15/11/2008

Je doute donc je suis ?

Plusieurs personnes se réclamant du christianisme affirment aujourd'hui que le doute est mère de la foi. C'est vraiment surprenant dans la mesure où  -par définition - ces deux notions s'opposent. Si le doute est mère de la philosophie humaine, c'est refuser la pensée de Dieu que d'affirmer qu'il est mère de la foi.

Qu'un incroyant athée ou agnostique mette en doute la foi chrétienne et le message biblique : voilà qui est parfaitement acceptable et légitime. Mais que le chrétien se laisse influencer par la philosophie pour douter des vérités de la foi révélées dans la bible ne l'est guère. Plus grave : c'est trahir notre vocation de témoins de l'Evangile en privant nos contemporains des certitudes vraies dont ils ont profondément et tant besoin. Oui il existe bien un merveilleux Créateur de toutes choses, oui l'être humain est séparé de Lui, oui son Fils Jésus offre gratuitement pardon, paix et joie à qui veut lui confier sa vie, oui un Jour - lorsque des gens de tous peuples de la terre l'auront adoré - Jésus reviendra.

En parfait gentleman, Dieu nous laisse le choix : douter ou croire. Ne cessons pas de douter de l'orgueil humain qui se cache sournoisement sous un masque de fausse humilité et de pseudo sagesse. Choisissons la confiance en Dieu, la foi : "Celui qui doute ressemble à une grosse vague de la mer que le vent souffle et agite. Celui-là ne doit pas penser qu'il recevra quelque chose du Seigneur; c'est quelqu'un qui ne sait pas choisir sa route : tantôt il avance, tantôt il recule" (Jacques 1:6-8).

Olivier Emery     

   

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11/11/2008

Jésus-Christ va-t-il revenir ?

Jésus-Christ reviendra-t-il sur terre une deuxième fois ? "Toute Ecriture biblique est inspirée de Dieu et utile pour enseigner la vérité" (II Timothée 3:16) : le chrétien va donc naturellement rechercher la réponse à la question précitée dans la bible. Il y découvre alors que dans le seul nouveau testament 319 versets mentionnent que Jésus va revenir.

Ce très grand nombre de versets indique à lui seul l'importance de cette vérité; si Jésus est venu une première fois dans l'humilité pour apporter la grâce et le pardon de Dieu à l'humanité, Il reviendra en gloire pour apporter le jugement et instaurer le Royaume des cieux sur terre.

Alors pourquoi ce silence assourdissant relatif au retour de Jésus en de trop nombreuses chaires chrétiennes ?

Les prophéties de l'ancien testament concernant la première venue du Messie se sont bel et bien réalisées aux temps évangéliques; alors pourquoi douter de celles concernant sa seconde venue ? Pourquoi douter de la parole de Dieu ? Pourquoi suivre de trop nombreux docteurs en théologie qui, dans un élan d'humilité bien mal placé, reprennent les paroles du Serpent : " Dieu a-t-il réellement dit..?".

C'est pourtant bien "à tous ceux qui attendent avec amour le moment de son retour" que la couronne de justice, sera donnée (cf. II Timothée 3.8).

Une congrégation religieuse chrétienne qui n'attend pas, ou plus, le Christ peut s'interroger sérieusement : est-elle encore l'Eglise ? Est-elle encore cette Epouse qui attend avec une ardente espérance que son Epoux, le Christ, revienne la chercher ?

Olivier Emery

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05/11/2008

Evangile et écologie

Peter Harris, fondateur et animateur d'A Rocha, ONG chrétienne écologique, prêchait dimanche dernier 2 novembre 2008 au culte de la Paroisse de la Rive-Droite. Texte de l'Ecriture retenu pour justifier du bien-fondé d'une action des chrétiens en faveur de la conservation ou de la restauration de la nature : Romains 8 19-22.

C'était peut-être un peu court. Car ce qui frappe dans ce passage, c'est qu'il nous révèle que la création a aussi été entraînée dans la ruine causée par le péché d'Adam; Il nous enseigne aussi que ce ne sont pas des engagements écologiques - fussent-ils chrétiens - en faveur de la création qui la restaureront pleinement, mais bien le "retour en gloire" de Jésus-Christ. Le chrétien attaché à sonder les Ecritures et à y conformer sa pensée revient inévitablement à cette espérance proclamée près de 300 (trois cent) fois dans le nouveau testament : Jésus-Christ va revenir et régner sur terre, comme Il règne dès à présent dans les lieux célestes. Aussi sûr que demain, après la nuit, le soleil se lèvera. 

Il est temps que les chrétiens redécouvrent et proclament à nouveau fidèlement cette vérité : ce ne sont pas leurs bonnes actions sociales, politiques ou écologiques qui vont instaurer le Royaume de Dieu sur terre : cette illusion à la fois religieuse et humaniste flatte l'orgueil et présente un autre défaut majeur : elle nie l'espérance du retour de Jésus-Christ. Car tout oeil Le verra et devant Lui tout genou fléchira. Mieux, l'Ecriture ancre définitivement une meilleure espérance, merveilleuse et parfaite : un jour Dieu créera de nouveaux cieux et une nouvelle terre. Pourquoi ? Parce que comme Romains 8 nous le montre le Créateur aime sa création terrestre, il aime les oiseaux les fleurs les poissons et autres lichens et il a des plans de salut intégral aussi pour la nature et tout ce qu'elle contient.

Est-ce à dire que le chrétien peut souiller aujourd'hui sans vergogne la création et se désintéresser de son triste état écologique ? Bien sûr que non ; il doit lutter activement pour le respect de l'environnement pour deux raisons :

1. comment prétendre aimer l'Artiste (qu'on ne voit pas) tout en vandalisant son chef d'oeuvre (que l'on voit) ?

2. par des actions de restauration et et de sauvegarde de la création, les chrétiens posent des signes prophétiques comme autant de témoignages d'espérance de ce que l'Eternel va pleinement réaliser par le prochain retour sur terre de son Fils. Ce sont ces croyants, serviteurs "inutiles", qui s'entendront dire un Jour : "Tu as été sel et lumière du monde, bon et fidèle serviteur entre dans la joie de ton Maître" !


Olivier Emery

16:29 Publié dans Bible et Evangile | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |