des catégorisations comparatives entre les humaines, comme rapporté dans dans Matthieu 13:18ss, il est de circonstance de rester très circonspect et de ne pas tirer des conclusions basées sur des données superficielles et trop évidentes, les textes écrits à cette époque cachent bien souvent des clés qu'il est complexe de mettre en lumière, des clés qui ne sont pas univoques, des clés qui se réfèrent images, pour autant que ces dernières soit réellement d'essence Rabbinique.

Les textes sacrés ne sont pas des modes d'emplois indiquant des raccourcis, ce sont des parallèles permettant de tisser la trame d'éventuelles explications.

Ce passage de Matthieu parle avant tout des graines, véritable miracle de la vie, dans Marc 4:30, il est dit: A quoi comparerons-nous le royaume de Dieu, ou par quelle parabole le représenterons-nous ?

Marc 4:32 mais : lorsqu'il a été semé, il monte, devient plus grand que tous les légumes, et pousse de grandes branches, en sorte que les oiseaux du ciel peuvent habiter sous son ombre.

Tous ces textes sont rattachés à Genèse 22:18 ; Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, parce que tu as obéi à ma voix.

Au travers de cette parabole, le texte s'adresse t-il à un peuple ou à un individu ?S'agit-il d'un brin d'herbe ou d'un arbre ?

Dans la pensée Rabbinique, le fait de consacrer sa personne à des fins personnelles représente la plus grave des insultes au Divin, si un Juif se consacre à l'étude ou pratique le culte rituel dans le but de s'élever, il commet la pire des fautes.

C'est ce qu'il peut y avoir de plus pernicieux dans une lecture superficielle des Évangiles ; prendre les messages paraboliques pour un code moral, Jehoshua n'était pas moral ni immoral mais amoral, lorsqu'il faisait allusion à des distinctions humaines, il le faisait dans un dessin bien plus vaste que celui de créer des modèles à usage unique ! Encore une parole se rattachant au paragraphe de Matthieu ; Ésaïe 11:1 Puis un rameau sortira du tronc d'Isaï, Et un rejeton naîtra de ses racines.

Juste pour illustrer la complexité de certain textes, dans le cas des Évangiles, il faut d'abord les comparés avec les autres Évangiles synoptiques (3), enfin sur les 4 encore restants après le rejet de plusieurs autres textes par Clément il faut les lires avec le filtre laissés par les philosophes grecs de l'époque, les textes de Matthieu étaient originellement écrits en hébreu.
À l'origine, le terme prosélyte est utilisé dans le Nouveau Testament, voir Matthieu 23, 15 : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous courez la mer et la terre pour faire un prosélyte ; et, quand il l'est devenu, vous en faites un fils de la géhenne deux fois plus que vous. » Voir aussi Jean 12, 20 ; Actes 2, 10 au sujet de la Pentecôte : « Et comment les entendons-nous dans notre propre langue à chacun, dans notre langue maternelle ? Parthes, Mèdes, Élamites, (…), et ceux qui sont venus de Rome, Juifs et prosélytes… » ; Actes 6, 5 ; 13, 43.

Donc concernant des textes aussi mystérieux nous pouvons établir avec certitude que leurs contenus ne sont que très difficilement décryptables surtout que les plus anciennes transcription de l'évangile de Matthieu sont très récents, les plus anciens manuscrit datant du 4ème siècle AC, des originaux en hébreu auraient une toute autre portée et le ton très prosélyte des paragraphes 13 : 18 ss ne traduise pas réellement d'autres extraits à portée paraboliques et ressemble plus à des formes de prologues prosélytes qu'à des citations près-ptolémième.

Le travail des Massorètes tout au long de l'histoire du Talmud, se sont permis de critiquer, de réinterpréter, de remettre en questions dans tous les sens possibles, les écritures sacrées, si une écriture avait supporter de telles manipulations et changement de langue, la première des tâches aurait été de tenter de décortiquer l'histoire de ces textes avant de vouloir en interpréter les significations, car il serait très dangereux, si l'on parle de texte sacrés de les mettre en lumière si leurs origines sont douteuses, ne serait-ce que dans la traduction, c'est pour cette raison qu'avec beaucoup de ces de ces "bonnes nouvelles" à portées paraboliques et venant des textes chrétiens, rares sont les ages qui se sont risqués à des développements ou des explications convaincantes sur leurs réelles significations, faisant du christianisme la culture la moins riche en ésotérisme de la planète.

Écrit par : Corto | 29/01/2011

"rares sont les ages qui se sont risqués" par rares sont les sages qui se sont risqués !

Écrit par : Corto | 29/01/2011

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